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Le blog de Jean-Pierre Bernajuzan

À propos du blog
Dès l’âge de 6/7 ans, j’ai pris conscience que la société fonctionnait sur l’illusion : je ne pouvais m’y laisser aller parce qu’alors j’aurais menti, puisque j’en avais conscience. Je ne pouvais accepter cette socialisation illusoire, qui de ma part aurait été mensongère, puisque j’en étais conscient. Je ne pouvais pas accepter « d’être » un mensonge : – Ce qui n’est pas vrai… n’existe pas, n’est-ce pas ? – Si « je » ne suis pas vrai… je ne suis pas ? – Comment pouvais-je ne pas être… sans être mort ? – Et de mon propre chef ! Dès lors j’ai donc recherché « la vérité », contre l’illusion, pour ne pas me « néantiser » moi-même…
  • La socialisation individualiste exige toujours plus de vérité individuelle

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    La socialisation grégaire s’effectuait par l’acquisition, par les individus, de positions sociales et postures les reflétant. L’identité grégaire est déterminée par le regard des autres. Le conformisme et la hiérarchisation en sont la dynamique structurante. La socialisation individualiste a démarré par l’émancipation des jeunes à l’égard de leur famille. Le paraître reste encore une nécessité..
  • La démocratie > le populisme > la dictature et la suite…

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    "Le modèle démocratique touche aujourd’hui brutalement ses limites, car il fait tout pour empêcher l’émergence du leader en l’entravant et en lui compliquant la tâche. À peine émerge-t-il que le système cherche à l’affaiblir ou à le détruire. Pour conduire un pays, il faut une vision, donc un leader qui l’incarne, et du temps. Les démocraties détruisent tous les leaderships..
  • C’est le social qui est naturel chez l’humain

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    On a décodé, décrypté la nature pour coder le social. On a réussi dans une certaine mesure à apprivoiser cette nature dont Galilée disait qu'elle est assimilable à un livre écrit en langage mathématique. Mais à la suite de ce brillant exploit on a tôt fait de coder le social ; un peu trop d’ailleurs ; au point de pervertir l'idée même de socialisation : trop de règles, trop de codes, trop de..
  • Le travail, le gain, le jeu - mentalités européenne et américaine

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    J’ai toujours été très étonné du désir et de l’impératif de gain, de gagner, de la part des Américains. Gagner paraît être leur ambition suprême, ils ont l’obsession du gain. On pourrait dire que pour eux, être : c’est gagner. Si on n’est pas gagnant, on est perdant. Gagner ou perdre, ils ne semblent pas avoir d’autre alternative. Gain et gagner, ces deux termes s’additionnent et se fondent..
  • Je suis heureux

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    Oui, je suis heureux, il y a plusieurs raisons à cela. La première je crois, tient à l'impossibilité logique, morale, de ne pas l'être. Dans la tradition hébraïque (il me semble), une faute logique est une faute morale. Si je ne suis pas heureux, je n'envisage pas la réalité rationnellement. Je la voudrais telle qu'elle me convienne. Comment la réalité pourrait-elle savoir ce qui me convient ?
  • « C’est par le désir mimétique que nous sommes sortis de l’animalité »

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    Le « mimétisme de mon désir » m’a été révélé à 7 ans. J’ai pris conscience que j’imitais un autre désir, que l’objet de mon désir imité ne m’intéressait pas, qu'il était une illusion. Or une illusion n’existe pas. Si je me construisais sur ce désir illusoire, je n’existais pas. Si je cédais à mon mimétisme, je me néantisais ! J’ai alors mené une résistance absolue contre ce « désir malgré moi »..
  • PATRIA, l’appartenance bornée (basque)

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    PATRIA, le roman de Fernando Aramburu écrivain basque-espagnol né à San Sébastian en 1959 et vivant en Allemagne depuis 1985, décrit les mentalités et les rapports sociaux de l’intimité familiale, individuelle et villageoise dans le Pays Basque sous l’emprise idéologique de ETA : le terrorisme nationaliste vu de l’intérieur, au XXI siècle et dans une société pourtant occidentale…
  • Aux élections européennes, chacun vote national : personne ne vote européen !

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    L’Europe, l’UE suscitent déception et défiance car elles ne résolvent pas nos problèmes. Nous nous identifions nationalement et c’est à ce niveau national que nous admettons notre solidarité sociale et économique et non au niveau européen. Pourtant, c’est à ce niveau européen que peuvent être résolus nos problèmes globaux contemporains. Comment surmonter la difficulté ?
  • Abolition du carbone, abolition de l’esclavage : même combat ?

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    Je vous livre l’article intégral de François Meunier. Il analyse le parallèle entre les conditions pratiques de l’abolition de l’esclavage en Occident au début du XIXe siècle et celles de l’abandon de l’énergie carbonée aujourd’hui. Les conditions morales pour l’abolition se sont articulées aux conditions économiques car l’esclavage était rentable mais les progrès technologiques l’ont relativisé
  • L’Occident recèle deux individualismes, européen et américain

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    En prolongement de la chronique précédente mon correspondant poursuit et précise : Cher Monsieur. La source de mon début de réflexion à l'origine de mon courriel est l'obligation dans laquelle je me trouve à travailler "Théorie de la justice", texte assez confus et qui n'est pas exempt de contradictions et de présupposés contestables dont on retient quand même au moins pour commencer que Rawls..