C'est du moins ce qu'il a affirmé avoir enclenché en 2017 sur TF1 en ajoutant : « c'est le trésor des décennies à venir. On doit remettre nos enfants et le sujet de l'apprentissage au cœur du projet de la nation ». Education, instruction, formation sont les maîtres-mots habituels lorsqu'on parle de l'Ecole. Ici, c'est l'apprentissage qui est mis en avant, et ce n'est pas anodin.
En miroir de l'annonce par Emmanuel Macron de la perspective d'un service civique de six mois pour tout jeune européen, il convient de se rappeler qu'il avait déjà annoncé la perspective qu'une « moitié d'une classe d'âge passe au moins six mois dans un autre pays européen » lors de son discours à la Sorbonne du 26 septembre 2017.
C'est le titre donné à une tribune transpartisane de députés parue dans le NouvelObs d'hier. La mise au premier plan de la question du lycée professionnel est suffisamment rare pour retenir l'attention, d'autant plus qu'elle arrive en pleine ouverture de la campagne de l'élection présidentielle qui attise l'esprit partisan.
L'ex-ministre de l'enseignement supérieur se distingue lors de la primaire organisée au sein de « LR » par des propositions - examen d'entrée en sixième, augmentation de deux heures des horaires dévolus au « lire-écrire-compter » dans l'élémentaire, focalisation unilatérale sur la « transmission » - à rebours des deux ministres de la période gaullienne d'avant Mai 68 : Fouchet et Peyrefitte.
Au rebours d'une tradition républicaine de liberté d'édition et de choix des manuels scolaires ( sauf durant la parenthèse pétainiste de l' « Etat français » »), la présidente du Conseil supérieur des programmes vient de « regretter l'absence de dialogue sur le fond avec les éditeurs scolaires » dans une tribune parue dans le « Figaro »
On a vérifié : seules 6 de ses 48 entrées figurent parmi les entrées de l'un au moins de trois dictionnaires importants spécialisés. Cela lui permet de faire des « pas de côté » significatifs et d'étonner son lecteur. A lire en ces temps moroses voire délétères.
Peut-être et à voir. Mais il y a eu le précédent de la création des maîtres-directeurs en 1987 par René Monory, interrompu par la victoire de la gauche et un nouveau décret signé Lionel Jospin annulant le décret Monory. Le précédent principal est peut-être là : on ne voit pas actuellement la gauche revenir au pouvoir.
Jean-Michel Blanquer lance aujourd'hui un « Laboratoire de la République ». Il n'est pourtant pas le mieux placé pour le faire car avec lui n'importe quoi peut être dit "républicain" sans qu'il se soucie le moins du monde du "faux sens" voire du ''non sens'' encouru. Deux exemples topiques, parmi bien d'autres possibles.
Une construction d'après la crise sanitaire bien sûr. Ce livre collectif est d'autant plus intéressant qu'il part d'expériences effectivement menées dans le cadre du « non-présentiel », selon des modalités et dans des secteurs différents.
L'annonce faite par Anne Hidalgo en est une, et de taille. Mais il y en a eu d'autres, qui méritent d'être rappelées même si on les a quelque peu oubliées, bien à tort. Car elles donnent à réfléchir dans notre situation complexe actuelle.