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Un simple mot écrit de toi, un message sans cruauté, la certitude que tu es vivant quelque part, tu ne le sais pas mais c’est un rayon de soleil qui s’immisce brièvement dans la grisaille de mes jours sans toi, avant de s’estomper de nouveau puis disparaître.
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Te souviens-tu encore comme à la belle saison, nos jeunes chevaux galopaient, joyeux, par les chemins creux, boueux, creusés d’ornières, au cœur de la forêt ? Ombre et soleil filtraient parmi les fougères et les ronces, entre les frondaisons des noisetiers, des hêtres, des chênes
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Le mois de janvier a mis des habits de printemps. Sur les chatons des noisetiers, breloques que la brise fait danser au soleil, la lumière a maintenant changé.
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Ce sont mes jambes pour marcher, solitaire, par les chemins de terre et, il fut un temps, arpenter le monde. C’étaient mes jambes pour courir au-devant de toi et me jeter dans tes bras
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Pourquoi, un soir d’hiver, ton regard si triste, ton regard vert, perdu, vers le portrait de notre couple peint par notre ami Jean Velliot en 1992, quand nous étions encore amoureux, si jeunes et si beaux ? Je ne comprenais pas.
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Nous avions vingt ans. J’avais trouvé en Toi la Terre promise, je la cherchais depuis toujours, ayant entendu dans ma triste solitude d’enfant mal-aimée l’appel du destin.
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L’Afrique encore et toujours malade de la famine, de la guerre, de la sècheresse, des épidémies, de l’emprise des multinationales du cacao, du pétrole et du gaz, des mafias, des gangs, du trafic d’armes et d’êtres humains. L'Afrique, vidée de sa jeunesse et de ses richesses. L'Afrique, saignée à blanc.
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Notre amour, je le bâtissais pour toi, jour après jour, depuis de longues années, comme nos artisans bâtissaient les cathédrales, à l’épreuve du temps, des guerres, des haines humaines, des mécréants.
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Où es-tu, légendaire Shéhérazade, mon amie, ma sœur ? Que ne m’as-tu inspiré ta douceur, ton art de conter à ton cruel amant, le sultan, les sept merveilles du monde, les déserts aventureux de l’Orient, les affres et les délices de la passion et de la vie, avant qu’il ne décide de ton sacrifice, ou ne te donne un fils !
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Ils nous appartenaient, le renouveau de l’année, le souffle tiède de l’air par les clairs matins d’avril, le ciel de printemps parcouru à tire d’aile par les hirondelles, le soleil de midi au zénith de la maison, les bourgeons roses des pommiers en fleurs, le parfum de miel des aubépines, le bruissement du vent dans les roseaux,