Jean-Pierre Bernajuzan

Sa biographie
Dès l’âge de 6/7 ans, j’ai pris conscience que la société fonctionnait sur l’illusion : je ne pouvais m’y laisser aller parce qu’alors j’aurais menti, puisque j’en avais conscience. Je ne pouvais accepter cette socialisation illusoire, qui de ma part aurait été mensongère, puisque j’en étais conscient. Je ne pouvais pas accepter « d’être » un mensonge : – Ce qui n’est pas vrai… n’existe pas, n’est-ce pas ? – Si « je » ne suis pas vrai… je ne suis pas ? – Comment pouvais-je ne pas être… sans être mort ? – Et de mon propre chef ! Dès lors j’ai donc recherché « la vérité », contre l’illusion, pour ne pas me « néantiser » moi-même… Ce blog rassemble des textes qui analysent et décrivent l’état et l’évolution, à la fois des sociétés et des individus au sein de ces sociétés. À chaque stade de l’évolution des sociétés correspondent des états psychologiques et sociaux des individus ; je les analyse et les décris, je les mets en perspective. J’affirme que c’est la société et son évolution qui déterminent le reste : économie, État, psychologie, philosophie… les articles se classent donc : Socio-économie, Socio-psychologie, Socio-éducation. Cette évolution sociale varie selon les sociétés des différentes civilisations : j’analyse les influences et déterminations fondamentales qui en déterminent la dynamique. Ce qui m’amène à retrouver les déterminants fondamentaux, universels donc, au delà des différences culturelles et historiques...
Son blog
8 abonnés Le blog de Jean-Pierre Bernajuzan
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  • L’État ne socialise pas, c’est la société qui socialise

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    Au cœur de la socialisation, il y a le désir mimétique qui anime l’enfant dès la naissance. C’est l’enfant qui se socialise lui-même en s’appuyant sur le modèle des personnes qui s’occupent de lui et qui comptent pour lui. La dynamique de la socialisation vient de l’enfant, car il s’identifie aux personnes adultes responsables de lui (ses parents d’habitude), il les imite, il se calque sur eux..
  • La modernité prétend rendre le monde disponible mais il nous échappe de plus en plus

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    Le projet culturel de notre modernité semble parvenu à son point d'aboutissement, science, technique, organisation sociale et politique ont rendu les êtres et choses disponibles de manière permanente et illimitée. Mais nos désirs se muent en cycles infinis de frustrations, la maîtrise de nos propres vies nous échappe...
  • Le levain dans la pâte, ou l’élite dans le peuple

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    Spontanément, on perçoit l’élite comme une catégorie particulière, distincte des autres, au dessus et à côté. Cette façon de percevoir relève plutôt d’une volonté de classifier que d’analyser la dynamique des sociétés et des États. L’élite est soit une classe sociale, soit une sélection : par la sélection on la distingue socialement, on la dissocie dans l’ensemble social et sa fonction vient...
  • La société de consommation, c’est l’État social

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    On a l’habitude d’attribuer l’origine de la « société de consommation » au marché et donc au capitalisme. Pourtant, la détermination de cette mise en œuvre n’a pas été celle des entrepreneurs mais celle des politiques, non pour des raisons économiques mais pour des raisons sociales et politiques.
  • « L’islam radical a une capacité à capter toutes les vulnérabilités sociales »

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    Où en est-on des études sur les radicalisations presque trois ans après l’attentat contre Charlie Hebdo ? Quels sont les domaines et thèmes déjà bien explorés que vous distinguez, et quelles sont les lacunes et apories, voire les fausses dichotomies, pour éviter la simplification du sujet radicalisé ?