Version numérique de la revue Dedans-Dehors, ce blog informe sur les conditions de détention en France. Il décrypte les politiques pénales et pénitentiaires, ainsi que leurs effets sur le terrain. Il1…
donne la parole aux témoins quotidiens de la prison : les détenus et leurs proches venant au parloir, les professionnels et intervenants en détention (personnels pénitentiaires, médecins, enseignants, associations, chercheurs…). Des informations et paroles qui reflètent une toute autre réalité que celle des faits divers. Cet envers du décor, où se cachent les dégâts et effets contreproductifs de l’approche répressive, dans laquelle médias et politiques ont enfermé le débat public. www.oip.org
Photo de couverture : (c) G. Korganow / CGLPL
Chaque jour depuis le début de la crise sanitaire liée à l’épidémie du coronavirus, l’Observatoire des prisons reçoit des dizaines d’appels téléphoniques de détenus ou de leurs proches. Ils nous alertent sur la situation en détention, mais aussi, et surtout, nous font part de leurs angoisses, nourries par un cruel manque d’informations.
Chaque jour depuis le début de la crise sanitaire liée à l’épidémie du coronavirus, l’Observatoire des prisons reçoit des dizaines d’appels téléphoniques de détenus ou de leurs proches. Ils nous alertent sur la situation en détention, mais aussi, et surtout, nous font part de leurs angoisses, nourries par un cruel manque d’informations.
Chaque jour depuis le début de la crise sanitaire liée à l’épidémie du coronavirus, l’Observatoire des prisons reçoit des dizaines d’appels téléphoniques de détenus ou de leurs proches. Ils nous alertent sur la situation en détention, mais aussi, et surtout, nous font part de leurs angoisses, nourries par un cruel manque d’informations.
Depuis quelques jours, une tribune émanant de personnes détenues circule, appelant les prisonniers à «bloquer les prisons» mais alertant aussi et surtout sur leurs conditions de vie et le contexte anxiogène qui règne derrière les murs, en pleine crise du coronavirus.
Pendant leurs règles, les prisonnières dépendent des protections distribuées par l’administration pénitentiaire et des livraisons de cantines. Un système défaillant, si l’on en croit les nombreux témoignages de femmes reçus à l’OIP. Plusieurs d’entre elles décrivent les situations indignes auxquelles elles sont régulièrement confrontées.
Ateliers « santé affective et sexuelle », actions « d’éducation à la santé »… Ces interventions, le plus souvent assurées par des associations, visent d’abord à diffuser des outils de prévention et de réduction des risques. Mais permettent aussi d’explorer d’autres dimensions de leur santé sexuelle, dans un milieu où le sexe est encore largement tabou.
Depuis 1994, les personnes incarcérées ont droit à la même qualité de soin que le reste de la population. Un principe qui relève de l’utopie dans la plupart des prisons, a fortiori pour les soins gynécologiques. Dans les faits, les logiques pénitentiaires et les conditions de prise en charge lors des examens conduisent trop souvent les femmes détenues à renoncer à des consultations.
Daniela était assistante sociale dans un centre pénitentiaire du sud de la France. En couple avec une personne incarcérée dans une autre prison, elle découvre le quotidien des proches de détenus, avant d’être elle-même emprisonnée. Elle témoigne aujourd’hui de ces trois facettes de la prison qu’elle a connues.
Si la mixité a été autorisée sous certains aspects par la loi pénitentiaire de 2009, elle reste peu développée en détention, si bien que la prison reste l’une des seules institutions publiques de France où les contacts entre femmes et hommes sont quasiment inexistants.
Fabienne a été incarcérée plusieurs années à la maison d’arrêt pour femmes de Fleury-Mérogis, puis au centre pénitentiaire pour femmes de Rennes. Conditions de détention, profils des détenues, ambiance... Elle raconte deux réalités très différentes.