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D'images le monde

À propos du blog
Si aujourd’hui la substance des images, de toutes les images quelles qu’elles soient, n’a plus rien à voir avec la substance des images du cinématographe, il ne fait pas de doute que des traces du cinéma demeurent dans certaines images du jour, et dans notre monde contemporain. Ce sont ces traces, subtiles, fugaces, ou bien souvent trompeuses, dont l’auteur de ces lignes entend faire désormais, au quotidien, à tout le moins sur un rythme hebdomadaire, la chronique.
  • Le nombril de Carax - ANNETTE, 2021

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    J’aimerais avoir le talent, éruptif plus que disruptif (mot fourre-tout déjà passé de mode), de Manny Farber. Je pourrais alors produire l’article hilarant – et hilare – qu’il aurait sans doute écrit dans le bruit et la fureur – et surtout à la vitesse de la lumière – s’il avait vu le dernier film de Carax. Article qui n’aurait qu’un rapport lointain avec les lignes qui vont suivre.
  • Les évadés de la nuit - Des nouvelles du cinéma moderne 2 (MIDNIGHT TRAVELER)

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    Deux nouvelles en l'occurrence : une bonne, une mauvaise. La bonne, c’est que le cinéma sait encore, de temps en temps, nous donner des nouvelles du monde présent. La mauvaise, c’est que ça n’intéresse pas grand monde.
  • Des nouvelles du cinéma moderne 1 (INDIA, Roberto Rossellini, 1959)

    Par | 1 recommandé
    Si en 1959, la modernité prend déjà un bon coup de vieux (Rossellini en vacances en Inde), on constate stupéfait que Pialat en 1971 est le plus grand des néo-réalistes, et Fazili (Midnight Traveler) confirme en 2020 que le cinéma est seul capable de témoigner de son époque et de la folie des hommes. Chapitre 1 : dialogue improvisé avec l'oncle Serge, à propos de Rossellini.
  • Cinéma ripoliné (NOMADLAND, Chloé Zhao, 2020)

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    Vieille lune de la forme et du fond. L’un ne va pas sans l’autre : si la forme est creuse, l’œuvre est sans fond. Au cinéma, tout est dans la mise en scène. Il est bien possible que Chloé Zhao ait une farouche conscience politique. Pourtant, ses belles images sont vides. Et dégueulasses.
  • La maison cinéma et le monde (143, RUE DU DÉSERT, Hassen Ferhani, 2019)

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    Contrairement aux apparences, 143, RUE DU DÉSERT n’a rien d’une œuvre conceptuelle. Si le film trouve un sens métaphorique, c’est malgré lui, parce que ses personnages vrais, au fil d’un montage simple et linéaire, nous donnent des nouvelles de notre humaine condition.
  • Jusqu’où volent les mouches (MANDIBULES, Quentin Dupieux, 2020)

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    Guéri de son complexe de supériorité, de cet humour faussement potache, et franchement nihiliste, qui le poussait toujours sans hésitation aucune à régler leur compte à ses personnages, Quentin Dupieux nous revient apaisé. Mystérieusement serein. Son film baigne jusqu’à son dénouement dans une absence de signification.
  • Image de soi et conformation de l’individu 4 - le visible et le visuel

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    Pourquoi publier l’image de soi ? Pourquoi chercher à devenir visible ? Et surtout : à quel prix ? Qu’est-ce qui se cache sous le « visible à tout prix » ? Dernier volet de la publication d’un ensemble refusé, avant de revenir bientôt à la question de la liberté critique, et de sa mise en péril.
  • « Cinéma au présent » 2 – Y croire ou pas

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    Cet article à bâtons rompus se retourne librement vers quelques films de 2020. Son fil rouge : deux questions intimement liées au cinéma. Le présent. La croyance. Dans l’ordre : LA FEMME QUI S’EST ENFUIE ; LES CHOSES QU’ON DIT, LES CHOSES QU’ON FAIT ; DAYS – volet 5 de la publication d’un ensemble refusé.
  • « Cinéma au présent » 1 - Faut qu’ça danse ! (UNCUT GEMS)

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    Suite de la publication fractionnée d’un ensemble refusé par la dernière revue de cinéma susceptible de l'imprimer. Volet 4 : Josh et Bennie Safdie, maîtres de la mise en monde-scène, semblent bien réconcilier le cinéma moderne avec celui de Vincente Minnelli. Pourtant UNCUT GEMS, ce film modeste et génial, n’a pas obtenu le « Droit de Cité » en 2020. Et c’est un bien mauvais augure.
  • Image et vérité 7 - image et idéologie 1 - retour vers UN PAYS QUI SE TIENT SAGE

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    Suite de nos deux premiers articles consacrés aux « images arrachées » (série « Image et vérité » - volets 5 et 6) : images anarchiques, images de surveillance, dénonciatrices, délatrices, partielles, partiales… Si la « preuve par l’image » est un fantasme, celui-ci révèle pourtant une vérité : une vérité idéologique. On pose ici des questions. On n’a pas forcément les réponses.