Version numérique de la revue Dedans-Dehors, ce blog informe sur les conditions de détention en France. Il décrypte les politiques pénales et pénitentiaires, ainsi que leurs effets sur le terrain. Il1…
donne la parole aux témoins quotidiens de la prison : les détenus et leurs proches venant au parloir, les professionnels et intervenants en détention (personnels pénitentiaires, médecins, enseignants, associations, chercheurs…). Des informations et paroles qui reflètent une toute autre réalité que celle des faits divers. Cet envers du décor, où se cachent les dégâts et effets contreproductifs de l’approche répressive, dans laquelle médias et politiques ont enfermé le débat public. www.oip.org
Photo de couverture : (c) G. Korganow / CGLPL
Pour ce surveillant en poste depuis trente ans, les violences de surveillants tiennent avant tout au mauvais état d'esprit général et au défaut de formation du personnel sur les questions de déontologie. Il pointe la politique de recrutement de l'administration et sa passivité face à ce type de dérive. Entretien.
De par sa nature et son fonctionnement, la prison est, fondamentalement, génératrice de violence. Une violence multiforme, dont celle exercée par les surveillants sur les détenus n’est que l’une des nombreuses expressions. Entretien avec la sociologue Antoinette Chauvenet, pour tenter d’en identifier les principaux facteurs.
Alors qu’il était encore incarcéré, Éric a vu l’un de ses voisins de cellule revenir du quartier disciplinaire (QD) le visage tuméfié, affirmant avoir été passé à tabac par des surveillants. La victime, qui n’a pas souhaité porter plainte, sera transférée quelques mois après l’agression, conformément à son souhait. Témoignage.
Un incident qui dégénère, une intervention brutale, des violences qui ressemblent à des représailles et finalement de la prison ferme pour le détenu et du sursis pour le surveillant : l’affaire Manuel A., jugée le 25 avril dernier à Rennes, est emblématique, à bien des égards, des affaires de violences en prison. Reportage.
La section française de l'Observatoire international des prisons a publié le 3 juin un rapport d'enquête sur les violences commises par les agents pénitentiaires. Nous faisons le choix de reproduire ici les signalements que nous recevons afin de donner à voir le type d’alertes que nous arrivent régulièrement et qui ont motivé l’écriture de ce rapport.
L’OIP est très régulièrement alerté par des personnes détenues de violences qu’elles auraient subies de la part de personnels pénitentiaires. Pourtant, rares sont celles qui parviennent à obtenir justice. Principale cause de l’impunité : l’omerta. Analyse d’une mécanique pernicieuse.
Ancien détenu, Jean, qui a passé de longues années en prison, revient sur le délitement des liens. Les sentiments qui ne peuvent plus s’exprimer. La prison qui réduit l’univers et accapare tout, même les rêves.
Depuis une dizaine d’années, la prison privée de Parc, au Pays de Galles, a entièrement repensé son organisation en matière de relations entre les détenus et leurs proches. Au point de devenir un « modèle » qui suscite de l’intérêt au-delà des frontières du pays. Parmi ses innovations, un projet qui prévoit l’accompagnement des détenus, mais aussi de leurs familles.
Marie Douris, juriste, et Pascal Roman, psychologue, ont mêlé leurs approches pour étudier la parentalité en détention. Ils font le constat d’une relation parent-enfant fragilisée par la prison et décrivent une parentalité « empêchée », tant par des obstacles matériels que par la violence symbolique de l’enfermement. Entretien.