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Le blog de Jean-Pierre Bernajuzan

À propos du blog
Dès l’âge de 6/7 ans, j’ai pris conscience que la société fonctionnait sur l’illusion : je ne pouvais m’y laisser aller parce qu’alors j’aurais menti, puisque j’en avais conscience. Je ne pouvais accepter cette socialisation illusoire, qui de ma part aurait été mensongère, puisque j’en étais conscient. Je ne pouvais pas accepter « d’être » un mensonge : – Ce qui n’est pas vrai… n’existe pas, n’est-ce pas ? – Si « je » ne suis pas vrai… je ne suis pas ? – Comment pouvais-je ne pas être… sans être mort ? – Et de mon propre chef ! Dès lors j’ai donc recherché « la vérité », contre l’illusion, pour ne pas me « néantiser » moi-même…
  • 7 - L’élection démocratique est un rituel sacrificiel - postface

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    Depuis toujours, je résiste à l'oppression du groupe, sous toutes ses formes, sociale, familiale... mais sans intégrer ces groupes à la société démocratique. Auparavant, je ne m'interrogeais pas sur la nature de la démocratie, je baignais dans le sentiment. Je dis bien « je baignais dans le sentiment », parce que je n'en avais aucune conscience que la démocratie était un espace, un champ..
  • 6 -La démagogie électorale, la compétence gouvernementale et l'invention du réel

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    Or, pour que cette vérité puisse construire le monde, il faut qu'elle passe de l'individuel au collectif. Qu'elle soit sélectionnée par le peuple sinon positivement, du moins négativement. Mais pour qu'elle puisse être sélectionnée, il faut d'abord qu'elle soit inventée par un ou des individus. C'est là que le bât blesse ! Entre le premier temps démagogique de la prise en compte de l'arbitraire..
  • 5 - La démocratie est représentative, ou elle n'est pas !

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    En 1995, Jacques Delors a renoncé à être candidat à l'élection présidentielle « parce qu'il aurait été obligé de mentir aux Français ». Il est bien gentil Jacques Delors, il laisse le sale boulot aux autres, et lui, le chevalier blanc, il « fait » la vérité. Pour qu'il puisse mener son action politique, il a bien fallu que Mitterrand, en l'occurrence, gagne les élections démagogiquement...
  • 4 La démocratie est le pire des systèmes politiques, à l'exclusion de tous les autres

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    En 2002 après avoir été nombreux à voter contre Le Pen, aux législatives suivantes nous nous abstenons. Pour les législatives, il s'agissait de choisir une politique : laquelle ? L'expérience nous avait montré que la droite et la gauche ne différaient pas sur l'essentiel. La gauche a montré qu'elle gérait aussi bien que la droite, la droite qu'elle ne revenait pas sur les acquis sociaux. Donc..
  • 3 - La politique c'est comme l'andouillette, ça doit sentir la merde, mais pas trop

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    Être démocrate consiste à accepter de se soumettre à « l'arbitraire majoritaire démocratique ». Le système majoritaire a cette vertu de nécessiter de rassembler plusieurs arbitraires minoritaires pour arriver à constituer cette majorité. Il contribue ainsi à unifier la société qui le pratique et à créer une identité commune. Pendant la campagne électorale, les candidats tâchent de capter les..
  • 2 - Avons nous politiquement raison lorsque nous sommes électoralement majoritaires ?

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    Avoir raison : c'est dire ce qui est exact, juste. Avoir raison, c'est dire la vérité. La majorité est fluctuante. Une majorité peut s'affirmer pour une politique, puis pour une autre opposée ; et l'on sait bien que ces majorités ne s'établissent pas en fonction du fond de la question, mais au contraire pour les raisons les plus basses, les plus superficielles. C'est le déplacement des voix..
  • 1 - Une politique nécessite-t-elle d’être vraie pour être efficace ?

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    Une politique, nécessite-t-elle d'être « vraie » pour être efficace ? Une politique peut-elle être efficace sans être vraie ? Comment établir cette vérité ? Bien sûr on dira qu'en démocratie, c'est le peuple qui décide et, si ça lui convient, ça suffit. Si ça ne lui convient pas, il change. Oui il peut changer, mais si en définitive, à force, si le système démocratique était moins efficace...
  • L’humanisme a été le premier facteur de laïcisation des sociétés occidentales

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    Dans son livre « Penser entre les langues », Heinz Wismann indique que le terme « humaniste » a signifié humain à l’époque où il est apparu. Les premiers textes humanistes étaient grecs-orthodoxes, et lorsqu’ils arrivés en Occident, on ne savait comment les interpréter. Les textes sacrés, on savait les interpréter : par le dogme catholique. Mais ces textes-là étaient tout autres, ils n’étaient...
  • La difficulté de l’altérité familiale

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    Dans nos sociétés démocratiques, les Droits de l’Homme progressent, et ainsi le respect des autres aussi. Les incivilités ne doivent pas nous tromper, même si elles sont croissantes, elles nous sont plus inacceptables précisément parce que le respect de l’autre devient de plus en plus la norme…
  • Le Référendum d’Initiative Citoyenne va tuer la démocratie participative

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    Ce « RIC » relève de la même logique que celle du régime présidentiel. D’ailleurs, De Gaulle considérait le référendum comme le corolaire idéal de sa conception démocratique de l’État, mais De Gaulle s’opposait au parlementarisme. Or aujourd’hui, tous les élus confondus sont assimilés et rejetés, et au premier desquels le président de la république.