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Identités politiques

  • Ce corps-là : l’Europe des identités nationales.

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    La vie sentimentale supposée d’un président fait la une des journaux, après le « faciès » d’un de ses ministres – ou plutôt, c’est la controverse sur leur exposition publique qui occupe politiques et médias. Pourquoi l’intimité, dans sa réalité corporelle, est-elle devenue en France un tel enjeu ?
  • 8 mars : Louis Nicollin, ou l’insulteur du genre humain

    Par | 17 commentaires | 13 recommandés
    Louis Nicollin, c'est un peu comme Un prophète, à la dernière cérémonie des Césars, ou Benjamin Biolay aux récentes Victoires de la musique : il est bien parti pour rafler de multiples récompenses. Pour fêter le 8 mars, il vient d'être élu Macho de l'année par les Chiennes de garde, pour cette phrase prononcée le 2 novembre 2009: « On peut se parler, se dire les choses. On est des hommes, pas des gonzesses. »
  • Alexandre Dumas : "Le nègre d'un mulâtre" (2/2)

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    «Fils de mulâtre, sang mêlé de bleu et de noir, Alexandre Dumas doit affronter les regards d’une société française qui [...] lui fera grief de tout : son teint bistre, ses cheveux crépus.» Jacques Chirac a voulu «réparer une injustice» en 2002, en célébrant ainsi l’entrée de l’écrivain populaire au Panthéon.
  • Alexandre Dumas : "Le nègre d'un mulâtre" (1/2)

    Par | 4 commentaires | 6 recommandés
    Au cinéma, Gérard Depardieu est Obélix. Il a interprété Vatel, Danton et Rodin. Il a aussi incarné Jean de Florette, Cyrano de Bergerac et Tartuffe. Souvent, il joue même son propre rôle. Pourquoi le grand comédien, après d’Artagnan et Porthos, ne pourrait-il pas représenter aujourd’hui cette autre grande figure de l’imaginaire national qu’est Alexandre Dumas ?
  • À vous de juger : l’aveuglement médiatique

    Par | 45 commentaires | 20 recommandés
    Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. Dans les médias, l’absence de Vincent Peillon a fait oublier la présence de Marine Le Pen face à Éric Besson le 14 janvier sur France 2, dans l’émission « À vous de juger » – et c’est bien dommage.
  • Identité nationale : la débandade

    Par | 32 commentaires | 15 recommandés
    Le ministre de l’Identité nationale est un homme – un vrai. Son ex-épouse s’est chargée d’en informer la France : elle publiait à la rentrée 2009 un Manuel de guérilla à l’usage des femmes, portrait dépité mais amoureux de son conjoint de trente ans en mufle machiste invétéré. Qui connaissait M. Besson, mâle amateur de sports et de femmes ? Qui eût imaginé ce ministre, sinistre sinon de gauche, en séducteur impénitent ? Et surtout, qui s’en souciait jusqu’alors ?
  • « Mariages gris » et matins bruns

    Par | 23 commentaires | 13 recommandés
    Comment alimenter sans fin le « problème de l’immigration » ? À force, la mise en scène des expulsions risque de rencontrer l’indifférence, même si la rétention d’enfants et le renvoi vers des pays en guerre permettent encore l’affichage spectaculaire d’une détermination. Quant au démantèlement de la « jungle » de Calais, le renouveler trop souvent trahirait l’inefficacité d’une telle mesure. Sans doute le « grand débat » sur l’identité nationale permet-il d’entretenir l’attention médiatique, mais on commence à remarquer le manque d’enthousiasme dans les préfectures. C’est le moment choisi par Éric Besson pour lancer une campagne contre les « mariages gris ».
  • Le mur de l’identité nationale

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    Nicolas Sarkozy, témoin il y a vingt ans de la chute du Mur de Berlin? On songe à un célèbre album pour enfants ­– à chaque page, le lecteur joue à retrouver le même personnage: «Où est Charlie?»
  • Démocratie précaire

    Par | 9 commentaires | 8 recommandés
    Dans les années 1970, la pensée antitotalitaire s’est développée, à gauche, en réaction contre l’idéologie communiste. Alors que la rhétorique révolutionnaire affichait son mépris pour les libertés « formelles », il s’agissait en réaction de prendre au sérieux la démocratie.
  • Le prix de la liberté d’expression

    Par | 35 commentaires | 9 recommandés
    Lorsque Marie NDiaye s'est vu décerner le prix Goncourt, le 2 novembre, on a beaucoup souligné qu'en plus d'un siècle, elle n'était que la dixième femme à en bénéficier, et seulement la première depuis 1998: «Les prix littéraires sont machistes», déclarait même Françoise Chandernagor. Mais pas un mot sur le fait que la femme qui reçoit ce prix est noire : rien à voir avec la littérature!