En quelques jours, le Palazzetto Bru-Zane offrait aux parisiens deux raisons de s’échapper de la noirceur du monde à travers deux spectacles quasi-contemporains, le Robinson Crusoé d’Offenbach (1867) et le Petit Faust d’Hervé (1869).
L’Ancêtre est le véritable dernier opéra du compositeur alors âgé de 70 ans. C est le 44è volume de la collection Opéra Français éditée par la Fondation Palazzetto Bru Zane. Une redécouverte ?
Il y a tant de visages du Don Giovanni de Mozart, tant d’interprétations vocales, musicales et scéniques (1). Celui que proposent Julien Chauvin et Jean- Yves Ruf, est plus qu’enthousiasmant : magistral.
Les louanges pleuvent sur ce travail qui a su créer un monde : le sien. A chacun ses souvenirs d’un artiste qui voulait créer un espace propice à la réflexion et au rêve…
« L’amour triomphe, annoncez sa victoire ! » Rassurons-nous ? Voilà donc un homme qui modèle et réduit la femme à son image. Pas sûr que cela soit très #metoo…
Dans une distribution étoilée, la mise en scène a choisi de transposer le monde baroque dans l’univers des Liaisons dangereuses aux résonances actuelles. Non sans problèmes...
La mise en scène de Christof Loy pose un problème de fond : débouchant sur le suicide et la folie de l’héroïne, voilà l’opéra rendu beaucoup moins émancipateur qu’à sa création.
S’il y a mille et trois façon de mettre en scène le Don Juan de Mozart., celle que propose Robert Icke pour le Festival d’Aix en Provence est radicale et passionnante. Discutable ?