Né au 17e siècle, le kabuki est un théâtre traditionnel japonais dont les femmes furent longtemps exclues, jugées trop subversives par les autorités. Les rôles féminins furent alors confiés aux hommes. C’est ainsi qu’est née la figure de l’onnagata : l’acteur masculin spécialisé dans les rôles de femmes.
Jusqu’au printemps prochain, La Contemporaine nous plonge dans l’effervescence des avant-gardes politiques. Avec l'exposition « Couper, Coller, Imprimer ». Conçue par Max Bonhomme (Université de Strasbourg) et Aline Théret (La Contemporaine), le musée décortique une révolution visuelle : celle du photomontage, où la colle et les ciseaux sont devenus les munitions d’une guerre de l’image.
« Ceci tuera cela. Le livre tuera l’édifice », écrivait Victor Hugo dans Notre-Dame de Paris. À Villers-Cotterêts, « c’est l’immatériel qui a protégé le matériel, c’est la langue qui est venue au secours de la pierre », explique Paul Rondin, directeur de la Cité internationale de la langue française.
Soundtrack to a Coup d’État, documentaire du réalisateur belge Johan Grimonprez, à voir pour comprendre comment, derrière le discours de la décolonisation, se jouait une tout autre partition : celle du pouvoir, du mensonge diplomatique et du contrôle culturel.
La tentation nationaliste gagne aussi la Corée du Sud. Alors que Séoul tente de relancer son économie et de réchauffer ses relations avec Pékin, une vague de manifestations anti-chinoises gagne la rue.
On le croise partout : sur les marchés d’Abidjan, de Yaoundé ou d’Accra, dans les défilés de Dior, dans les studios photo de Bamako immortalisés par Seydou Keïta ou Malick Sidibé, jusque sur les tote bags branchés de Brooklyn, de Londres ou de Paris. Aujourd’hui, il est au cœur des débats contemporains sur l’identité, la mondialisation et la réappropriation.
Le 15 août 2025, la Corée du Sud commémore les 80 ans de sa libération. Mais derrière les drapeaux, d’autres mémoires resurgissent : celles de femmes brisées par l’histoire, réduites au silence sous l’occupation. Certaines, anciennes « femmes de réconfort », ont trouvé dans la peinture une façon de dire l’indicible.