Accorder, le 26 août prochain, son suffrage à un opposant, quel qu’il soit, reviendra à offrir une fausse légitimité démocratique à Ali Bongo car, mathématiquement, toutes les équations montrent comment divers facteurs ont été mis en place pour sa réélection frauduleuse. Il serait absurde d’aller voter dans de telles circonstances.
Interpréter des évènements se déroulant dans une région spécifique pour en dégager une théorie historique générale confine à une pure synecdoque qui ne correspond guère à la réalité. Car le doute subsiste quant à l’application du concept de grand basculement aux pays d’Afrique centrale où les régimes politiques sont verrouillés par une gérontocratie indétrônable.
C’est un Mensonge historique que de chercher à découpler les héritages nés « des complications profondes de l’histoire » (E. Renan) ; un aveuglement suicidaire de refuser d’ausculter les courants souterrains d’une nation en quête de redéfinition.
Ce roman envoûtant enveloppe le lecteur de sa délicieuse prose, dont le style libre faulknérien, inspiré du parler périphérique du 9.3, augure d’un riche avenir pour la langue française au moment où celle du centre de Paname s’assèche faute de sève neuve.
Tout au long de ce roman plein d’esprit, de gravité, de gaieté, d’humour et de dérision, différents mondes se font face, se côtoient, s’efforcent de construire un « donner et recevoir » qui ne va pas sans résistance ni contradictions
« Lorsque les Blancs sont venus en Afrique, nous avions les terres et ils avaient la Bible. Ils nous ont appris à prier les yeux fermés : lorsque nous les avons ouverts, les Blancs avaient la terre et nous la Bible. » Jomo Kenyatta
La préservation d’une forêt non vouée à l’exploitation ne rapporte pas automatiquement de crédits. Les imprécisions dans le dossier gabonais donnent lieu à des « signaux d’alarme » (« red flags ») qui ne devraient pas rassurer les acteurs du marché international