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La 5e République un régime à bout de souffle: c'est ce que signale le statut décroché par le FN de premier parti de France. Ce constat est à mettre en perspective à l’échelle internationale, le pays jouant un rôle tant dans l’Union européenne que dans les institutions francophones et de l’ONU.
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Martine Boudet, membre du Conseil scientifique d’ATTAC, a co-dirigé avec Florence Saint-Luc, du mouvement Freinet, un important ouvrage collectif sur les enjeux de la recherche et de l’enseignement.
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Crise socio-économique, banlieues au bord de l’asphyxie, montée de l’islamisme radical souvent réactionnel aux discriminations dont sont l'objet des populations d'origine immigrée, migrations de masse issues de guerres civiles aux portes de l’Europe, menace de conquête de régions par l’extrême-droite en décembre prochain… Ce contexte (géo)-politique troublé est–il suffisamment pris en compte par la communauté éducative ?
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Les enjeux majeurs pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche (ESR) pour les années à venir sont le financement public et les emplois permanents. Depuis 10 ans, l’effort budgétaire pour l’enseignement supérieur et la recherche de la France s’est profondément dégradé au regard de celui de la plupart des autres pays développés.
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La crise de « l’identité nationale » Les conflits armés et les migrations subséquentes sur les bords de la Méditerranée le démontrent tragiquement au quotidien : démocratie et paix civile sont désormais en jeu à nos portes. La France, encore protégée par ses acquits et son statut international, vit elle-même une période de marasme et de désenchantement.
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Conservatrices, les humanités ? La réforme du collège est l’occasion de redéfinir la place des cultures anciennes, et de donner à tous la possibilité d’apprendre le grec et le latin. Indispensable à la formation de l’esprit critique, cet enseignement initie à la complexité du monde, à la relativité des mœurs, à la laïcité. A la ministre de l’Education de revoir sa copie ?
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Les futurologues de la Silicon Valley ne cessent d’appeler leurs contemporains à céder devant l’impératif du progrès technologique. Disciplines et pratiques universitaires en sont bouleversées, mais la réflexion critique sur ces mutations reste pauvre. Les intellectuels semblent plongés dans une hypnose collective et béate.
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Nous devrions nous y faire : l’emprise de Google s’accroît chaque jour davantage et il serait illusoire de vouloir y résister. La firme, omniprésente dans l’univers de nos cyber-activités, recouvre nos vies d’une prétendue bienveillance. Ce serait au nom de l’émergence d’un monde plus sûr que Google, en compagnie de huit autres sociétés privées américaines, participe activement au système Prism mis en place par la NSA pour surveiller tous les recoins de « la toile ». La volonté arachnéenne veille sur nous ; allons en paix !
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Dans le débat sur la réforme des collèges, les intervenants se prédisposent souvent en fonction de l'un des angles du triangle éducatif: savoirs-enseignants-élèves. Depuis mai 68, point de départ de la massification de l'Ecole et de la féminisation de ses personnels, le pôle des "enseignants-personnels" s'est globalement effacé devant celui des "publics".
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C’est indéniablement un évènement. Pour la première fois, le ministère de l’Education nationale, dans un document écrit et publié, reconnaît l’ampleur de la désobéissance pédagogique aux évaluations nationales imposées aux enseignants du primaire à partir de 2009. Le dernier numéro de la revue Education et Formations (n° 86-87, mai 2015), revue trimestrielle de la DEEP (Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance) éditée par le Ministère, sous le titre « L’évaluation des acquis à l’école : principes, méthodologie, résultats« , reprend quasiment mot pour mot tous les griefs des professeurs des écoles en résistance contre ces évaluations. Elle admet notamment que ces évaluations entretenaient la « confusion » entre évaluation diagnostique et évaluation bilan, confusion qui, selon elle, « amène une résistance jamais encore vue chez les enseignants du primaire contre des évaluations malgré une prime de 400 euros instituée pour les enseignants des niveaux concernés ».