Cadre de l'éducation nationale, passionné de politique et d'économie, de didactique et de pédagogie, de peinture (peintre amateur à ses heures très perdues) et de polars
France
Reconnaître le caractère indispensable de certaines dimensions relationnelles ou émotionnelles ne conduit pas à adhérer à leur cadrage institutionnel. Le problème commence lorsque des conditions pédagogiques sont isolées de leurs dispositifs et reformulées comme des qualités attendues des individus. Ce glissement discret transforme des leviers d’apprentissage en normes implicites de jugement.
Avant d’interroger ce que les compétences psycho-sociales font à l’école, encore faut-il préciser ce qu’elles recouvrent. Certaines dimensions ainsi nommées ne relèvent ni du bien-être ni de la morale éducative. Elles constituent des conditions matérielles de l’apprentissage, produites par des dispositifs pédagogiques précis, sans lesquelles il n’y a pas de savoirs, mais de la sélection.
Les compétences psycho-sociales se sont imposées à l’école avec une facilité déconcertante. Portées par un discours unanimiste, elles promettent bien-être, adaptation et responsabilité individuelle. Qui s’y opposerait sans passer pour un réactionnaire échappé de Bolloland ? Reste une question : que dit ce vocabulaire de notre façon de psychologiser des contradictions sociales bien réelles ?
Depuis quelques années, les compétences psycho-sociales s’imposent comme une évidence éducative. Déployées massivement, elles font consensus. Trop sans doute. Ce texte n’adhère ni ne dénonce : il interroge ce moment où l’école se voit confier la tâche de réparer psychiquement ce que le monde social produit.
Jusqu'au bout, l'ex-ministre de l'éducation Nationale aura montré non seulement son incompétence mais aussi son mépris. A quelques heures de son exfiltration elle présentait quand même sa feuille de route aux inspecteurs qu'elle avait fait convoquer à la hâte en visio-conférence.
Le déshonneur de certains policiers est-il le déshonneur de la Police ?
Se poser la question n’est pas chose anodine. On pourrait déporter le débat sur le monde enseignant ou ecclésiastique pour mesurer les écarts.
Voilà nous y sommes, ce lundi 10 janvier 2022, une semaine après la reprise de l’école dans les conditions d’une pandémie qui se rapproche inexorablement des conditions de l’épidémie du printemps 2020. Plus tard sans doute les historiens sanitaires interrogeront l’attitude totalement irresponsable du sinistre de l’éducation nationale.
Nous y voilà, ce lundi 3 janvier 2022, l’ensemble des écoles collèges et lycées accueille tous leurs élèves et le personnel enseignant et non enseignant, sans réelle évolution du protocole sanitaire (voire même une régression !)… en pleine pandémie du variant « Omicron ».
Nous allons bientôt reprendre le chemin de l’école se disent nos élèves, leurs parents, les journalistes, le boulanger, le citoyen… mais que sait-on vraiment de ce qui s’y passe par temps de pandémie ? Quels sont les protocoles sanitaires mis en œuvre pour contraindre cette épidémie qui n’en finit plus ?