Jean-Charles Villata

Critique de cinéma.

Son blog
4 abonnés D'images le monde
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  • Bluette sadienne (BENEDETTA, Paul Verhoeven, 2021)

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    Avec Verhoeven, au moins, une chose est sûre : il assume son désir de voir. Quant à montrer, c’est autre chose. Voir pour croire : c’est le seul sujet un tant soit peu suivi de cette pochade sadique – et pas vraiment saphique.
  • Le nombril de Carax - ANNETTE, 2021

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    J’aimerais avoir le talent, éruptif plus que disruptif (mot fourre-tout déjà passé de mode), de Manny Farber. Je pourrais alors produire l’article hilarant – et hilare – qu’il aurait sans doute écrit dans le bruit et la fureur – et surtout à la vitesse de la lumière – s’il avait vu le dernier film de Carax. Article qui n’aurait qu’un rapport lointain avec les lignes qui vont suivre.
  • Les évadés de la nuit - Des nouvelles du cinéma moderne 2 (MIDNIGHT TRAVELER)

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    Deux nouvelles en l'occurrence : une bonne, une mauvaise. La bonne, c’est que le cinéma sait encore, de temps en temps, nous donner des nouvelles du monde présent. La mauvaise, c’est que ça n’intéresse pas grand monde.
  • Des nouvelles du cinéma moderne 1 (INDIA, Roberto Rossellini, 1959)

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    Si en 1959, la modernité prend déjà un bon coup de vieux (Rossellini en vacances en Inde), on constate stupéfait que Pialat en 1971 est le plus grand des néo-réalistes, et Fazili (Midnight Traveler) confirme en 2020 que le cinéma est seul capable de témoigner de son époque et de la folie des hommes. Chapitre 1 : dialogue improvisé avec l'oncle Serge, à propos de Rossellini.
  • Cinéma ripoliné (NOMADLAND, Chloé Zhao, 2020)

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    Vieille lune de la forme et du fond. L’un ne va pas sans l’autre : si la forme est creuse, l’œuvre est sans fond. Au cinéma, tout est dans la mise en scène. Il est bien possible que Chloé Zhao ait une farouche conscience politique. Pourtant, ses belles images sont vides. Et dégueulasses.