Avant de « vider » les prisons, mieux vaudrait commencer par les empêcher de déborder. Cette observation de bon sens est assez largement partagée alors que le Conseil d’Etat est saisi, depuis lundi, de l’avant projet de loi réformant le système pénitentiaire.
Cette fois ce ne sont pas des boites de nuit qui ont été « testées » pour des discriminations à l'égard de leurs clients, mais des « grosses boites » du CAC 40 ou intermédiaires de l'emploi ayant publié des petites annonces, qui ont été soumises à la même épreuve.
On associe souvent les « résistants » à des hommes debout. Il y a des occasions aussi de dire «non» sans faire l’effort de se dresser ; je veux ici prendre fait et cause pour un acte assez difficilement perceptible de l’extérieur et à bien des égards héroïque par ce qu’il suppose d’objection à la pression de l’environnement social : ne pas se lever quand la « ola » déferle dans un stade.
Un conseiller de Matignon, rencontré le jour où L’Express placardait sur les kiosques sa couverture :« Sarkozy, Fillon : pourquoi ils se détestent », n’avait pas spécialement l’air ému. En d’autres temps, pareil sujet et semblable affichage auraient provoqué stupeurs et tremblements chez les collaborateurs du premier ministre en place.