La poire d’angoisse est un instrument de torture qui n’aurait jamais existé. Mais qu’il nous faut décrire, tant son action produit l’image la plus expressive de la tragédie budgétaire en cours.
Si le panneau me dit « attention danger ». J’ai tendance à le croire. Je le crois parce que je ne vois pas pourquoi un panneau me mentirait. Si un homme politique me dit « attention danger », je n’ai pas la même attitude. Est – ce notre confiance aux panneaux qui est irrationnelle, ou notre défiance du politique qui est excessive ?
Le mourant n’est pas un vivant comme les autres. Il est entre deux, ambigu, susperdu entre la rive et le rêve. Le rideau n’est pas encore tiré, mais la fin de la pièce est connue d’avance. Finalement, le mourant nous ressemble quand même pas mal.
Tout juste reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés, un candidat à l’élection présidentielle américaine aurait déclaré : « je suis un homme très innocent ». Une expression moins débile qu’il n’y parait ?
Ça a l’air d’un objectif modeste. Juste se lever de bonne humeur, c’est quand même pas le projet du siècle. Et pourtant même ça semble hors de notre portée. Je suis un peu excessif peut - être. Faut – dire que j’ai pas encore pris mon café…
La finance accorde un statut exubérant à des entités que personne n’a jamais vues, ne verra jamais, mais qui expliquent tout. Les hausses éternelles des marchés, comme les fins du monde économique. Un point de vue que ne partage pas forcément le philosophe des sciences