Le nouveau spectacle d’ Angélica Liddell « Seppuku. El Funeral de Mishima o el placer de morir » dit l’amour à mort que l’artiste espagnole porte à l’écrivain japonais, ses œuvres et son suicide
Christophe Rauck inaugure avec force et ampleur la salle transformable du nouveau Théâtre des Amandiers en nous faisant découvrir d’un coup deux pièces de l’auteur suédois servies par une magnifique distribution
L’un s’appelle Mathieu Despoisse, l’autre Etienne Manceau. Les deux bricolent et bavardent, un troisième acolyte, Bram Dobbelaere, cosigne avec eux « Pling-Klang » et tente de mettre en scène les deux premiers préposés dans une redoutable épreuve : le montage et vissage d’un meuble suédois. Une épopée domestique en kit. Délirant.
Entouré d’une formidable équipe, Jean-François Sivadier aborde pour la première fois le théâtre d’Anton Tchekhov en mettant en scène sa première grande pièce « Ivanov », avec Nicolas Bouchaud dans le rôle-titre. Ici comique, là à pleurer, une formidable fête de l’ambivalence.
D’un côté, une troupe de grands professionnels au service d’une mise en scène errante de « Hamlet » signée Ivo van Hove. De l’autre, des jeunes actrices et acteurs en troisième année de Conservatoire au service et à l’écoute de Sylvain Creuzevault qui les met en scène intensément dans « Pylade » de Paolo Pasolini
Alors qu’il s’apprête à quitter la direction du théâtre de la Colline après des années de bons et loyaux services, en guise d’au revoir, Wajdi Mouawad a souhaité mettre en scène « Willy Protagoras enfermé dans les toilettes », sa toute première pièce écrite à 19 ans.
Né en 1941, Jean-Jacques Hocquard vient de mourir en Bretagne où il vivait à demeure ces dernières années , entouré des siens. Il revenait parfois à Paris pour des consultations médicales, voir des amis et s’occuper d’achever de mettre en ordre à Montreuil, l’héritage d’ Armand Gatti et le archives de la fabuleuse aventure de « La parole errante »
Dans « Le Plaisir, la Peur et le Triomphe », seul en scène, Joaquin Fossi raconte, preuves à l’appui, ce qui restera de nous et comment on nous verra au septième millénaire. Un premier spectacle pertinent à la verve discrètement maline
Chloé Dabert met en scène « Marie Stuart » de Schiller, l’histoire de deux reines l’une puissante comme le fut celle qui est sa prisonnière. Emma Dante met en scène la troupe du Français dans « Les femmes savantes » de Molière. Un festival aussi de fortes actrices.
Le plus grand, le plus intense, le plus inventif, le plus surprenant et le plus productif de nos auteurs contemporains, ancrés dans le théâtre, vient de mourir dans sa quatre vingt troizième année, son œuvre accomplie. Adieu Valère.