The level of radioactivity is abnormally high on the coast, more than 3 weeks after the explosion of 8 August 2019, near Nionoksa in Russia, says the independent body the Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD).
The explosion of 8 August 2019 in Russia, which led to the dispersal of radioactive material detected more than 30 kilometers away, allegedly took place during a mission to recover a nuclear-powered missile that fell on the seabed. This is a serious event, says the independent body the Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD).
L’explosion du 8 août 2019 en Russie , qui a conduit à la dispersion de matières radioactives détectées à plus de 30 kilomètres, aurait eu lieu durant une mission de récupération d’un missile à propulsion nucléaire tombé sur les fonds marins. Il s'agit d'un évènement grave.
Interrogations et contradictions vont croissant autour de l’explosion qui a provoqué sept morts et la formation d’un panache radioactif. Rosguidromet a révélé la présence de produits de fission mais sans publier de chiffres. La mise au point d’un système de propulsion nucléaire pour des missiles reste à confirmer mais ne laisse pas d’inquiéter.
Du césium 137 dans l’organisme d’un médecin qui a soigné les victimes de l’explosion, de l’iode radioactif détecté dans le nord de la Norvège, des balises de surveillance de la radioactivité de l’air mises hors service... les questions se multiplient mais les réponses restent rares.
Une seule chose est sûre : en France, il n'y a aucune raison de s'inquiéter.
Les questions restent nombreuses sur l’impact réel de l’explosion. L'agence Rosatom a reconnu la présence de matières radioactives mais les autorités assurent qu'il n'y a pas eu de contamination. Dans la ville voisine de Severodvinsk, le niveau de rayonnement a été multiplié par 20. Aucun chiffre n'a été publié sur la contamination de l'air respiré par les habitants.
La CRIIRAD lance une pétition contre la banalisation de la contamination de l'eau potable. Les signatures viendront appuyer ses démarches auprès des autorités.
Mobilisez-vous, mobilisez vos parents, vos amis et vos collègues. Nous sommes tous concernés par la qualité de l’eau qui coule du robinet.
Nous avons tous le devoir de la préserver, pour nous et pour nos enfants.
La CRIIRAD dénonce la banalisation des contaminations en tritium et appelle citoyen∙ne∙s et associations à ne pas se laisser abuser par les comparaisons avec la référence de qualité de 100 Bq/l et, plus encore, avec la limite (supposée sanitaire) de 10 000 Bq/l.
Son courrier du 11 juillet 2019 demande, arguments à l'appui, une révision drastique des limites de contamination radioactives.
La CRIIRAD conteste, preuve à l’appui, le seuil de potabilité de l’OMS.
Elle appelle tous les habitant(e)s à vérifier le taux de tritium de l’eau qui sort de leur robinet. C’est relativement facile et c'est gratuit !