Ce blog est un espace d’analyse consacré aux mécanismes de pouvoir, de manipulation et de consentement collectif dans les sociétés contemporaines.
Je n’y traite pas l’actualité comme une succession d’événements,1…
mais comme une architecture de dispositifs : discours, récits, silences, procédures et émotions organisées qui produisent de l’adhésion, de la résignation ou de la soumission sans jamais se nommer comme telles.
Les textes publiés ici croisent philosophie politique, psychologie sociale, sociologie du pouvoir et observation empirique. Ils s’attachent moins aux intentions qu’aux effets produits, moins aux déclarations qu’aux structures invisibles qui les rendent opérantes.
Ce blog n’est ni un espace d’opinion ni un lieu de prescription.
Il fonctionne comme un outil de lecture du réel, destiné à rendre lisibles des mécanismes qui opèrent habituellement hors du champ de la conscience collective.
Ce travail s’inscrit dans une démarche progressive : observer, décomposer, formaliser.
Ce qui est publié ici relève de l’analyse en acte — d’autres formes viendront, plus systématiques, lorsque le cadre aura été suffisamment éprouvé.
Décrire n’est pas prescrire.
Comprendre n’est pas excuser.
Voir les mécanismes ne suffit pas à s’en libérer — mais c’en est la condition minimale.
— Jerem Maniaco
jeremmaniaco.com
Mars 2022 : Bruno Le Maire promet de mettre l'économie russe « à genoux ». Trois ans plus tard, la Russie affiche 4 % de croissance. L'Allemagne est en récession. L'Europe paie son gaz trois fois plus cher. Et elle continue d'acheter 23 milliards d'euros de combustibles fossiles russes par an. Qui s'est sabordé ?
À partir de mardi, une série en dix fragments sur les mécaniques de domination ordinaire. Ni manuel d'influence, ni guide de libération : une cartographie des dispositifs d'emprise qui opèrent dans les organisations où nous travaillons et les systèmes que nous habitons. Un texte par semaine pendant dix semaines.
3 janvier 2026 : les États-Unis bombardent Caracas, capturent Maduro. Macron « prend acte ». Le même qui « condamnait fermement » l'agression russe en Ukraine. Le même qui invoquait le droit international en Libye. Ce texte n'est pas une opinion. C'est un acte de décès.
3 janvier 2026 : les États-Unis interviennent à Caracas et capturent Maduro. Cette opération s'inscrit dans une continuité historique : la doctrine Monroe de 1823, qui affirme l'influence américaine sur l'hémisphère occidental. Retour sur les étapes qui ont conduit à cet événement.
3 janvier 2026 : les États-Unis bombardent Caracas et capturent Maduro. « Il faisait noir — et la mort était partout », déclare Trump. Cette opération n'est pas un accident. Elle applique une doctrine de 1823 : l'Amérique latine appartient aux États-Unis. Retour sur le plus vieux permis de tuer encore en vigueur.
Le CICE devait créer 300 000 emplois. Il en a créé 100 000 — pour un coût de 1,1 million d'euros par poste. Conçu par Emmanuel Macron sous Hollande, évalué par ses proches, rendu permanent sous sa présidence. Autopsie du plus grand transfert d'argent public vers le privé de l'histoire de France.
L'Union européenne impose l'État de droit à ceux qui veulent entrer. Elle ne le respecte pas elle-même. En 2005, les peuples ont refusé sa constitution. Elle l'a imposée quand même. 990 milliards de corruption par an. Zéro démission. Bienvenue dans l'infrastructure du mensonge.
L'article 123 du traité de Lisbonne interdit aux États d'emprunter à leur banque centrale. Ils doivent passer par les marchés. En cinquante ans, ce mécanisme a transféré 1 640 milliards d'euros des contribuables vers les créanciers. Sans vote. Sans débat. Sans alternative.
La fabrique institutionnelle de la maltraitance
Décembre 2025. Un enfant de huit ans, torse nu, assis sur une chaise. Des éducateurs le tondent en guise de punition. Ils se filment. Ils se moquent de lui sur WhatsApp. Huit mois plus tôt, un rapport parlementaire avait tout documenté. Personne n'a rien fait. Ce n'est pas un dysfonctionnement. C'est un système.
En septembre 2025, le Crédit Agricole a reconnu devant la justice avoir fraudé le fisc. Il n'est pas seul. Treize banques françaises sont dans le viseur de Bercy pour une fraude à 33 milliards d'euros. Et quand le Parlement a voulu y mettre fin, les banquiers ont simplement réécrit la loi.