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solidarité de la section EHESS de la LDH avec les victimes de la répression en TURQUIE

À propos du blog
Solidarité de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales avec les victimes de la répression en Turquie Aucun d’entre nous ne peut rester indifférent à la répression qui frappe nos collègues de Turquie et de nombreux étudiants. Le Président de l’EHESS, comme d’autres responsables universitaires français, a pris déjà des mesures opportunes pour aider certains collègues de Turquie contraints à l’exil, en les accueillant sur des postes d’invités ou en leur procurant certaines allocations. Lundi dernier 14 novembre, la police est intervenue brutalement à l’Université du Bosphore pour réprimer une manifestation d’étudiant(e)s qui protestaient contre l’annulation par le président Erdogan de la réélection de la Rectrice de l’Université, jugée trop indépendante par le pouvoir, et contre son remplacement par un universitaire aux ordres du régime. Le Président Erdogan agissait ainsi en application d’un décret-loi supprimant l’autonomie des Universités. Deux étudiants, Levent Piskin et Olcay Celik ont été arrêtés à leur domicile. Ces arrestations s’ajoutent aux 400 étudiants déjà emprisonnés et au millier d’universitaires et de chercheurs qui ont déjà été arrêtés, licenciés ou harcelés par la police. Le drame que vit l’Université du Bosphore nous touche particulièrement en raison des liens anciens que l’Ecole entretient avec elle. En 1984 déjà un colloque pluridisciplinaire d’études comparées organisé conjointement par cette Université et l’EHESS y avait eu lieu auquel avaient participé des collègues de l’Ecole appartenant à divers centres et à diverses disciplines. Nous avions pu apprécier l’ouverture et la qualité intellectuelle de cette Université, îlot de liberté dans la Turquie sous régime militaire. La mémoire de cette rencontre, entretenue depuis par bien d’autres contacts, nous oblige. Notre solidarité s’adresse bien sûr également à tous les universitaires et étudiants victimes de la répression policière du président Erdogan. Nous venons d’apprendre qu’un grand nombre de collègues de l’Université de Yildiz ont été arrêtés ce jeudi. Elle s’adresse aussi à toutes les victimes de la répression, en particulier aux journalistes, aux avocats et aux élus défendant les droits des Kurdes. C’est pourquoi nous dénonçons les mesures répressives du président Erdogan et nous tenons à marquer notre solidarité avec tous les universitaires, chercheurs et étudiants qui en sont victimes. Nous demandons à la Conférence des Présidents d’Universités (CPU), au Conseil Scientifique du CNRS , à Monsieur le Secrétaire d’Etat chargé des Universités, à Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, et du Développement International qui ont déjà formellement condamné ces graves violations des libertés fondamentales et des franchises universitaires, d’utiliser tous les moyens de pression dont ils disposent pour venir en aide aux victimes de cette répression et pour amener le président Erdogan à la faire cesser. Nous leur demandons également de proposer des initiatives dans le même sens aux autres Etats de l’Union Européenne. André BURGUIERE, Claude CALAME, Sophie DESROSIERS, Klaus HAMBERGER, Christiane KLAPISCH-ZUBER, Véronique NAHOUM-GRAPPE, Emmanuel TERRAY, Lucette VALENSI, et toute la section de l’EHESS de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) x
  • Rencontre avec l’association Familles syriennes pour la liberté

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    Fondée en 2017, cette association rassemble les familles qui demandent des informations sur le sort de proches incarcérés sous le régime syrien. Organisée par la section de la Ligue des Droits de l’Homme de l’EHESS et le Comité « Syrie Europe après Alep » (revue Esprit), cette rencontre a eu lieu le 29 janvier 2018. Compte-rendu. 
  • Un océan de destinées grandioses

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    En proposant à Edwy Plenel de saluer par un texte introductif les cinquante ans d’existence du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier créé par Jean Maitron, les éditeurs de cette impressionnante entreprise ne pouvaient faire un meilleur choix. Tous les historiens de la France contemporaine ont eu à consulter à un moment ou à un autre ce monument d’érudition de 79 volumes regroupant plus de 160 000 biographies. 
  • Histoire : sur la police et sur la bâtardise, deux bons livres

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    Voici deux travaux historiques à lire sur deux sujets historiques parallèles : la police et l'ordre social; la bâtardise et l'exclusion sociale. L'un de Vincent Milliot, l'autre de Sylvie Steinberg.
  • Comment l'éducation a façonné l'histoire juive

    Par | 8 commentaires | 16 recommandés
    Avec leur remarquable "La poignée d'élus", les historiens Maristella Botticini et Zvi Ekcstein développent avec brio une thèse qui dédramatise la dispersion du peuple juif. Dans le sillage de Marc Bloch, ils montrent que la  religion concerne aussi l’infrastructure des sociétés, pas seulement leur superstructure.
  • Le voleur de Paradis, ou le bon larron

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    Dans Le voleur de paradis : le bon larron dans l'art et la société (XIVe-XVIe siècles), Christiane Klapisch-Zuber livre une étude sur la représentation du personnage du bon larron dans la peinture italienne et allemande pendant la Renaissance.
  • Nicolas Sarkozy, Régis Debray, même combat ?

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    Jusqu’à la fin du XIX° siècle, la droite, toutes tendances confondues, a détesté la République qui incarnait à ses yeux l’héritage haïssable de la Révolution. L’extrême droite, maurrassienne et fascisante qui l’appelait aimablement «  la gueuse » dans les années 1930, lui a voué une haine encore plus durable. Or, c’est  le modèle républicain qui est invoqué maintenant par Marine Le Pen pour réclamer qu’on retire à la main d’œuvre immigrée le droit à la couverture sociale ou par Jean François Copé pour s’opposer au  droit de vote des étrangers dans les élections locales.
  • L'étrangeté qui est en nous

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  • « La démocratie contre les experts », de Paulin Ismard

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    « Imaginons un  instant que le dirigeant de la Banque centrale européenne, le directeur des CRS comme celui des Archives nationales, les inspecteurs du Trésor public tout comme les greffiers des tribunaux soient des esclaves… Transportons nous, en somme, au sein d’une République dans laquelle certains des plus grands “ serviteurs ” de l’Etat seraient des esclaves. » C’est par cette hypothèse assez déroutante que Paulin Ismard conclut le livre éblouissant qu’il vient de consacrer aux esclaves publics (appelés dêmosioi) dans la Grèce ancienne.
  • Paris, ville ouvrière, une histoire occultée

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    Ce que nous pouvions savoir du Paris populaire de l’époque romantique, nous le devions aux romanciers et aux philanthropes, observateurs de la misère ouvrière. Dans Paris, ville ouvrière, une histoire occultée 1789-1848 (La Découverte), livre passionnant, gorgé de vie et de fureur, Maurizio Gribaudi nous en propose aujourd’hui une vision différente qui a su dépasser ces témoignages littéraires pour se plonger dans l’océan des sources administratives et policières.
  • Le mythe des indo-européens ou l’obstination dans l’erreur

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    Les mythes qui font rêver les savants sont aussi tenaces que ceux dont se bercent les ignorants. Mais ils sont nettement plus dangereux. C’est ce que nous rappelle Jean-Paul Demoule dans une histoire passionnante du mythe indo-européen (Mais où sont passés les indo-européens ? Le Seuil, 730 p., 27 euros, coll. La Librairie du XXIe siècle).