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Le blog de Renarblanc

  • La poésie contre l'oppression

    Par | 211 commentaires | 10 recommandés
    Dans les années les plus sombres de l'Histoire de France, quelques écrivains, dont on connaît les noms, se perdirent dans la complicité avec l'oppresseur... Mais de poètes, point... La poésie est Résistance...Non seulement les poètes ne collaborent pas, mais la poésie se multiplie ."La guerre me révéla cette sensibilité que je n'ai cessé de traduire depuis et d'abord dans mes poèmes de résistance…" [P. Emmanuel, préface de l'anthologie de Poètes d'Aujourd'hui, Seghers ]..
  • La conjuration des imbéciles

    Par | 30 commentaires | 4 recommandés
    Juste avant de partir en vacances, un rapide passage dans ma bibliothèque, me fait ressortir un vieux livre : « La conjuration des imbéciles » de John Kennedy Tool. Ce roman picaresque excessivement drôle, était arrivé sur les étals des libraires, sans faire grand bruit en 1982 (déjà ? c'est fou ce que le temps passe). J'en avais fait l'acquisition par hasard, en flânant dans une grande surface. Comme d'habitude dans ces cas là, attiré par le titre, je l'avais pris en main, manipulé, feuilleté, lu quelques pages au hasard, avant de revenir à la première..Je me souviens être resté pantois, en sentant venir le fou rire, dans une sorte d'incrédulité du début à la fin du livre...
  • Et la langue rouge devient brune dans la brume de l'été

    Par | 24 commentaires | 5 recommandés
    « Il est évident que le poète écrit sous le coup de l'inspiration, mais il y a des gens à qui les coups ne font rien. »[Boris Vian, Cantilènes en gelée]
  • L'air de la folie et les sourires du sage

    Par | 48 commentaires | 4 recommandés
    Il faut parfois donner à la sagesse l'air de la folie, afin de lui procurer des entrées. Lao Wang avait coutume d'offrir en pâture à ses familiers ,et à quelques autres, le récit de certaines de ses expériences ; ou, plus exactement, parce qu'il convient d'être précis, il leur servait des tranches de sa propre expérience, accommodées avec une sauce de son cru...Ses amis glosaient. Ils commentaient...Ils n'arrivaient pas à se mettre d'accord... et Lao Wang, silencieux, les écoutait.
  • Le rire, l'humour

    Par | 109 commentaires | 2 recommandés
     Le philosophe grec Démocrite inquiéta un jour les habitants de la cité d'Abdère. Qu'en était-il de sa santé mentale? Ils en appelèrent à Hippocrate. Démocrite semblait pris de rire fou. En fait, tout le faisait rire, les choses graves comme les choses légères, l’exercice d’un métier, la promotion sociale, un discours donné par quelqu'un devant la foule, le mariage de l'un ou les mésaventures d’un autre. Il avait pris l'habitude de se promener sur le port en éclatant de rire...
  • De l'antisémitisme sur Médiapart ?

    Par | 400 commentaires | 4 recommandés
    J'aime beaucoup Médiapart et je ne regrette pas mon abonnement... j'y apprécie les articles, il m'arrive de les commenter ; je peux également, sur mon blog, publier quelques billets et flâner sur le blog des autres en laissant le débat courir au fil des commentaires (actualités, politique, culture, philosophie)...Quelle ne fut pas ma surprise hier (9juillet), en abordant la page du billet consacré à la violente agression contre le saccage d'une librairie de Paris par une milice d'extrême droite juive, la LDJ. J'y étais accusé, avec Brocéliande, tout à fait gratuitement, et au fil du tout premier commentaire, par un certain Vertubleu. Nous étions, paraît-il solidaires de cette scandaleuse agression...et ce discours se développait, avec une virulence antisémite, dont il m'importe ici d'étudier le langage.
  • La dialectique ne suffit pas: mais où est passée la sagesse des philosophes ?

    Par | 53 commentaires | 6 recommandés
     Si la philosophie, spécule sur ce que doit être "la vérité", pour engager l'homme vers une plus grande lucidité (voire Platon et le mythe de la caverne), elle semble avoir pour tâche première de dessiner le chemin de la sagesse. Or, dans une société qui devient de plus en plus « savante » et de plus en plus « folle », domine le tragique et le sentiment de l'absurde ; il est parfaitement légitime d'interroger les philosophes contemporains. Où est passé leur belle sagesse ? J'avais évoqué Camus, dans un précédent billet, avec sa manière de faire face à l'absurde...je voudrais ici, avec ce billet évoquer la pensée d'Edgar Morin, à partir d'un petit livre intitulé « amour, poésie, sagesse », publié en 1997, dans la collection points, Seuil.
  • Les conditions de l'éducation

    Par | 97 commentaires | 5 recommandés
    Après avoir interrogé le statut que l'enseignant donnait lui-même au savoir, à la vérité, et à la quête, pour tenter de définir sa position dans l'acte d'enseigner, il convient de nous intéresser à présent à ce que la société véhicule comme « valeurs » pour permettre la transmission. A ce sujet, un petit livre, « Conditions de l'éducation », paru chez Stock à l'automne dernier, et passé pratiquement inaperçu, pourrait bien être fondamental pour introduire le débat sur l'éducation et le malaise de l'école. Les auteurs constatent que le socle des conditions anciennes de l'éducation, malmenées par l'évolution de nos sociétés, se sont effondrées.
  • La Vérité et l'absurde : le point de vue d'un mathématicien.

    Par | 153 commentaires | 5 recommandés
    Dans la suite de notre débat sur le statut de la vérité et de la connaissance, Denis Guedj, mathématicien, professeur d'histoire et d'épistémologie des sciences à l'université Paris 7, nous apporte une réflexion, que nous aurions tort de négliger. « La gratuité ne vaut plus rien »est le titre de son livre amusant et profond, paru au Seuil, en 1997. Il s'agit de chroniques parues dans "Libération" entre septembre 94 et février 97. L'auteur y aborde l'actualité à partir des mathématiques. J'évoquerai dans ce billet deux chroniques. La première a donné le titre du livre. La seconde évoque le négationnisme.
  • A propos des concepts de « vérité » et de « connaissance »

    Par | 264 commentaires | 11 recommandés
    Il est des échanges utiles sur Médiapart, qui contribuent à enrichir, fortifier, et nuancer une pensée. Cela mérite d'être souligné. J'ai défendu l'idée selon laquelle la vérité ne pouvait exister indépendamment de l'homme ou du sujet, et qu'elle ne pouvait par conséquent, pas avoir valeur d'absolu. Sans doute s'agissait-il pour moi d'une confusion entre « connaissance » et « vérité ». Je remercie mes contradicteurs de m'avoir permis cet éclairage sur ma propre pensée