Ils jouent au golf, inaugurent les chrysanthèmes, se font acclamer par la foule ou huer qu’importe, mais ils ont compris la leçon de l’histoire : pour durer, ne jamais en rabattre sur la cruauté, la violence, l’impudence, jusqu’au bout, avoir un pied dans la tombe, certes, mais s’appuyer dessus pour y jeter les autres.
J’ai un site personnel où je publiais ces billets jusqu’à ce que j’apprenne en consultant les statistiques qu’il était fréquenté par une multitude de visiteurs répartis entre la Silicon Valley, Hong Hong et Singapore principalement.
Ce désir d’ordre qui semble traverser nos sociétés paradoxalement les entraîne vers le chaos fasciste. On veut l’ordre rassurant, on aura la désintégration sociale, la lutte de chacun·e contre chacun·e si l’on n’y met bon ordre en résistant au pire et, d’abord, en se parlant.
J’écris dans une pièce à 14 degrés, la chaudière s’étant mise en panne, comme il se doit, un dimanche. Cet hiver froid, cette météo normale pour la saison reste clémente pour qui a un toit. Mes lectures me conduisent dans cet hiver hors de toute « normalité » qui frappa Moscou en 1919.