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Le blog de Renarblanc

  • René Char et Albert Camus: de la poésie et de la philosophie

    Par | 113 commentaires | 12 recommandés
    Certains livres sont essentiels. On y revient toujours. Ils sont tellement lus et relus que les pages se détachent du volume, et qu'il faut constamment les reclasser dans l'ordre. Ainsi en est-il, pour moi, des notes, prises par René Char, entre entre 1943 et 1944, alors qu'il commandait pour la Résistance, le service action parachutage de la zone Durance, sous le nom de « capitaine Alexandre ». Publiées, une fois la France libérée, ces notes « Feuillets d'Hypnos », dédiées à Albert Camus, prennent place dans un recueil, intitulé « Fureur et mystère ».
  • De l'absurde et de la manière d'y faire face

    Par | 214 commentaires | 6 recommandés
    Pour reprendre des forces, souvent, lorsque le découragement affleure devant le spectacle de la vie, je reviens à Albert Camus, à l'homme, à son engagement, et à sa philosophie de l'absurde... " L’absurde, c’est la conscience toujours maintenue d’une fracture entre le monde et mon esprit ", écrit Camus. Freud dit la même chose autrement. Il parle d'une fracture entre le principe de réalité et le principe de plaisir. L'homme soumis à ses limites est porté par son rêve : il part à la quête, toujours inachevée, de l'inaccessible étoile. Voilà l'absurde.
  • Identité singulière et identités collectives

    Par | 51 commentaires | 5 recommandés
    Qui suis-je ? Comment puis-je me définir ? A qui puis-je m’identifier, à quel groupe ? Sur le chemin de ce questionnement, en partant en quête du « connais-toi toi même » socratique, nous rencontrons d'emblée, aujourd'hui, les mouvements communautaires, qui viennent tarir la recherche, en figeant l’identité au déterminisme de la naissance
  • Apprendre lance l'errance

    Par | 99 commentaires | 8 recommandés
    Aucun apprentissage n'évite l'errance dans l'aire du secret. En quittant la rive des certitudes ou des croyances anciennes, en perdant le confort des appuis initiaux, le sujet affronte la solitude, et il rencontre l'autre avec sa capacité de duperie... C'est ainsi qu'il aborde l'énigme pour s'émanciper de la dépendance, pour perdre de la vulnérabilité, pour approcher une réalité, indifférente à son désir (Michel Serres, Le Tiers-Instruit, éd. François Bourin, Paris, 1991)
  • Borges, la culture et le chaos

    Par | 32 commentaires | 10 recommandés
    Pour Gilles Deleuze et Félix Guattari (« Qu'est-ce que la philosophie ? »,Paris, Ed. de minuit, 1991), l'inexplicable prend la forme d'un d'un chaos, perçu comme un "abîme indifférencié"ou un "océan de la dissemblance" : « nous demandons un peu d'ordre pour nous protéger du chaos »...
  • Surveillons Big Brother

    Par | 5 commentaires | 7 recommandés
    C'est fou ce que ces trois auteurs, Kafka, Orwell et Jarry, sont actuels... Jugez un peu...C'est l'histoire d'un prof de philo, témoin d'un contrôle d'identité un peu tendu à la gare Saint-Charles à Marseille... « Bigre, se dit-il, pourquoi si peu de bienveillance ? Que puis-je faire pour apporter un peu de douceur ? » Il adopte alors une posture théâtrale et lance, en pointant l'index vers les policiers « Sarkozy, je te vois ! »...les gens rient...la tension décroit...
  • Surveillons Big Brother

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    C'est fou ce que ces trois auteurs, Kafka, Orwell et Jarry, sont actuels... Jugez un peu...C'est l'histoire d'un prof de philo, témoin d'un contrôle d'identité un peu tendu à la gare Saint-Charles à Marseille... « Bigre, se dit-il, pourquoi si peu de bienveillance ? Que puis-je faire pour apporter un peu de douceur ? » Il adopte alors une posture théâtrale et lance, en pointant l'index vers les policiers « Sarkozy, je te vois ! »...les gens rient...la tension décroit...
  • Surveillons Big Brother

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    C'est fou ce que ces trois auteurs, Kafka, Orwell et Jarry, sont actuels... Jugez un peu...C'est l'histoire d'un prof de philo, témoin d'un contrôle d'identité un peu tendu à la gare Saint-Charles à Marseille... « Bigre, se dit-il, pourquoi si peu de bienveillance ? Que puis-je faire pour apporter un peu de douceur ? » Il adopte alors une posture théâtrale et lance, en pointant l'index vers les policiers « Sarkozy, je te vois ! »...les gens rient...la tension décroit...
  • Réhabilitons la pédagogie et les sciences de l'éducation...

    Par | 75 commentaires | 7 recommandés
    On se souvient comment et avec quelle radicale agressivité les pédagogues, furent désignés comme uniques responsables de l'échec de l'école. La charge était sévère : les pédagogues, sous l'influence des « pédagogistes » avaient institués l'enfant-roi au sein de l'éducation nationale, puis, au nom d'une « idéologie égalitariste », ils cherchaient à détruire les élites et à niveler la société par le bas, sans distinguer entre les œuvres de culture et la médiocrité médiatique. Ils nous conduisaient vers une « école totalitaire ».
  • Du mépris de la langue et de la culture à l'idéal totalitaire

    Par | 73 commentaires | 16 recommandés
     On connaît le mot du président sur la « Princesse de Clèves », ses écarts de langage (« casse toi, pauvre con», « si y en a qu'ça les démange... »), son usage de la confusion des concepts, celui de la manipulation de l'histoire ... Il faut voir dans cette pratique, non un simple effet de style, mais un véritable glissement vers l'idéal totalitaire