-
Célèbre pour sa mise en scène des « Bonnes » de Genet avec une distribution uniquement masculine qui connaît aujourd’hui une troisième vie à Moscou, Roman Viktiouk, dans son nouveau théâtre, chef-d’œuvre du constructivisme, consacre un spectacle à l’écrivain et poète Ossip Mandelstam qui osa écrire un poème où il se moquait de Staline et le paya de sa vie.
-
Voué à la « jeune création contemporaine », le festival de théâtre WET à Tours est un lieu de découvertes et de rencontres des plus réjouissants. Parmi les aventures naissantes de cette troisième édition, outre celles déjà repérées dans ce blog, on a fait la connaissance d’un groupe de jeunes Belges à la recherche du bonheur.
-
Le metteur en scène russe retrouve Valérie Dréville, Stanislas Nordey et Sava Lolov dans « Le Récit d’un homme inconnu », adaptation magistrale d’une des plus denses nouvelles de Tchekhov. Une leçon de théâtre au service d’une âpre analyse des velléités humaines, quatre heures d’une folle richesse.
-
Michel Simonot publie « La Langue retournée de la culture », un pertinent opuscule qui montre comment le langage de la culture a intégré la pensée néo-libérale dominante, depuis les élus jusqu’aux ministères en passant par les artistes et les directeurs souvent devenus des managers.
-
Le Cabinet de curiosités du Phénix de Valenciennes avait pour titre « exilexit ». Les artistes de la Toneelhuis d’Anvers qui placent les migrants au centre de leur travail étaient très présents. Le directeur, Guy Cassiers, avec une adaptation de « La Petite Fille de Monsieur Linh » de Philippe Claudel, et l’un des artistes associés, Mokhallad Rasem, avec une installation vidéo dans l’Avesnois.
-
Née d’une rencontre lors d’un « Sujet à vif » au Festival d’Avignon, « Poings » est une pièce de Pauline Peyrade et un spectacle qu’elle cosigne avec la circassienne Justine Berthillot et le chercheur de sons Antoine Herniotte. Une belle passe de trois pour raconter l’histoire d’une femme tétanisée par une rencontre et ce qu’il en advient.
-
Avec « Hamlet Unlimited », Yves-Noël Genod revient pour la quatrième fois à la pièce des pièces. Il met son exemplaire bilingue entre les mains d’un acteur qui nous sidère, Aïdan Amore. Et honore le festival Artdanthé à Vanves dont il est l’une des figures. La suite en novembre.
-
Le TNP abrite la quatrième édition de ce festival qui offre à dix auteurs accompagnés chacun par un metteur en scène de traiter d’un sujet d’actualité en respectant d’excitantes règles de jeu.
-
Comment une création peut-elle vivre si sa durée de vie est au plus de cinq représentions, durée constatée de plus en plus souvent dans les théâtres et dans les festivals ? Comment le théâtre peut-il être un art vivant si les programmes de la saison 2018-2019 sont complètement bouclés au plus tard fin mars 2018 au nom du dieu abonnement ? Tout le monde sait cela mais personne ne bouge. Atch !
-
Créé l’an dernier, « Nous sommes repus mais pas repentis (Déjeuner chez Wittgenstein) » d’après Thomas Bernhard dans la mise en scène de Séverine Chavrier poursuit sa tournée. Pourquoi le titre de la pièce est-il mis entre parenthèses ? Le spectacle répond en vous prenant au collet. Troublant et passionnant.