Jean-Pierre Bernajuzan

Sa biographie
Dès l’âge de 6/7 ans, j’ai pris conscience que la société fonctionnait sur l’illusion : je ne pouvais m’y laisser aller parce qu’alors j’aurais menti, puisque j’en avais conscience. Je ne pouvais accepter cette socialisation illusoire, qui de ma part aurait été mensongère, puisque j’en étais conscient. Je ne pouvais pas accepter « d’être » un mensonge : – Ce qui n’est pas vrai… n’existe pas, n’est-ce pas ? – Si « je » ne suis pas vrai… je ne suis pas ? – Comment pouvais-je ne pas être… sans être mort ? – Et de mon propre chef ! Dès lors j’ai donc recherché « la vérité », contre l’illusion, pour ne pas me « néantiser » moi-même… Ce blog rassemble des textes qui analysent et décrivent l’état et l’évolution, à la fois des sociétés et des individus au sein de ces sociétés. À chaque stade de l’évolution des sociétés correspondent des états psychologiques et sociaux des individus ; je les analyse et les décris, je les mets en perspective. J’affirme que c’est la société et son évolution qui déterminent le reste : économie, État, psychologie, philosophie… les articles se classent donc : Socio-économie, Socio-psychologie, Socio-éducation. Cette évolution sociale varie selon les sociétés des différentes civilisations : j’analyse les influences et déterminations fondamentales qui en déterminent la dynamique. Ce qui m’amène à retrouver les déterminants fondamentaux, universels donc, au delà des différences culturelles et historiques...
Son blog
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  • BORIS CYRULNIK Enseigner l'histoire de la Shoah: enjeux perspectives transmission

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    J’ai assisté à une conférence de Boris Cyrulnik organisée par le Conseil Général de Haute-Garonne à l’occasion d’une convention signée entre le Mémorial de la Shoah et le département. Il a parlé, en particulier, de la façon dont les enfants "encaissent" les états d'âme de leur mère. D'abord les fœtus subissent le stress de leur mère, non directement, mais dans la manière dont elle le gère...
  • La Société contre l’État ? Plutôt sociétés grégaires contre sociétés individualistes

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    Que les sociétés soient primitives ou modernes, grégaires ou individualistes, avec État ou sans État, elle sont de toutes façons composées d’individus. Ce qui change ce sont le statut de ces individus et la manière dont ils sont traités. Ma vision de l’évolution des sociétés humaines depuis l’origine est que le groupe a d’abord primé car, sans lui, la survie des individus était impossible.
  • L’État se prend pour le roi ! Le gouvernement par l’arbitraire

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    C’est une réflexion de policiers, dans le livre de Sébastian Roché « De la police en démocratie », qui m’a fait prendre conscience qu’on reconnaissait à l’État une souveraineté qui en démocratie appartient au peuple. Quand on leur disait qu’ils devaient chercher à obtenir la confiance de la population, ils ont répondu spontanément « qu’ils sont l’État », leurs décisions s’imposent aux sujets.
  • Michel Serres. Les nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive

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    Michel Serres a prononcé cette conférence à Lille à L’INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique) les 10 et 11 décembre 2007. Il nous resitue dans notre rapport aux techniques et dans l'évolution historique, en nous rappelant qu'à chaque nouvelle invention technique, nous avons toujours les mêmes difficultés à les appréhender, à toutes les époques..
  • De la société paysanne à la classe ouvrière

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    On a coutume d’expliquer l’identité de notre société occidentale par la détermination de la philosophie des Lumières. Je suis né paysan et j’ai vécu mon enfance et mon adolescence dans la société paysanne qui a disparu à la fin des Trente Glorieuses, je peux témoigner que nous y vivions encore selon les « codes paysans » dont les valeurs sont plus archaïques que celles des Lumières.