Président du Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P) http://www.cl2p.org, et de l'Association Nous Pas Bouger http://www.nouspasbouger.org
Paris - France
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Montesquieu1…
disait donc dans son ouvrage intitulé Considérations sur les causes de la grandeur des Romains qu’«il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice.»
C’est une constance, un des traits caractéristiques des dictatures, c’est l’usage de l’appareil judiciaire comme le bras armé d’une politique répressive.
Là où la corruption et la brutalité des forces de sécurité échouent à étouffer les voix dissonantes, les juges aux ordres des tyrans sont toujours là pour embastiller sans état d’âme ceux que ceux-ci considèrent comme ses adversaires réels ou supposés et de redoutables concurrents politiques.
Ce fut la raison première de la création de notre organisation dès mai 2014, parallèlement à la lutte que nus menons contre les détentions arbitraires et les disparitions forcés en Afrique puis d'autres régions de la planète.
Joël Didier Engo, Président du Comité de Libération des Prisonniers Politiques - CL2P
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Le football est une de ces disciplines extraordinaires capables de (re)donner une grande humanité y compris à des personnes d'une insoupçonnable cruauté comme Paul Biya .C'est tout son mérite.Pourvu qu'il participe ou contribue enfin à adoucir sa tyrannie qui aura été si fatale aux Camerounais depuis 35 ans! Malheureusement ses nombreux morts ne sont plus là pour fêter les Lions eux-aussi.
SURVIE AU QUOTIDIEN À KONDENGUI...ici, la vie n'est rien! Surpopulation, maltraitance, corruption, hygiène quasi-inexistante. C’est avec ces mots que les détenus de la prison centrale de Yaoundé, au Cameroun, décrivent leur quotidien. Un Observateur, aidé de quelques codétenus, a filmé sa cellule bondée, les sanitaires et la cour centrale pour dénoncer des conditions de vie "abominables".
À l'instar de son homologue et grand voisin camerounais Paul BIYA qui se sert depuis plus de deux (02) décennies d'une parodie de campagne nationale de lutte contre la corruption pour éliminer systématiquement tous les proches collaborateurs pressentis comme possibles successeurs, Ali BONGO du Gabon semble emprunter la même voie dans une ultime manœuvre de légitimation d'une présidence usurpée.
Au Cameroun ou ailleurs, pour être efficace la lutte contre le terrorisme ne devrait pas se faire au détriment des droits fondamentaux, mais dans un respect scrupuleux de ces libertés qui sont justement la hantise des terroristes. La réponse armée à Boko Haram ne pourra réussir durablement qu’à condition que les autorités s’attaquent aux causes profondes de son émergence dans le nord du pays.
Si le premier rapport d’expert rendu parmi les quatre commandés par la justice camerounaise, conclut de manière ponctuelle et circonstancielle à la «responsabilité totale et entière» de la société ferroviaire Camrail (Groupe Bolloré), il nous semble prématuré de tirer des conclusions définitives sur un drame qui requiert l'établissement de toutes les responsabilités, y compris gouvernementales.
La France a discrètement gelé les comptes bancaires de Deux Tchadiens et un Congolais, mêlés prétendument à la lutte armée contre les régimes d'Idriss Déby et de Denis Sassou Nguesso. Ces trois opposants à qui le statut de réfugié étaient jusqu'ici refusé, ont été visés par une mesure d'immobilisation financière. Situation non seulement incroyable venant de la France, mais surtout inadmissible.
Le Cameroun est le seul pays au monde à avoir l'équivalent d'un gouvernement en prison. L’idée consistant à considérer cette incarcération massive d'une magnitude inégalée comme LA preuve que toutes ces personnalités manquent d’intégrité et ne sont pas dignes de respect est en soi un non-sens. Car loin de résoudre le problème de la corruption dans ce pays, elle le perpétue.
Lire absolument ce texte visionnaire du regretté Mongo Beti,écrivain camerounais ancien exilé politique, pour comprendre la crise anglophone qui fait planer plus que jamais le spectre de la partition au Cameroun. Car nulle part dans le monde un système politique centralisateur et totalitaire n'a su contenir et triompher de l'aspiration à une citoyenneté pleine et entière d'une minorité structurée.
Le gouvernement camerounais a publié mardi 17 janvier un arrêté qui rend illégales toutes les activités des principales organisations de la société civile anglophone qui rassemble depuis quelques semaines enseignants, étudiants, et avocats grévistes.Réaction prévisible d'un régime formaté à la répression, mais dont la rupture unilatérale du processus de dialogue augure de lourdes conséquences.
Que faire d'un peuple qui se complaît dans un mensonge d'État depuis presque deux décennies? Continuer inlassablement de faire son travail d'investigation journalistique comme M. Michel Biem TONG qui, dans un contexte totalitaire et extrêmement répressif, démonte méthodiquement une épuration politique planifiée sous le couvert d'une incessante imposture de lutte contre la corruption au Cameroun.