Arrivé au crépuscule de ma vie, je dois avouer….

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Capture d’écran de la traduction en russe – par l’agence de presse АПН Северо-Запад, filiale de Института национальной стратегии (ИНС) [= l'Institut pour la stratégie nationale (INS)] - de l’un de mes articles consacrés au Qatar, à sa famille régnante et au fléau dont ils nous menacent, articles dont il est question dans la référence [14] ci-dessous et traduction parue sous le lien suivant :  http://www.apn-spb.ru/publications/print13097.htm

Arrivé au crépuscule de ma vie, je dois avouer….

Mes collègues de la Faculté des Sciences ne seront pas surpris
De lire le pan de mon histoire militante ci-dessous rapporté
Car, voilà plus de quarante ans, dans leurs boîtes aux lettres, j’ai mis
Mon premier article critique sur les textes qui nous régissaient
Plus précisément sur la façon de constituer les jurys
Et le rôle des rapporteurs de thèses dans les délibérés
En ce temps-là, des clans faisaient le beau temps et la pluie
Et considéraient la chose universitaire leur chasse gardée
Évidemment, pas partout, dans ma discipline c’était ainsi
Et dans bien d’autres spécialités, d'après ce que je connais
Clans constitués par pas nécessairement les plus avertis
Dans leur matière, qui, en mandarins, se sont auto-érigés
En vérité, leur principal atout, c’est d’avoir fini
Leurs thèses, en étant, chronologiquement, les premiers
C’était à l’époque où mon Département souffrait de pénurie
En personnels enseignants - chercheurs, débutants ou confirmés
Le nombre de docteurs d’État, à cette époque-ci
Était minime et se comptait sur les doigts d'un pied
En sciences mathématiques, et cela pour tout le pays
Alors que le nombre d’étudiants, en augmentant, allait
Pour assurer l’encadrement et tout ce qui s’ensuit
Heureusement  qu’il y avait les collègues étrangers
Parmi lesquels je me permets de citer ici
La propre fille du mathématicien Jacques Dixmier
Ledit article a été, au ministre d’alors, remis
Par voie hiérarchique, en passant par le Doyen de la Faculté
Qui était le regretté Professeur Ali El Hili [1]
L’universitaire qui, de devenir ministre, avait refusé
Je termine cette première strophe par une note de pédagogie
Pendant toute ma carrière, de maintenir un niveau standard, j’ai essayé
Comparable à celui qui, dans les universités étrangères, est requis
Ce qui m’a causé de la part de certains groupes, islamistes, en particulier
Des mouvements de protestation, allant jusqu’à la grève, et d’autres soucis
Grève non réussie, car, elle n’a  rassemblé qu’une petite minorité

C’est en tant que citoyen témoin de son temps que j’écris
Depuis toujours, je n’ai pu me taire devant la médiocrité
Devant l’hypocrisie  et la politique  amnésie
Devant le déficit en franc-parler, l’amoralité
De ceux qui ont choisi la politique comme axe de vie
Devant ceux qui l’utilisent comme vache à lait
Devant ceux qui refusent d’octroyer à autrui
Les acquis pour lesquels nos martyrs se sont sacrifiés
Devant ceux qui, pour leur intérêt, changent d’avis
Et ceux qui n’ont pas, la Nation, comme priorité
Surtout quand cela porte préjudice à ma patrie
Met notre démocratie naissante en danger
Ou altère le vivre-ensemble dans notre Tunisie
Je ne peux me taire quand les droits de quiconque sont bafoués
Des femmes, des minorités ou de tout autre catégorie
Droits de tous les peuples, eux-mêmes, de leur sort, à décider
À commencer par celui qui est martyrisé par la Turquie
Et, entre ce pays, la Syrie, l’Irak et l’Iran, est dispersé
Peuple qui fut déterminant dans la défaite de l’EI
Je ne peux me taire quand la Palestine est délaissée
Par tous ceux qui devraient la soutenir, à priori
Et qui laissent son peuple, dans l’extrême misère, vivoter
En faisant semblant d’être à ses côtés, dans l'hypocrisie
Ah, si seulement tout ce beau monde avait accepté
La solution proposée par Bourguiba à ce peuple meurtrie ! [2]
Je ne peux me taire, quand les libertés sont menacées
Sans elles, il ne peut y avoir de démocratique vie
Je ne peux me taire quand le pays, de ses avoirs, est spolié
Quand les biens de la société sont détournés, sont ravis
Je ne peux me taire quand les valeurs de l’université
Sont malmenées, violées par une bande de malappris
Valeurs qui, à l’égalité dans l’orientation, ont trait
Pour un traitement, sans discrimination, garanti
Quand l’enfant d’un tel, sans être brillant, sans être doué
S’est trouvé, après l’Orientation, à HEC inscrit
C’est le cas du fils de mon voisin sud qui a déroché
Ne se sentant pas du niveau, une fois à l’École admis
Son papa, aux  États-Unis d’Amérique, l’a envoyé
Le gamin ne voulait pas de HEC, il me l’a dit     
Alors que pour l’enfant d’un autre, au bac, auréolé
Son désir d’y être inscrit ne fut pas assouvi
La différence est que le papa du premier, de la Haute, est
Et que le carnet d’adresses du second n’est pas bien garni
Le plus révoltant dans tout ça, c’est qu’il n’y a pas égalité
Des chances pour intégrer la filière d’enseignement choisie
Je vous parle ici d’un exemple d’injustice concret
Que j’ai pu rectifier, mais, en me faisant des ennemis
Grâce au ministre Mohamed Charfi qui n’a pas hésité
Une seconde pour corriger cette majeure anomalie
Et le Directeur des Affaires estudiantines fut remercié
Probablement en lien avec cette affaire qui avait fait du bruit
De telles irrégularités, j’en ai vu dans mon métier
Mais je n’ai pu faire que peu devant un système bien établi
Dans le milieu universitaire, j’avais fait circuler
Une étude critique du process d’orientation introduit
Étude que, à son initiateur principal, j’ai livrée
Et à certains journalistes et députés, aussi
Ces injustices étaient monnaie courante par le passé
Espérons que la nouvelle ère que nous vivons y remédie
  
Arrivé au crépuscule de ma vie, je dois avouer
Que j’ai le serein sentiment du devoir accompli
Vis-à-vis de mon pays, devoir de prévenir, d’alerter
Des malintentionnés, extérieurs et intérieurs, qui l’épient
De dénoncer les corruptions, les irrégularités
L’argent sale, dans les élections, blanchi, ricain ou qatari
Et j’en passe et des meilleurs, les sujets n’ont pas manqué
Ils se ramassent à la pelle, Jacques Prévert aurait dit

Mon combat premier est, contre l’islamisme, dirigé
Et non contre l’Islam, comme le laissent croire leurs calomnies
Ma position vis-à-vis de l’Islam peut être trouvée
Dans un poème-testament où tout a été éclairci [3]
Combat qui, dans le « À propos » de mon blog, est spécifié [4] a
Et fut le thème principal dans tout ce que j’ai écrit 
J’ai toujours poussé ma famille politique à s’unifier
Par mes analyses, mes emportements et mes homélies
Mais, quand allons-nous comprendre ce constat simple à embrasser :
Le salut ne pourra venir que si la gauche est unie !
Or, sa désunion, est, aujourd’hui, la triste réalité
Conséquence des égos et de la politique schizophrénie

Des coups de gueule, des articles engagés, j’en ai fait
Depuis bien longtemps, depuis plus de quatre décennies
Leur nombre total approxime, aujourd’hui, le millier
Parmi eux, des centaines sont écrits en poésie
Qui, par son phrasé, augmente, l’expressivité
Publiés, distribués ou, par courriel, transmis
À l’intérieur du pays, aussi bien qu’à l’étranger
De l'Afrique à l'Amérique, de l'Europe à  l'Asie
Sur la politique ou bien sur plein d’autres sujets
Qui sont souvent cités, commentés ou repris
Dans divers médias, recherches, livres et revues spécialisées
Dont un livre d’un conseiller du président des États-Unis [5] a
Une thèse sur la lutte féministe en Tunisie, le genre et sa «  colonialité» [4] c
Une étude de la FIDH sur les violences sexuelles, par les africaines, subies [4] d
Une traduction en russe d’un de mes articles, également commentée
Et un ouvrage de groupe édité par Cambridge University [5] a
Divers articles de l’encyclopédie Wiki s’y sont référés
Dont ceux qui sont consacrés à l’universitaire Mohamed Talbi
L’historienne Juliette Bessis, l’ambassadeur « sarkoboy » controversé
Boillon et la psychanalyste Elsa Cayat, de l’équipe Charlie
Qui fut horriblement massacrée, en 2015, un certain 7 janvier
Avec la quasi-totalité de son équipe par les frères Kouachi
Massacrés à la kalach parce que leur journal a osé publié
Des caricatures de Mahomet, ce fut une terrible  tuerie
Et cela, parce que l’islamisme fut, depuis longtemps, toléré
Déniant le fait qu’islamisme et vivre ensemble est une antinomie
Elsa, parmi les meilleurs lacaniens de Paris, est considérée
Elle est la fille du médecin sfaxien Georges Khayat, auteur d’une trilogie
Sur la vie des tunisiens juifs pendant la période du Protectorat français
Ses chroniques «Sur le divan de Charlie » est l’ultime livre qu’elle a écrit
Les agences de presse se sont aussi, à mes articles, intéressées
Dont la russe, attachée à l'Institut pour la nationale stratégie [5] b
Et la plus importante des anglo-saxonnes, je veux dire, l’AP
L’Associated Press qui, dans l’un de ses communiqués, a reproduit [5] c
Mon observation  sur le fait que seulement une minorité  
De nos candidats à Carthage répondent aux critères requis
Communiqué qui, comme « political scientist », m’a présenté
Présentation, qui, je ne vous le cache pas, m’a réjoui
Et que plusieurs autres organes de presse ont, par la suite, relayé [5] d
Un quotidien m’a cité comme étant le « militant Salah Horchani »
Il s’agit du journal fondé par Jaurès, à savoir L'Humanité [5] e
Des chaînes de télévision étrangères se sont intéressées aussi
À mes articles, parmi lesquelles, France tv Info, je peux citer [5] f
Et, pour terminer, je voudrais mentionner le site, «Réseaux du Parvis :
Chrétiens en liberté pour d'autres visages d'Eglise
 », intitulé
Qui, dans sa Revue, en version papier et électronique, a repris
Une Supplique que, à Jésus et Mohamed, j’avais adressée [5] g
Un Parvis de rencontres, sans piédestal, ni chaire, ni hiérarchie
Où les chemins d’humanisation et de l’humain ont primauté
Rassemblant des chrétiens contestant la « romaine monarchie »
Et d’autres croyants et des non croyants, dans une entière fraternité [5] h

Depuis mon enfance, je suis habité par un fol amour pour ma patrie
Fait corroboré par le fait que mon premier poème lui fut réservé [5] i
À l’époque où j’étais élève à l’école primaire du Collège Sadiki 
À l’époque où le pays était, par la France, colonisé
Où le Tunisien n’était pas un citoyen, mais un demi
Cette « douce France » qui, par sa langue et sa culture, m’a charmé
Mais, contradictoire : berceau des Lumières et des colonies, aussi  
À l’image de celui qui, son « Protectorat », nous a imposé
L’homme qui a révolutionné l'école, je veux nommer Jules Ferry [5] j
Fol amour qui, dans les engagements de mon père, s’est sourcé 
Dont la longue histoire de militant, sans répit, m’a beaucoup appris [5] k
Dans le Sud-Ouest, la première cellule du parti Destour, il l’a fondée
Je ne parle pas du Destour de Bourguiba, mais celui de Thaalbi
En ce temps-là, Habib Bourguiba, encore étudiant, à Paris, il était
Cellule qui avait soutenu Tahar Haddad quand il était en conflit
Avec le parti pour sa lecture éclairée du Coran et ses idées
Qui lui a rassemblé des fonds pour que son révolutionnaire manuscrit,
Notre femme dans la loi islamique et la société, puisse être publié
C’est la liberté de la femme qui libère les mentalités, pour lui
Essence du Code du statut personnel que Bourguiba a promulgué
Promulgué moins de cinq mois après l’indépendance du pays
Qui en a fait, dans le monde musulman, un modèle envié
Alors que nous étions encore sans Constitution, une monarchie
Un État naissant qui a donné à la femme la première priorité
Baba fut un soutien pour les Tunisiens juifs, pendant l’occupation nazie [5] k
Et pour les combattants FLN,  les « Fellaghas» pour les autorités
Coloniales,  et cela depuis le début de la guerre d'Algérie
À partir de son écot à la zakat, de l’Islam, le troisième pilier
Il a instauré un système de bourses pour les étudiants les plus démunis
Et un système de rentes pour les sans sous, les veuves, les orphelins et les mosquées
Nous avons découvert les cahiers des comptes y afférant, quand il fut parti
Le jour où mon épouse, qui est chrétienne, pour la première fois, l’a rencontré
Après les salutations d'usage, ils ont parlé un peu de la Tunisie
De la France, de sa région, de sa famille, et de plein d’autres sujets
Nous étions, dans sa chambre, assis, tous les deux, l’entourant, au bord de son lit
Cela se passait à Tunis, en l’an 71, pendant son été
Au lendemain de notre voyage de noces que, à Rome, nous avions entrepris
Dans notre demeure, où, pendant mon école primaire, j’avais résidé
Et qui se situe dans un quartier répondant au joli nom de Montfleury
Et, soudainement, il lui a dit : « Est-ce que tu es croyante ? », je fus estomaqué
Elle lui a répondu oui. « Est-ce que tu es pratiquante ? », a-t-il poursuivi
Elle a répondu oui. J’étais inquiet devant cet amorce de dialogue risqué
«J’espère que tu continueras de l’être et d’aller à la messe », lui a-t-il dit
« Et que tu ne seras pas comme lui qui ne va jamais à la mosquée », a-t-il ajouté
En me désignant. J’avoue que, par une telle ouverture, nous fûmes conquis
Et dire que cette sagesse émane d’un homme né en janvier de l’an 1 du siècle dernier
Et c’est dans cet Islam qu’il nous a éduqués, et c’est dans cet Islam que j’ai grandi
Ses engagements s’inscrivent dans le cadre d’un islam éclairé, en réalité
Un islam minoritaire, respectant l’humain, qui a besoin d’être affermi
Traitant sur le même pied d’égalité toutes les croyances et spiritualités
Ignorant ce que c’est que la répudiation, la lapidation ou l’apostasie
Ayant adopté la Déclaration universelle des droits de l’homme dans son intégralité [5] l
« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits » et tout ce qui s'ensuit
Pour qui, entre la femme et l’homme, il y a une non-discutable égalité
Ne faisant pas de différence entre tout islam politique et l’EI
Car, tous portent une idéologie qui appelle au mépris de la liberté
De la dignité humaine, du bien-vivre ensemble et de la démocratie
Une idéologie où des minorités de tous genres sont discriminées
Portée  par tous les islamistes, les prétendus modérés, y compris
« Qui tolère l’islamisme récolte le terrorisme ! », à ne pas l'oublier [5] m
Triste assertion que, tous les jours, dans plus d’un pays de la planète, l’on vérifie
Pays qui, au nom de la liberté de croyance, ont laissé l’islamisme se propager
La France en a fait l’atroce expérience avec, entre autres, l’horrible attentat contre Charlie
Le mois prochain, s’ouvre, devant une Cour d’assises spéciale à Paris, son procès
Ou pays musulman, comme chez nous où Ennhdha, le parti islamiste de Ghannouchi
A engendré ceux qui assassinent nos hôtes, nos citoyens, nos soldats, nos policiers
Et, pour indemniser ses activistes, des caisses de l’État, s’est servie [5] n
Conduisant les finances publiques à un déficit jamais égalé
Quant au niveau d’instruction de Baba, c’est un autodidacte accompli
Sa fréquentation de l’école, à deux années au primaire, s’est limitée
Mais, sa forte attirance pour la lecture et les livres, par la suite, a fait de lui
Un des co-fondateurs de « La Tunisie nouvelle », journal publié en français [5] o
L’année de la tenue à Carthage d’un congrès qui a fait énormément de bruit
Le Congrès eucharistique, par qui le désir d’indépendance fut vivifié
Cinq ans après que l’État français ait fait dresser la statue de Lavigerie [5] p
À l’entrée de la Médina de Tunis, oubliant ses principes de laïcité
Notre père, à nous inculquer plutôt ses valeurs que sa foi, il s’est investi
Et, il est fort probable que c’est cette éducation qui, à gauche, nous a orientés
Nous sommes quatre frères qui furent des militants du communiste tunisien Parti
Pour être complet, il faut dire que, par la suite, pour diverses raisons, nous l’avons quitté
En ce qui me concerne, c’est son  rapprochement avec le MUP qui nous a désunis [5] q
Et deux des quatre, ont assumé, dans divers gouvernements, des responsabilités
On aurait bien pu être trois, si, à une offre qui m’a été faite, j’avais dit oui
J’avais refusé de peur de perdre ma liberté d’écrire et de critiquer
Et de me trouver aux prises avec une lourde charge au crépuscule de ma vie
Convaincu qu’il faut offrir aux jeunes générations l’opportunité de gouverner
Sans oublier que c’est eux qui ont enclenché la Révolution et qui l’ont réussie
Cependant, à mon insu, membre d’un gouvernement, un instant, je me suis trouvé
Pistonné, soutenu et porté par Rached Ghannouchi, moi, Salah Horchani [13]
Je fus ministre de la Défense, par erreur, rien qu’une petite journée
Par la grâce du quotidien Le Temps qui m’a confondu avec le frère qui me suit [5] r
Notre benjamin qui est loin d’être islamiste, faut-il le rappeler
Mais le gourou fut contraint de reconnaître sa compétence, malgré lui  
Quant au quatrième, qui est notre aîné, son engagement nous a influencés
Engagement qui, dans le livre de Sliman Ben Sliman, est succinctement décrit [5] s
Toutes ces activités n'ont pas empêché Baba, dans son métier, d’être pionnier
Il est, à ma connaissance, le premier Tunisien qui a construit un artésien puits
Cela s’est passé, en 1930, dans notre palmeraie, « Khtounchet », appelée [5] t
Située à Ouled Majed, près de Tozeur, où ma famille vit, encore, aujourd’hui
D’après les spécialistes,  Khtounchet est un mot d'origine romaine, à ce qu'il paraît
Nous avons trouvé dans ses archives un cahier d’écolier où tout est décrit
Un livre de bord détaillé dans lequel il a, quotidiennement, consigné
Les travaux du forage, la nature des couches du terrain, en somme, sa géologie,…
Livre de bord qui nous a fait faire des économies, près de soixante-dix ans après
Dans les études préliminaires pour le forage, sur le même site, d’un nouveau puits
L’ Association des exportateurs de dattes, plusieurs années, il l’a présidée
Activité qui, à effectuer plusieurs séjours à l’étranger, l’a conduit [5] u

Politologue, un peu, je le suis, mais, surtout, militant, pour dire vrai
Un universitaire mathématicien tunisien engagé qui, depuis
La Révolution, pour informer et alerter l’opinion, s’est mobilisé
L’alerter des risques qui menacent notre naissante démocratie
Dus à quelques benalistes et les islamistes, en premier
Qui sont soutenus et entretenus par leurs « frères » qataris
Leur maître à penser, Youssef Al Qaradawi, l’a bien avoué [5] v
Tâche qui m’a été facilitée par l’un de ses principaux acquis :
« La liberté d’information », dans notre Constitution, énoncée [5] w
Cet inventaire non exhaustif dressé au crépuscule de ma vie
Me permet d’affirmer que, ne fut pas vain, mon combat d’informer
Et je crois pouvoir dire que, à faire connaître nos causes, j’ai réussi
Mon fer de lance est mon blog, chez Mediapart,  domicilié [4] a
Appuyé par des publications  apparues,  par-là par-ci
Dans Agoravox, Le Grand Soir et You Tube, en particulier [4] b
Qui, pour internationaliser nos combats, m’ont servi [6]

Je disais donc, des articles engagés, j’en ai fait
Même à l’époque où il était risqué, du moins, hardi
D’émettre la moindre critique sur les choix décidés
Par ceux  qui gouvernaient, engageant l’avenir du pays
Ainsi, j’avais proposé, dans un Mémoire, un Contre-projet [8] 
Au Projet par lequel la Banque mondiale nous a asservis
Que le pouvoir, docilement, avait entériné
Sans tenir compte de nos critiques et de nos avis
Arrêtés lors de réunions entre les syndiqués
En répondant qu’il n’y pouvait rien, qu’il en est ainsi
Le hasard a voulu que la Banque mondiale était représentée
Par Benoit Millot, un camarade d’université, un ami
Qui, je l’avoue, avait mis, gentiment, à ma portée
Ledit Projet avant que, au pouvoir, il ne soit remis 
Je peux le dire sans aucune crainte, car, après vingt-deux années
Le délit d’avoir divulgué ce document avant l’heure est prescrit
Benoit, je l’ai connu en 68, l’année où je fus recruté
À l’Université de Bourgogne, et l’on s’est très peu vus, depuis [9] 
Mon Contre-projet m’a valu des menaces exprimées
Par le ministre du Supérieur d’alors, Dali Jazi
Et m’a permis d’avoir été le plus jeune retraité
Parmi les professeurs des universités en Tunisie [10]
Et, bien que retraité, mes réflexions sur le devenir de notre Faculté
Ainsi que mes activités de recherche, toutes les deux, je les ai poursuivies [11]-[12]
En repoussant des propositions juteuses de l’enseignement supérieur privé
Dont celle de son pionnier, l’Université Libre de Tunis de Bouebdelli
Quand on se bat pour ses convictions, ses idées, il faut être, à tout moment, prêt
À toutes les éventualités, violences physiques et morales et tracasseries  
Ainsi, plus récemment, un article sur l’argent sale de qui vous savez
M’a valu l’honneur d’un procès devant le TGI de Paris
Et une agression au couteau, chez la police, dûment enregistrée
Et barre de fer, ayant eu lieu dans mon quartier, une certaine nuit [13]

Arrivé au crépuscule de ma vie, je dois avouer
Que, dans ce que j’écris, injuste, je ne me suis jamais senti
D’ailleurs, parmi les dizaines de personnes que j’ai ciblées
Dans le millier d’articles, très variés, que j’ai produits
Seulement trois se sont sentis diffamés et ont protesté
Le premier, par la voie judiciaire, c’est Rached Ghannouchi [13]
Les deux autres, pas front à front, mais, par personnes interposées
Voix de leurs maîtres qui ont excellé dans la besogne impartie
En débitant mensonges, élucubrations et contrevérités
Avec une mauvaise foi et une assurance inouïes
Faisant preuve, envers leurs mandants, d’une malsaine docilité
Il s’agit de Mozah, épouse de l'ex Émir Hamad Al Thani [14]
Quant au second, c’est un illustre inconnu, mais, bien connu dans le quartier
De la Zone verte d'El Menzah 6, avenue Aboulbaba El Ansari
Dont l’esprit, des corollaires de la Révolution, n’est  pas encore imprégné
Qui fut, entre autres, notable municipal, dans le régime de Ben Ali [15] a
Qui continue à se comporter, politiquement, comme si de rien n’était
Alors qu’en faits d’armes pour ce régime, il est classé parmi les mieux lotis 
Dont « l’interposée » est une universitaire, au titre de maître-assistant, bloquée
Ce qui lui laisse le temps de faire autre chose, en débitant des …
Elle a soutenu sa thèse, au début du siècle, voilà plusieurs, plusieurs années
Avec comme spécialité, le Marketing, et comme discipline, l’Économie
Elle ne cesse de recevoir, de sa part, des éloges à un rythme régulier  
De « Valeureuse »,  d’« Incomparable », de  « Notre Icône », il la qualifie 
Ce qui les unit, c’est leur animosité envers la municipalité
De l’Ariana, une jeune municipalité aux antipodes du système bâti
Par les benalistes que notre illustre inconnu a longtemps expérimenté
Animosité qui devint pour l’interposée son thème de recherche favori
Et l’illustre inconnu en a fait sa raison d’être, sa raison d’exister
Chanter sur tous les tons cette animosité, cela ne lui a point suffi
Entre les conseillers et les administratifs de la mairie et les administrés
Surtout les moins jeunes parmi eux, il ne cesse de semer discorde et zizanie
Pour critiquer, diviser, manigancer, influencer, feu, de tout bois, il fait
En se levant tous les matins, en se disant quel coup déguisé, faire, je puis ? [15] b
On dirait qu’il n’a pas encore digéré la façon dont il a été éjecté
Alors que le domaine de ses critiques se trouve, comme une peau de chagrin, réduit
À mesure que les «Travaux, du parc urbain El Menzah 6, d’aménagement paysager»
Progressent dans leur réalisation pour en faire un joli lieu de détente et de vie
Je disais, ce qui les unit, c’est leur animosité envers la municipalité
Et, tous les deux s’adonnent à sa critique, tous azimuts, matin, soir et midi 
Après avoir abusé de l'association Zone verte d'El Menzah 6 qui est
Devenue leur fonds de commerce pour attirer ses adhérents dans leur plan maudit [16]-[17]
Lesdits trois ciblés ont eu, en retour,  les réponses qu’ils méritaient
Pour les deux derniers, par des articles plus raffinés, plus concis [16]-[18]
Quant à leurs argumentations, qui les ont laissés bouche bée
Contenant des faits les concernant qui étaient, jusqu’alors, inédits
Que j’ai découverts en préparant la réponse à leur donner
Et, pour le premier, le Tribunal de grande instance de Paris
Par jugement au premier degré, en ma faveur, a tranché [19]
Malgré son Cabinet d’avocats conseils Carter-Ruck et Cie [20]
Qui est, aussi, celui, de Mozah, d’Erdogan,… et de Julie Gayet
Avoir gagné le procès que m’a intenté Rached Ghannouchi
Constitue, pour les combats de ma vie, le plus prestigieux des trophées [21] 

Arrivé au crépuscule de ma vie, je dois avouer
À ceux qui se sont sentis, par mes écrits, avilis
Que je n’ai, envers quiconque, aucune animosité
Mais, je ne puis supporter, dans mes relations, l’hypocrisie
Le non-respect des engagements et de la parole donnée
L’égoïsme extrême, l’individualisme outrancier et l’autolâtrie
Qu’il s’agisse de mes relations publiques, professionnelles ou privées
Mon engagement fut croyance sans aucune attente en retour, ni mercis
Ni privilèges quelconques, ni palmes académiques et assimilés
D’ailleurs, des engagements choisis sans conviction, je me méfie
Surtout qu’en général, ils se seraient imposés par nécessité
À l’instar de ces citoyens qui s’engagent dans la religieuse vie
Par besoin matériel ou pour l’avantage afférant au métier
Situation que l’on retrouve dans la fonction d’enseignants, on oublie
Que pour ces deux professions, c’est la vocation qui devrait primer
Combien de collègues et amis, se sont dits, quand mon Contre-projet était sorti
Que je voulais peut-être m’imposer  pour un haut poste de responsabilité
Au crépuscule de ma vie, ils ont la preuve qu’ils avaient tort d’avoir ainsi réagi
Que dans tous les combats que j’ai menés, j’étais complètement désintéressé
Et que c’est par idéal, par profonde conviction que j’ai toujours agi
Qui plus est, ils savent combien de propositions alléchantes j’ai repoussées
Et, combien d’amis, tunisiens et étrangers, au bon moment, m’ont fourni
Encouragements, soutiens, informations utiles et précieuses données
Qu’ils sachent que l’optimisme est toujours là, après chaque spleen, il revit
Par le courage des femmes et de la jeunesse, il est alimenté
Pas de répit ! Il y va de notre Révolution, de sa survie !
Nous n’avons pas le droit de baisser les bras, de nous décourager
Ils n’attendent que ça, ses ennemis dont fait partie la Confrérie [22]
Tous, dans les partis et les pseudo-associations sont embusqués
La leçon du Sit-in du Départ nous oblige à garder, vivant, dans l’esprit [23]
Que la mobilisation peut faire naître l’espoir là où le désespoir régnait

Arrivé au crépuscule de ma vie, je dois avouer que j’étais toujours acquis
À l’idée  « No pasarán ! », comme nous l’avons souvent, aux manifs, scandé
Et cela, malgré les égos surdimensionnés, les brouilleries
Dans lesquelles les ténors de ma famille politique baignaient
Nombreux sont celles et ceux, à la mesure de leur franche colère, qui
Clament haut et fort qu’ils marchent sur la tête, qu’il faut les remettre sur leurs pieds
Un jour viendra où ils seront remplacés manu militari
Par une génération de dirigeants, patriotes authentifiés
Pour qui l’élaboration d’un destin progressiste qui soit à l’abri
De la menace islamiste constitue leur exclusive visée     
S'il fallait recommencer, je reprendrais le même chemin entrepris
Je ferais exactement le même choix et serais du même côté         
Politiquement, malgré les nombreuses périodes de blues que j’ai subies
Je serais encore plus efficace, car, j’aurais été entraîné
Bien que ma franchise me fît perdre tant de connaissances et d’amis
L’illustre inconnu et son interposée sont, à ce jour, les derniers

Je ne voudrais pas terminer ce poème sur une note de mélancolie
Pour ce faire, il suffit de me rappeler de tous ces médecins qui m’ont soigné
Deux parmi eux occupent une place privilégiée : c’est le Docteur Collin Jacky
Qui, depuis deux décennies, est à Dijon, mon généraliste attitré
Et le jeune Docteur Mourad R., mon généraliste en Tunisie
Son nom de famille est celui du premier artiste homme qui a osé
Organiser un tour de chant en singleton, devant un public ahuri [24]
Il fut un brillant élève au Lycée pilote de l’Ariana, il réside dans notre quartier
Son cabinet se trouve, au Centre Jamil, dans l’immeuble abritant une pharmacie
Je remercie mes deux archiatres pour leur exceptionnel respect
Du Sermon d’Hippocrate que, à la lettre, ils ont toujours suivi
Aussi bien avec moi qu’avec tous leurs patients que je connais
Conjuguant le bon diagnostic avec l’écoute et la sympathie
La compétence avec l’efficacité et la disponibilité
Une formation continue régulière avec une actuelle thérapie
La bienveillance avec une communicative capacité
Le professionnalisme avec la pédagogie et l’empathie
L’expertise scientifique avec une éthique respectée
En résumé, « C’est une confiance qui rencontre une conscience », a-t-on dit [25]
Ils m’ont permis de poursuivre mon combat en prenant soin de ma santé

Salah HORCHANI

[1] https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/011213/devoir-de-memoire-l-egard-d-ali-el-hili-doyen-de-la-faculte-des-sciences-de-tunis

[2] Voir, à ce sujet, mon poème intitulé   « Sur l’exode des Tunisiens juifs : poème inspiré par la mosquée de Testour », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/081018/sur-l-exode-des-tunisiens-juifs-poeme-inspire-par-la-mosquee-de-testour

[3] https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/110918/ma-profession-de-foi-et-mes-dernieres-volontes

[4] a. https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog

[4] b. https://www.agoravox.fr/auteur/horchani-salah

https://www.legrandsoir.info/_horchani-salah_.html

https://www.youtube.com/channel/UCTpPtJ7eY72JoyjzeIh6fhg

[4] c.https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/227136/5/Manuscrit%20final%20The%CC%80se%20Marta%20.pdf

[4] d. https://www.fidh.org/IMG/pdf/fidh-lhr_recueil_sur_l_impact_du_contentieux_sur_la_lutte_contre_les_violences_sexuelles_en_afrique_nov2019.pdf

[5] a. https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/010717/un-sizain-resumant-mon-combat-contre-les-islamistescause-de-mon-ejection-de-facebook

[5] b. http://www.apn-spb.ru/publications/print13097.htm

[5] c. https://apnews.com/5307988f03754265a8cb3a71bbf3c589

[5] d. Parmi lesquelles on peut citer :

https://federalnewsnetwork.com/government-news/2019/09/tunisia-sees-26-candidates-for-lively-presidential-election/

https://www.thisismoney.co.uk/wires/ap/article-7459611/Tunisia-sees-26-candidates-lively-presidential-election.html

https://headtopics.com/us/tunisia-sees-26-candidates-for-lively-presidential-election-8242024

https://www.outlookindia.com/newsscroll/tunisia-sees-26-candidates-for-lively-presidential-election/1618002

https://gulfnews.com/world/mena/26-candidates-vie-for-presidency-in-tunisia-1.66419262

https://www.arabnews.com/node/1554196/middle-east

https://www.newageislam.com/islamic-world-news/new-age-islam-news-bureau/its-flat-out-

http://www.canadianinquirer.net/2019/09/14/tunisia-sees-26-candidates-for-lively-presidential-election/

https://en.annahar.com/article/1028119-tunisia-sees-26-candidates-for-lively-presidential-election

[5] e. https://www.humanite.fr/monde/le-monde-en-bref-530732?amp

[5] f. Archives / janvier 2018 Janvier, 2018 | Tunisie : La ...

[5] g. Il s’agit de mon poème intitulé « Supplique à Jésus et Mohamed, à l’occasion de leur anniversaire commun », paru sous le lien ci-dessous qui est suivi par une capture d’écran du sommaire de ladite Revue, en version papier :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/151215/supplique-jesus-et-mohamed-l-occasion-de-leur-anniversaire-commun

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[5] h. http://www.reseaux-parvis.fr/wp-content/uploads/bsk-pdf-manager/2018-12-12_221.pdf

[5] i. On peut retrouver le texte de ce poème, et les circonstances de son écriture, dans le paragraphe 4 du lien suivant :

https://www.legrandsoir.info/trop-c-est-trop-monsieur-moncef-ben-salem-ministre-tunisien-de-l-enseignement-superieur-il-est-temps-de-partir.html

[5] j. C’est sous la contrainte de Jules Ferry, Président du Conseil des Ministres français, que Sadok Bey signa, le 12 mai 1881, le Traité du Bardo qui instaura le Protectorat de la France sur la Tunisie.

[5] k. Voir, à ce sujet, mon article intitulé « Merci Baba et repose en paix ! », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/150218/merci-baba-et-repose-en-paix

[5] l. https://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/

[5] m. « Qui tolère l’islamisme récolte le terrorisme ! » est d’ailleurs l’intitulé
De [mon] blog militant anti-islamiste qui, chez Mediapart, refuge, a déniché

Ces deux vers sont extraits de mon poème intitulé « Élections tunisiennes 2019 : Dis-leur, Eya, dis-leur ! », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/280519/dis-leur-eya-dis-leur

Quant au blog dont il est question, c’est celui référencé dans [4] a ci-dessus.

[5] n. Voir, à ce sujet, mon poème intitulé : « Tunisie - Ennahdha, c’est aussi de l’islamisme conjugué avec le terrorisme et le mercantilisme », paru sous le lien suivant : 

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/061014/ennahdha-c-est-aussi-de-l-islamisme-conjugue-avec-le-terrorisme-et-le-mercantilisme

[5] o. Voir, à ce sujet, la référence [5] k. ci-dessus et la photo de sa « CARTE de PRESSE » ci-dessous :

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[5] p. https://directinfo.webmanagercenter.com/2013/04/09/colonisation-lavenue-habib-bourguiba-de-mon-enfance/

https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/monument-au-cardinal-lavigerie-tunis-retire/

[5] q. https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/conflit-entre-les-syndicalistes-et-127198

https://www.legrandsoir.info/DSK-et-la-Palestine-a-l-attention-des-Amis-d-Attariq-qui-militent-pour-une-Paix-des-Braves-en-Palestine.html

[5] r. Cela est rapporté dans la capture d’écran suivante, capture du lien qui la suit, de la page du Le Temps du samedi 13 août 2016, en insistant sur le fait que mon dit frère n’est pas islamiste, bien au contraire :

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http://www.letemps.com.tn/article/98549/ennahdha-avec-sa-discipline-et%E2%80%A6les-autres%C2%A0

[5] s. Sliman Ben Sliman, Souvenirs politiques (Cérès Productions, Tunis, 1989) pp 304,305 et 403.

À propos de Sliman Ben Sliman, j’ai écrit :

Sliman Ben Sliman, l’enfant de  Zaghouan et de Sadiki,
Militant tous azimuts, pendant ses études à Paris,
Au sein du Mouvement national et de l’AEMNA [13],
Et, plus tard, illustre prisonnier du  Fort Saint Nicolas,
À la cité phocéenne, pendant le tiers d’une décennie,
En compagnie de ses camarades de lutte dont Hédi Nouira,
Salah Ben Youssef, Mongi Slim et Youssef  Rouissi,
Accusés  « d'atteinte aux intérêts de la France en Tunisie »,
Il restera dans  l’Histoire l’homme qui a refusé tout compromis
Portant atteinte aux fondements de son idéologie,
Ce qui lui a valu quelques ennuis avec Bourguiba,
Pour ses prises de position, ses critiques et ses écrits

Extrait de :

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/010314/tunisie-aux-femmes-de-mon-pays-l-occasion-de-la-journee-internationale-des-droits-des-femmes

[5] t. Ci-dessous, la photo du village d’Ouled Majed, et sa palmeraie, vus du ciel, vers les années 60 : Khtounchet est au centre de la photo, accolée au village, et la construction isolée, située dans son tiers haut - sur la perpendiculaire à son haut côté, passant par le chiffre 4 - est mon bercail familial.

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[5] u. Au centre de la photo ci-dessous, prise à Marseille, juste après la Seconde Guerre Mondiale, figure Baba (terme affectueux pour désigner le père en dialectal tunisien) : je le vois encore, comme si c’était hier, s’entrainer, à la veille de son départ, à faire un nœud de cravate, lui qui était toujours en habit traditionnel, jebba et chéchia, sauf quand il se trouvait à l’étranger.

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[5] v. Voir, à ce sujet, mon article intitulé « En relation avec la Blacklist de l’UE : Le financement d’Ennahdha par le Qatar », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/100218/en-relation-avec-la-blacklist-de-l-ue-le-financement-d-ennahdha-par-le-qatar

Voir, aussi, le lien suivant, où Mohamed Abbou, ministre de la lutte contre la corruption et de la bonne gouvernance, déclare : « Tout l’argent d’Ennahdha est illégal » :

http://www.webdo.tn/2020/09/02/mohamed-abbou-tout-largent-dennahdha-est-illegal/

[5] w. L’article 31 de notre Constitution* énonce : « Les libertés d’opinion, de pensée, d’expression, d’information et de publication sont garanties. Aucun contrôle préalable ne peut être exercé sur ces libertés ».

*https://lib.ohchr.org/HRBodies/UPR/Documents/Session27/TN/6Annexe4Constitution_fr.pdf

[6] À ce propos, Marta Luceno Moreno, chercheuse en Sciences de l'information et de la communication (Université de Liège), a écrit dans [7], au sujet de l’internationalisation de notre cause pour la défense des libertés individuelles et académiques :

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et a écrit dans sa thèse [4] c, à propos de « l’éventail de formes d’intervention [de la société civile] pour attirer les médias » :

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[7]  https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-du-numerique-2019-3-page-105.htm

[8] Voir à ce sujet, la référence [10)] du lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/071015/propos-de-la-plainte-de-rached-ghannouchi-contre-moi-pour-diffamation

et le paragraphe 3. du lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/030615/pour-une-reforme-responsable-du-systeme-educatif-tunisien-une-alliance-citoyenne-vient-de-naitre

[9] https://documents.banquemondiale.org/fr/publication/documents-reports/documentdetail/902651468761396587/lenseignement-superieur-tunisien-enjeux-et-avenir

http://documents1.worldbank.org/curated/en/902651468761396587/pdf/multi-page.pdf

Note ajoutée le 11/08/2020 : Ça m'a fait vraiment chaud au cœur quand un de mes étudiants de cette époque (année universitaire 1969/1970) - aujourd’hui, Professeur émérite à l’ENS - a réagi à mon poème en m’envoyant le courriel suivant :

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[10] À cette époque, l’âge de départ à la retraite était de 60 ans, mais, pour les Professeurs des universités, il pouvait être repoussé jusqu’à 65 ans, et même au-delà, et cela, à la demande de l’intéressé et sur décision du ministre, ce qui était accordé automatiquement à tous les collègues, à vrai dire. À la réception de mon Contre-projet, Dali Jazi a dit, devant témoins : « C’est quoi ce torchon ! Dans tous les cas, il va avoir soixante ans, et je l’attends ! ». Ce qui m’a conduit à lui envoyer un courrier officiel, avant l’heure, pour lui faire part de ma décision de partir à la retraite le premier jour du mois qui suivra mon soixantième anniversaire, à savoir le 01/01/01– quelle belle date ! - décision et Contre-projet qui ont été aussi transmis au Président de la République d’alors, la lettre les accompagnant a été distribuée à tous les collègues de ma Faculté. Et ce fut ainsi, ce qui m’a permis d’être, à ma connaissance, le premier Professeur des universités, en Tunisie, parti à la retraite à l’âge 60 ans.

[11] Habib Belayouni et Salah Horchani (Rapporteurs), Rapport de la Commission d’études sur le devenir des Facultés des sciences, 78 pages, Faculté des Sciences de Tunis, 2001. En relation avec ce Rapport, voir les deux liens suivants qui l’ont cité :

Karim Ben Kahla, « L'université tunisienne face au dilemme universalité / mondialisation : réflexions sur la "fracture universitaire" et les modes de structuration de l’enseignement supérieur en Tunisie», paru sous le lien suivant :

https://books.openedition.org/irmc/1567?lang=fr

François Siino,  « L’Université tunisienne banalisée. Mise à niveau libérale et dépolitisation », Annuaire de l’Afrique du Nord 2002, Paris, CNRS Éditions, t.40, pp.187-200, article que l’on peut retrouver sous le lien suivant :

https://halshs.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/466284/filename/F.Siino_L_universite_tunisienne_banalisee.pdf

[12] Voir, par exemple, mon article intitulé «On the New-Stein Group and the Mass Dynamical Origin », paru sous le lien suivant:

http://arxiv.org/pdf/math-ph/0311054v1.pdf

[13] Voir à ce sujet mon article-poème intitulé « TGI de Paris – Non-lieu dans le procès intenté par GHANNOUCHI Rached à mon encontre », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/111117/tgi-de-paris-non-lieu-dans-le-proces-intente-par-ghannouchi-rached-mon-encontre

[14] À ce sujet, je reproduis ci-dessous un extrait de « Ma Déposition  écrite et ma Ligne de défense » que j’ai transmise à Madame la juge Mylène HUGUET, vice-présidente du Tribunal de grande instance de Paris, chargée de l’instruction de la plainte avec constitution de partie civile de KHERIGI dit GHANNOUCHI Rached contre moi [13], pour délit de presse, plus précisément, «pour diffamation et atteinte à son honneur et à sa considération», suivi de la photo de la première page de ladite Déposition :

Pour terminer ce paragraphe, permettez-moi de vous préciser, Madame la Juge, que c’est la première fois dans ma vie, qui se trouve à son crépuscule, que l’on porte plainte contre moi. Je tiens à vous préciser, aussi, que pendant ces deux dernières décennies, comme il ressort du lien [5], j’ai écrit des centaines d’articles très critiques – dont vous pouvez consulter une partie sur les cinq liens mentionnés dans le paragraphe 14 ci-dessous - en général pas tendres mais, toujours, loyaux, responsables et bien argumentés, écrits à la manière et avec la rigueur d’une publication scientifique (déformation professionnelle !) sur des sujets divers et, principalement, sur des politiques, hauts responsables ou lambda, sur des personnalités tout court,  sur des activistes islamistes, sur des Instances,…internationaux ou nationaux, y compris, pendant les années de braise, sur des hommes politiques ou décideurs de l’ancien régime tunisien, et jamais, au grand jamais un destinataire ciblé n’a trouvé une faiblesse quelconque dans mes arguments pour discréditer mes écrits le concernant. À titre d’exemple, je vous invite à consulter sur lesdits liens mes articles consacrés à la famille régnante du Qatar, en particulier, à Sheikha Mozah sus-citée (qui est, aussi, membre étranger de l'Académie Française des Beaux- Arts ! Ce n’est pas une blague) que je n’ai pas du tout épargnée, puisque je l’ai surnommé dans mes articles «La Première 1/3 dame du Qatar», étant donné qu’elle est l’une des trois épouses simultanées de l’Émir, ou bien «la Poupée Barbie Banane», du fait que « Mozah» est la transcription phonétique du mot arabe  موزة  qui signifie « banane » ; pour l’expression « Poupée Barbie», je vous laisse deviner, Madame la Juge ! Mais, elle, contrairement au plaignant, s’est comportée en grande dame en s’abstenant de porter plainte, elle n’a pas fait appel à Carter-Ruck et associés, leur Cabinet conseil commun (à Mozah et à Rached Ghannouchi, drôle de coïncidence, d’ailleurs, qu’une qatarie et un tuniso-soudanais aient le même cabinet d’avocats domicilié à Londres !). Elle s’est juste contentée de charger une de ses plumes-mercenaires de me contredire dans le même journal (AgoraVox) où fut publié l’un de mes articles la concernant. Ce qui m’avait conduit à répondre, toujours sur le même journal, d’une façon cinglante, à la dite  plume-mercenaire.

Dans ce contexte, je vous invite, Madame la Juge, à consulter, aussi, un poème intitulé « La Charte du Parfait Doyen » que j’ai fait paraître sous le lien suivant :

https://www.legrandsoir.info/la-charte-du-parfait-doyen-valable-aussi-mutatis-mutandis-pour-tout-elu.html

et que le Professeur Gilles Guglielmi (Professeur des universités en Droit public à l’Université Panthéon-Assas) a repris sur son site web sous le lien :

http://www.guglielmi.fr/spip.php?article233

Ce poème, Madame la juge, est une Charte qui est, en réalité, valable, aussi, Mutatis Mutandis, pour tout élu : toutes activités, toutes fonctions et toutes professions confondues. Initialement, je l’avais écrit au printemps 2002, pendant les années de braise, à l’occasion des élections des Doyens des Facultés, et diffusée dans les milieux universitaire et politique, tunisien et étranger, mais, en ciblant, au second degré, le Président déchu, qui ne cessait de se faire réélire, et sa famille et ses proches qui ne cessaient de s’enrichir en détournant l’argent public, en s’accaparant des fleurons de notre économie,…

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 [15] a.

Pour que le lecteur non informé ne trouve pas de difficultés
Dans le cas du fameux illustre inconnu, soyons plus précis
Il s’agit d’un faux militant associatif et son interposée [16]
Celui-là même qui fut pendant dix ans vice-président de la mairie
De l’Ariana, sous le régime déchu, et qu’il en a bien profité
Rien qu'à voir le parking privé, sur la voie publique, qu’il s’est construit [16]
Ce n’est pas grande chose, mais c’est un stigmate de sa mentalité
Le moins que je puisse dire, c’est que « l’occasion fait le larron », comme on dit
Il a pris en grippe les nouveaux élus de la municipalité
Une équipe indépendante, ancrée à gauche, complètement rajeunie
Qui est pour une économie verte, circulaire, une civile Société
Fortement impliquée dans tous les projets, ainsi que dans leurs suivis
Et pour une démocratie participative dans la gérance de la Cité
Que les temps ont changé, notre ex-conseiller ne l’a probablement pas compris
Il ne fait que fustiger cette équipe sans aucune retenue, ni civilité [16]
Comme étaient fustigés les adversaires du régime, au top de l’époque de Ben Ali
À l’époque où il était un cacique du pouvoir, président d’une cellule du RCD
Alors que, au vu des casseroles qu’il traîne de sa politique vie
La dignité aurait été d'essayer de se faire oublier

[15] b. Voir, par exemple, son commentaire ci-dessous sur un organigramme officiel du personnel administratif de toutes les  mairies de la République :

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Voir, aussi, [15] a. ci-dessus.

[16] https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/070620/tunisie-mairie-de-l-ariana-les-infeodes-ben-ali-et-l-equipe-d-al-afdhal

[17] Voir, à ce sujet, aussi, les posts, vidéos et commentaires de l’illustre inconnu et son interposée sur les deux pages Facebook suivantes associées à ladite association :

Association Zone Verte Menzah

Collectif (Libre et Indépendant) des Citoyens d'El MenazahCollectif (Libre et Indépendant) des Citoyens d'El Menazah

pages desquelles sont extraites leurs citations contenues dans ce poème et dans la référence [16] ci-dessus, ainsi que la photo ci-dessous, prise lors d’une réunion  de ladite association qui a eu lieu sur la Zone verte d'El Menzah 6, où l’on aperçoit, assis sur le côté droit du banc, l’illustre inconnu, discourant les bras semi-écartés, devant des jeunes de l’association, l’écoutant religieusement, figés debout, à la manière d’adeptes écoutant leur gourou, et, à sa gauche, aussi debout, avec une veste rose, son interposée ;  la mention « ZvenDan » qui y figure signifie « Zone verte  en Danger », alors que, depuis belle lurette, elle n’est plus en danger, puisque les ambitieux «Travaux d’aménagement paysager du parc urbain El Menzah 6»** [= la Zone verte d'El Menzah 6 ] sont en cours de finition, comme tout un chacun peut aller le vérifier sur place, alors que ladite association et ses dites pages Facebook n’en soufflent, jusqu’à ce jour, mot, bien que le couple constitué par l’illustre inconnu et son interposée nous ait canonnés, sur ces mêmes pages, pendant des mois, presque quotidiennement, à coups de posts, photos, vidéos et commentaires critiquant – dans un langage dépassant souvent l’abc de la civilité [16] - la mauvaise gestion de cette Zone verte, par la Municipalité de l’Ariana, silence radio qui, après tout, se comprend, puisque ce couple voit certainement se volatiliser, dans ce bel aménagement paysager, son fonds de commerce.

** http://commune-ariana.gov.tn/uploads/documents/20200515081647.pdf?

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout et plein air, texte qui dit ’Réunion ZvenDan Team post-Covid-19 post -1 19’

[18] https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-qatarisme-ce-fleau-qui-nous-135242

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/et-si-le-qatarisme-etait-une-135541

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/140513/un-commentaire-au-fameux-article-du-qatarophile-abou-hakim-el-omrani-alias-abdelouadoud-el-omran

https://www.legrandsoir.info/le-qatartourophile-abdelouadoud-el-omrani-alias-abou-hakim-el-omrani-a-menti-il-s-est-revele-etre-un-agent-du-qatar.html

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/droit-de-reponse-abdelouadoud-el-136354

[19] «Certificat de non appel ordonnance» relatif à l’ordonnance de non-lieu en ma faveur auquel a abouti la plainte dont il est question dans la référence [13] ci-dessus :

59535835_517710992334968_3421038921251815424_o.jpg?_nc_cat=106&_nc_sid=730e14&_nc_ohc=84ba5M4PSkAAX9hsPlS&_nc_ht=scontent.ftun4-1.fna&oh=e28f679508999d1d382e4472104eabf3&oe=5F7A130B

[20] https://www.carter-ruck.com/media-law-defamation-libel-and-privacy-lawyers

[21] Voir, à ce sujet, mon poème intitulé « Mon trophée à moi ! Merci cheikh KHERIGI dit GHANNOUCHI Rached ! », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/090519/mon-trophee-moi-merci-cheikh-kherigi-dit-ghannouchi-rached

[22] Il s’agit du parti islamiste tunisien Ennahdha, succursale tunisienne de l’Internationale islamiste, la Confrérie des frères musulmans, parti dont Rached Ghannouchi est président-fondateur. À ce sujet, voir, par exemple, mes deux vidéos suivantes, intitulées respectivement « Tunisie–stratégie du projet islamiste pour les nuls en 32’' de Vidéo par R GHANNOUCHI » et «"Dieu a attribué à Ennahdha l’Islam comme mission " dixit Rached Ghannouchi », parues sous les liens suivants :

https://www.youtube.com/watch?v=l-UF6EHHpnY

https://www.youtube.com/watch?v=Feswygjdb2I

[23] Voir, à ce sujet, mon poème intitulé « Prix Nobel de la Paix 2015 : une petite pensée pour le "Sit-in du Départ" ! », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/091015/prix-nobel-de-la-paix-2015-une-petite-pensee-pour-le-sit-du-depart

[24]  http://www.webdo.tn/2015/11/07/il-etait-une-fois-sidi-ali-riahi/

[25] Il s’agit du Docteur Louis Portes - premier président du Conseil de l’Ordre des médecins au moment de sa création, pendant la Seconde Guerre mondiale – qui a eu cette belle formule pour définir le rapport patient/médecin. Voir, à ce sujet, le lien suivant :

https://www.rose-up.fr/magazine/bon-medecin/

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