Collaborateur de Justice et Paix France, militant des droits humains, observateur indépendant et autodidacte passionné de la vie politique indonésienne.
Paris - France
159 pays reconnaissent la Palestine. Une victoire diplomatique, mais les bombardements continuent. La paix exige plus que des mots : pression internationale, solidarité civile, aide humanitaire et résistance non-violente. Le vrai défi : transformer la reconnaissance en protection réelle.
Scénario hautement improbable : Israël reconnaît enfin un État palestinien et ouvre une ambassade à Jakarta. Victoire diplomatique ou illusion cruelle ? Derrière ce mirage se cachent promesses économiques, fractures internes et séisme géopolitique. Et si l’impensable devenait réalité ?
L’Indonésie affirme qu’elle pourrait reconnaître Israël, à condition que celui-ci reconnaisse d’abord officiellement la Palestine. Le président Prabowo propose même que Jakarta devienne garante de la sécurité d’Israël dans ce cas — une promesse très symbolique, mais qui soulève un dilemme : entre posture diplomatique et capacités réelles, quelle crédibilité pour ce type d’engagement ?
Un programme censé nourrir sainement les élèves indonésiens s’est transformé en fiasco sanitaire : plus de 5 000 enfants intoxiqués. Entre promesses de réformes, excuses officielles et chiffres qui se contredisent, la confiance s’effrite. En France, un tel scandale aurait déclenché une tempête politique immédiate.
Indonésie : la saisie de prétendus « livres anarchistes » par la police de Java Est révèle une inquiétante confusion : confondre la pensée critique avec l’incitation, la lecture avec le crime. Dans une démocratie, criminaliser les idées, c’est miner les fondements mêmes de la liberté.
Ce mardi 23 septembre, Prabowo Subianto prononcera son discours à l’ONU, affirmant l’Indonésie comme acteur du Sud global. Derrière la posture morale et le soutien affiché à la Palestine, subsistent des questions sur la cohérence de sa diplomatie, notamment face aux soupçons de ses liens semi-secrets avec Israël et à ses ambitions stratégiques régionales.
En Indonésie, la communauté bouddhiste se heurte encore à certaines limites : Borobudur, haut lieu spirituel, est surtout géré comme site touristique, un projet de vihara à Medan Deli suscite des réticences, et l’affaire Meliana rappelle des tensions passées. Un pluralisme proclamé mais encore fragile.
Depuis plusieurs mois, la roupie indonésienne s’effondre face au dollar, ravivant le spectre d’une fragilité structurelle. Derrière l’optimisme officiel et la croissance affichée, cette dépréciation interroge : simple turbulence monétaire ou signe avant-coureur d’une crise plus profonde ?
Fanatiques religieux ou athées radicaux : deux extrêmes que tout semble opposer, mais un point les unit : l’arrogance. Convaincus de détenir la vérité absolue, ils ignorent le doute et l’humilité. Ni foi ni raison ne suffisent si elles servent à dominer plutôt qu’à comprendre.
Pourquoi certains refusent-ils obstinément de se voir racistes, tandis que d’autres s’interrogent dès qu’on les interpelle ? Entre ego, biais inconscients et pression sociale, le racisme invisible se cache là où on ne l’attend pas, et seule l’introspection permet de confronter nos propres zones d’ombre.