Sortons de la confusion, nommons clairement les choses. Les "Outre-mer" ainsi qu'on appelle en France les colonies transformées en "départements" depuis 1946, sont des monstruosités politiques qui entretiennent avec leur "métropole" des rapports subalternes d'un autre âge. Changer la nature de ces rapports peut-il s'envisager sans répondre à des questions incontournables qui restent en suspens ?
Les "Outre-mer" sous domination française, doivent-ils arbitrer le combat interne contre l'extrême droite et ses partisans que livre une France hésitante ?
La question mérite d'être posée à l'aube de ce second tour de l'élection présidentielle.
A l’occasion de la campagne pour les élections présidentielles françaises 2022, France Inter organisait des rencontres entre les différents candidats et des jeunes qui les interrogeaient sur leur programme. Lors de l’échange avec Valérie Pécresse, une étudiante de Sciences Po, Afro-descendante, questionne.
Analyse de la réponse de la candidate à la présidence de la république ...
De quelque lieu d'où on parle : des Caraïbes, de l'Océan Indien ou de l'Hexagone, peut-on faire comme si la question de la nécessaire décolonisation des derniers pays sous tutelle française (les dits "territoires ultramarins"), était une question secondaire, alors même que sans eux, la France ne pourrait occuper la place qui est la sienne dans le peloton de tête des nations ?
Alors que Guadeloupe et Martinique, deux départements français des Caraïbes voient leurs structures hospitalières débordées par la 4ème vague meurtrière de Covid 19, les populations de ces deux petits pays se déchirent, provax contre antivax. C'est dans ce contexte que j'ai choisi de donner témoignage d'un choix difficile.
Alors que Guadeloupe et Martinique, deux départements français des Caraïbes voient leurs structures hospitalières débordées par la 4ème vague meurtrière de Covid 19, les populations de ces deux petits pays se déchirent, provax contre antivax. C'est dans ce contexte que j'ai choisi de donner témoignage d'un choix difficile.
Qu'en est-il de la "Loi Taubira" pour la reconnaissance de la traite et de l'esclavage comme crime contre l'humanité 20 ans après ?
Qu'en est-il, en France, de la prise de conscience collective des conséquences actuelles de ce crime ?
Qu'en est-il du racisme individuel, "ordinaire" ou systémique ?
La promulgation de la loi a-t-elle été suivie d'effets ?
L’appel à candidature pour le projet artistique du « Mémorial des Victimes de l’Esclavage » devant être implanté à Paris, au Jardin des Tuileries, a été annulé le 8 mars 2021 par le ministère de la culture. En toile de fond, un désaccord sur la forme du monument alors que l'inauguration devait avoir lieu le 23 mai 2021. Derrière cette question de forme, se cachent d'autres enjeux.
Le meurtre du citoyen afro-américain George Floyd, en une interminable agonie de 8 minutes 46 secondes filmée par des passants, a bouleversé la planète entière. Il a offert l’affligeant spectacle d’une Amérique blanche suprémaciste, ensauvagée depuis des siècles, prisonnière de la férocité raciste.
Statues de Victor Schœlcher vandalisées en Martinique : ignorance de l'histoire ou affirmation radicale de rupture du consensus dans une ancienne colonie esclavagiste où le maintien de la structure de l'économie de plantation a enfanté du chômage de masse, de la dépendance à la France, de l'empoisonnement massif au chlordécone ?