D’ordinaire, tout ce qui agite le réel anxiogène du lecteur ne pénètre pas le monde angélique de Martine. Sauf qu’aujourd’hui, le réel en a vraiment gros sur la patate, et finit par déborder l’imaginaire. Martine a la pétoche car la rentrée s’annonce chargée : guerre des gangues, tata yoyo, ruse de l’homme du ressentiment, voiture éclectique
Fin de vie assistée, suicide logique, survie artificielle, mort de la mort. Autant de questions qui intéressent le commun des mortel. Mais moi, qui m’assure que je fais partie de ces gens là ? Qui m’assure que je mourrai bien un jour comme les autres ?
L’ombre est une question. La lumière et l’obscurité sont des réponses. L’ombre esquisse, ébauche, mais ne tranche pas. Au contraire, la lumière et l’obscurité sont sans équivoques, totalitaires, aveuglantes. Curieusement, nous préférons les réponses aux questions. C'est peut - être une erreur.
Nous les objets n’avons plus rien à dire aux Hommes. Ce sont eux qui nous encombrent désormais. Bientôt, ils prendront la poussière à notre place. Et nous passeront devant eux sans faire attention.
L’imaginaire a les traits tirés, amer et l’air si fatigué. Va-t-il jeter l’éponge ? Epuisé par les Hommes, gâché par leur Histoire. Il songe à se ranger sur le bas côté, nous laissant tout seul poursuivre notre route.
La fenêtre d’Overton désormais grande ouverte, l’effraie s’invite dans l’isoloir, vampirisant nos âmes mortes à vendre au plus offrant. La chouette Tchichikof.
J’essaie de me distraire un peu, mais rien à faire. A chaque fois l’actualité politique fourre son nez dans mes histoires. Le trou noir par exemple, il m’a toujours fait peur. Il avale tout sur son passage, la lumière, le temps, l’histoire, même les âmes.