Dans le nord de l’Allemagne la rivière Tollense étire ses méandres sur une plaine aux lignes douces. Des tourbières, des prairies et quelques forêts dessinent ce paysage où l’on pourrait s’attendre à voir surgir des elfes et autres habitants légendaires. Mais ce que l’on y trouve avec certitude ce sont des fantômes de guerriers du passé.
Les sociologues, et dans une certaine mesure les psychologues, observent les humains comme des bateaux à la dérive. Comme s’il suivaient le courant sans moteur ni gouvernail. Il est vrai on ne leur demande pas de faire de la morale, c’est-à-dire d’établir des règles dans les relations en fonction d’un bien ou un mal.
Ce qui se passe en Hongrie devrait nous questionner bien plus que les élucubrations sur le calendrier Maya, dont on se fout bien. Ce pays prend la voie d’une dictature institutionnalisée. Avec l’appui d’une large partie de la population.
Cette année on va être gâtés. Question mauvaises nouvelles, je veux dire. On est à peine le 3 janvier que les médias entament l’annuus apokalypticus sur les chapeaux de roue. Je crains qu’à cette vitesse ils se retrouvent sur le châssis avant l’été et qu’en septembre même la capote (de la voiture) sera usée jusqu’à la corde.
J’entends et lis de nombreux avis sur la catastrophe annoncée du monde en 2012. Dans ce domaine la gauche construit son nid. En France on dirait que les tenants d’une gauche dure se sont mis à faire quelque chose qui ressemble à du Le Pen. Ainsi sur un billet du directeur de Mediapart, Edwy Plenel.Trois propositions sont à relever dans ce texte.
«Toujours plus!» est une des grandes devises de l’humanité. Rares sont les populations ou groupes qui s’en affranchissent. A part quelques peuples aborigènes ou amérindiens d’Amazonie, la plupart des sociétés en veulent toujours plus. A une époque où l’on parle de décroissance, l’envie du Toujours plus touche tous les domaines.
En France le débat sur la prostitution et le projet de loi criminalisant le client continue à soulever des questions. Le quotidien Libération analyse la situation de fait et reproduit certaines critiques quand à l’application d’une telle loi.
Voici l’enquête qui alimentera les conversations légères de fin d’année. Reprise d’une publication anglophone, il paraîtrait que les hommes deviennent un peu bêtes quand ils parlent avec une femme.
La députée qui a initié le projet de loi sur le génocide en France est aujourd’hui menacée de mort et de viol après que son site ait été piraté. La majorité actuelle a réussi son coup: créer une menace, un danger, pour renforcer la position de Nicolas Sarkozy qui est aux abois dans la peau de possible futur perdant. Elle a embarqué dans sa manoeuvre la gauche dont l’humanisme supposé n’est plus qu’une machine à se tirer des balles dans les pieds.
Quelle idée d’avoir pris la route alors que le jour déclinait! Il était à peine cinq heures de l’après-midi et déjà le crépuscule brûlait de ses feux pâles quelques collines au loin. C’est par là qu’il allait. Vers l’ouest. Une route peu fréquentée qui monte jusqu'au plateau. La route la plus directe mais la plus improbable.