Au salut, Juliette Binoche (Antigone) et Patrick O’Kane (Créon), reviennent saluer ensemble. Et ce n’est que justice. D’une part parce que la pièce de Sophocle qui a pour titre « Antigone » est tout autant la tragédie de Créon, et d’autre part parce que l’actrice et l’acteur méritent des éloges à part égales.
Quels chemins mènent de la pantalonnade aux Sans culottes, de la collection « Que sais-je ? » à un authentique peintre qui a pour unique sujet les trognons de pommes ?
Comme le temps a passé ! Il y a cinq ans que Liouba, l’héroïne de la pièce, n’est pas revenue en Russie. Elle a quitté Paris et un homme aimé qui la plumait pour retrouver son domaine, maison et Cerisaie immense, qui sera vendu avant la fin de la pièce à un ancien moujik devenu riche, Lopakhine.
Occupant une bonne partie de la scène, une Honda civic de 1978, qui était aux Canadiens de ces années-là ce que furent la 2CV puis la 4L à des générations de Français : la première bagnole.
Le nez dans le guidon des chiffres, la Cour des comptes manque pour le moins de discernement. Sa circonspection comptable rime mal avec des mots comme fiction ou imagination dont elle imagine nullement la portée réelle et la valeur pas seulement symbolique.