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  • Jean-Ferrat : un artisan des jours couleur d’orange

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    Un jour futur, puis des millions de jours, j’avancerai parmi des millions d’hommes, brisant les murs de ce siècle trop lourd, croquant l’amour comme la rouge pomme. »[1] 
  • Le monde de Thomas Dellart (1)

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    Il y a quinze ans maintenant, un enseignant norvégien, Jostein Gaarder, retraçait à l’aide d’un épais roman l'histoire de la philosophie de l'antiquité à nos jours, en présentant les fondements de la pensée des philosophes les plus marquants (2). Bien que l’intrigue du récit fût assez tirée par les cheveux, il parvenait assez aisément à faire passer, auprès des plus réticents, une potion relativement indigeste : celle de la philosophie. Ce qu’a essayé de faire Thomas Dellart, dans un roman publié récemment (3), n’est finalement pas très éloigné du projet de Gaarder, cela même s’il n’y est guère question de philosophie mais, bien plutôt, d’innovation et de sociologie des organisations, sujets qui ne manqueront pas d’intéresser tous ceux que la compréhension des relations sociales au sein de l’entreprise captive. Simplement, en raison d’une bonne intrigue, moins tarabiscotée, qui permet d’illustrer avec un certain brio les pensées présentées, Dellart est sans doute bien plus efficace que Gaarder…SAMUEL BON
  • Le juif nouveau est arrivé

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    Article de Samuel BON En ce tout début de XXIème siècle, l’ « Arabe » tend à devenir, en France, le « Juif » d’un siècle que l’on a coutume de qualifier de « court » : le XXème siècle.
  • Le mariage est une mauvaise action (1)

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    Article rédigé par Samuel Bon, d'abord paru dans la revue Territoire, puis mis en ligne le 10 janvier 2011 sur Le Soupirail dans la rubrique "Un peu d'air frais (ou pas...)"  Son père, un artisan libre penseur et socialiste, admirait Voltaire. C’est la raison pour laquelle il a appelé sa fille Voltairine, prénom hors du commun, comme celle qui le portera jusqu’à sa mort, en 1912. Contrairement à l’homme au « hideux sourire », cette dernière croira en la capacité de tous de se libérer des multiples chaînes qui les retiennent au sol. Et elle le répétera inlassablement jusqu’à son dernier souffle, lors de moult conférences, comme celle qu’elle prononcera le 28 avril 1907 dans les locaux de la Radical liberal league, et qui donne son nom à cet ouvrage que les éditions du Sextant ont publié récemment, agrémenté d’une biographie de son auteure (2).
  • Des pans entiers de la Sécurité Sociale livrés aux assurances privées (1)

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    Article de Jean-Jacques Chavigné publié sur Le Soupirail le 16 février 2011, rubrique "à contre-jour"46 millions d’habitants des Etats-Unis ne disposent, aujourd’hui, de strictement aucune assurance maladie. La réforme de l’assurance maladie annoncée dans le programme de Barak Obama devait permettre d’en finir avec cette dramatique anomalie dans le pays le plus riche du monde.C’était sans compter avec le lobby des assurances privées qui a réussi à faire reculer Obama et à lui faire abandonner son projet d’accroître largement la part des financements publics de l’assurance santé. Il lui a fallu, pour l’essentiel de sa réforme, s’en remettre aux assurances privées et à quelques mesures régulatrices. Résultats, selon deux chercheurs de l’OFCE, Christine Rifflart et Vincent Touzé : cette réforme laisserait toujours, en 2019, « 23 millions de résidents américains sans assurance ».Et ce n’est pas fini, le lobby des assureurs privés qui a largement contribué au financement des « Tea parties » et de la victoire des Républicains à la chambre des Représentants compte bien maintenant sur ces nouveaux élus pour détricoter, un à un, tous les fils de la fragile réforme d’Obama.La leçon de cette courte histoire est évidente : quand la santé d’un pays est entre les pattes des assurances privées, il est extrêmement difficile de leur faire lâcher prise quelque en soit l’intérêt pour la santé publique. C’est pourtant le moment que choisissent Sarkozy et son gouvernement pour tenter de livrer aux assureurs privés des pans entiers de notre Sécurité sociale.