Témoigner de l'immanence de la transcendance et de la transcendance de l'immanence ("Arrête, où cours-tu donc, le ciel est en toi : et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours." Angelus Silesius)…
Les hommes de cette génération sont semblables à des gamins s'appelant les uns les autres en disant « nous avons joué de la flûte pour vous et vous n'avez pas dansé, nous avons chanté un chant funèbre et vous n'avez pas pleuré »...
Il y a très peu de récits où Jésus fait revenir à la vie une personne décédée. Le plus connu est certainement celui concernant Lazare, l'autre cas le plus connu ensuite étant celui de la fille de Jaïre, et en dernier celui du fils de la veuve de Naïm...
Dans cette version de Luc de la guérison d'un malade à distance, finalement, Jésus ne fait rien, c'est la foi du demandeur qui fait tout, tout au plus Jésus a-t-il servi de catalyseur ou de révélateur de cette foi...
C'est avec notre cœur que nous déciderons de rester enfermés dans notre seule nature animale ou que nous nous aventurerons vers ce que nous avons de spécifique en tant qu'êtres humains capables d'avancer au-delà de ces seuls instincts.
Comment devenir éternel si on ne l'est pas déjà ? L'immortalité, peut-être pourrait-elle s'acquérir sans qu'elle n'ait été donnée initialement, mais l'éternité ?
Nous sommes certainement sur terre les seuls êtres conscients d'une notion que nous appelons l'univers, nous avons ce concept : il y a moi, et il y a l'ensemble, le tout dont je fais partie, ce tout qui m'a fait exister en son sein.
C'est la question de notre être, de notre essence-même : nous ne sommes pas notre propre source, nous ne pouvons que nous recevoir de cet autre, ou cet Autre ; c'est ce manque-là qu'on n'arrive pas à reconnaître en soi, à se reconnaître à soi-même...
Ce simple (?) fait — que Jésus prie — ne devrait-il pas résolument faire sortir de la tête de chaque chrétien toute idée d'identification pure et simple de Jésus avec Dieu ?
Notre science ignore encore actuellement à peu près tout des mécanismes qui font qu'en partant d'une seule cellule on obtienne un corps composé de milliards de cellules dont chacune ait un rôle précis, différent de celui de toutes les autres.
La théologie chrétienne a voulu à tout prix voir dans cette expression "fils de l'homme" un appui à la divinité de Jésus, ce qui constitue quand même un paradoxe : justifier sa divinité par le mot "homme"...!