Site proposant un vaste corpus de référence de documents, études, réflexions et ressources sur l’histoire coloniale de la France (première et seconde colonisation), ainsi que sur ses traces dans la société française postcoloniale d’aujourd’hui.
Emmanuel Macron a affirmé en Algérie : « J’essaie, depuis que je suis président de la République et même avant, de regarder le passé en face », allusion à ses mots de « crime contre l’humanité » et de « barbarie » pour qualifier la colonisation. Mais il hésite à panthéoniser Gisèle Halimi, craignant des réactions hostiles. L’appel d’un fils de harki à le faire montre pourtant que c’est le moment.
Au Mucem jusqu’au 22 août une exposition porte sur l’émir Abd el-Kader. Le journaliste Pierre Daum lui a reproché sur son blog personnel hébergé par Mediapart de donner « une vision coloniale de l’Émir ». Un membre du Mrap qui milite pour la création d'un Musée national du colonialisme lui répond. Une exposition itinérante diffusée par le site histoirecoloniale.net et l’association Ancrages complète et prolonge celle du Mucem.
Le 14 juillet 1953 fut le dernier défilé Bastille-Nation non militaire pour la fête nationale. Une tuerie policière longtemps occultée y a mis fin : place de la Nation, sept manifestants tués dont six Algériens. Le 13 juillet 2022, une commémoration sera suivie d’« un bal pour oublier les balles » et, le lendemain, la projection d’un film sur cet événement dans un quartier populaire de Nanterre.
[Rediffusion à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Gisèle Halimi] La mise en cause aux Etats-Unis du droit à l’avortement a relancé la demande adressée au président de la République de la panthéonisation de Gisèle Halimi puisque c'est l'une des causes qu'elle a incarnée. L'historien Gilles Manceron adresse à Fatima Besnaci-Lancou, co-fondatrice de l’Association Harkis et droits de l’Homme, une lettre ouverte l’invitant à cesser d’y être défavorable.
Scoop : l’un des objectifs majeurs de l’intégration européenne réalisée dans les années 1950 était la préservation des colonies africaines de l’Europe. C’est ce que démontre « Eurafrique », le livre bienvenu de deux historiens suédois. Une lecture essentielle pour décrypter l’actuelle politique internationale de l’UE et ses dérives anti-migratoires. Par François Gèze
La peur d’un « grand remplacement » des « Blancs chrétiens » est très ancienne en France. Elle a connu une véritable explosion à l’ère coloniale, face à la présence, pourtant quantitavement faible, des travailleurs africains en métropole. Alain Ruscio montre ici que ce fantasme raciste fut un filon politique et un calcul abondamment exploités du XIXe siècle à nos jours.
Le résultat de l’extrême droite a été possible par l’absence d’un travail critique de nos forces politiques et de nos institutions sur le passé colonial de la France et les préjugés coloniaux qui alimentent son racisme. Le travail du site histoirecoloniale.net est plus indispensable que jamais. Il a besoin de l’aide de ses lecteurs et lance un appel à des dons ou contributions régulières.
L’objet du site histoirecoloniale.net est de documenter le passé colonial et ses séquelles, les préjugés coloniaux alimentant fortement le racisme et l’extrême droite. Le contexte politique montre que ce travail est plus indispensable que jamais. Pour le poursuivre, ce site a besoin de l’aide de ses lecteurs et lance un appel pressant pour des dons ou des contributions régulières.
Les chercheurs travaillant sur la guerre menée par les « sections de grottes » de l’armée française qui ont utilisé des gaz toxiques contre les personnes qui y étaient cachées constatent que l’accès aux archives de la guerre d’Algérie reste entravé. La revue « XXI » y consacre un dossier et les associations mobilisées pour le droit des citoyens à l'accès aux archives lancent une nouvelle alerte.
[Rediffusion] La volonté d’Emmanuel Macron de « réconcilier les mémoires » des différentes catégories de victimes de la guerre d’Algérie quitte à faire dans certains cas l’économie d’un regard historique sur la véracité ou les mensonges des récits sur lesquels certaines mémoires se sont constituées, connait de sérieuses limites.