Insupportable. On ne peut plus déambuler tranquillement sur les écrans de nos smartphones, tablettes ou téloches, sans qu’un penseur à la sauvette tente de nous refiler sa camelote, une opinion bon marché qui ne tient pas debout.
Rien à voir. Le « Ça m’énerve » est une réaction sans âme et sans suite. Alors que le « Ça m’innerve » a de la suite dans les idées. Si le présent convoque plutôt les énervés, l’avenir voit plus loin et préfère les innervés. L’innervation plutôt que l’énervement serait donc une évolution souhaitable de toute contestation.
Je n’ai absolument rien contre notre Jean – Jacques national, mais son « j’irai au bout de mes rêves » me fait tiquer 3 fois. 1/ On ne peut pas tous aller au bout de nos rêves en même temps 2/ Mon rêve peut s’avérer être ton pire cauchemar 3/ Comment sait – on qu’aller au bout de ses rêves c’est mieux ?
« Bouge de la, bougie ! ». La bougie n’est pas sûre d’avoir bien entendue, d’abord parce qu’elle n’a pas d’oreilles, et ensuite parce qu’elle trouve l’injonction bien curieuse. En effet, une bougie brûle ou ne brûle pas, mais bouger pourquoi ?
Il a l’air si réel et pourtant tellement hallucinant. Le statut ontologique du 49.3 fait débat. Peut – il seulement exister ? Ne sommes – nous pas victimes d’une illusion démocratique ? Ni l’un, ni l’autre. Le 49.3 serait plutôt l’expression d’une hallucination collective.
Rater sa vie, on voit l’idée. Mais raturer sa vie, c’est quoi le projet ? Très simple. En fait, c’est ce que nous faisons tous les jours. Nous corrigeons nos petits écarts de la veille, nos excès de voix, nos manques d’audace. Nous raturons à la marge ces petites erreurs. Mais jamais nous n’osons déchirer la feuille.
3.14 c’est ce nombre bizarre qu’on a croisé quand on était plus jeune, on l’appelait Pi ; il avait un super pouvoir car il expliquait plein de trucs mais on savait pas pourquoi. 49.3, c’est aussi un nombre bizarre qu’on croise quand on est plus vieux, lui aussi a un super pouvoir, mais qui peut rendre nerveux.
Nous savons qu’il existe de faux souvenirs, des évènements que nous sommes persuadés d’avoir vécus, mais qui n’ont jamais eu lieu. Mais peut être alors existe-t-il aussi de faux avenirs ? Des évènements que nous sommes persuadés de vivre un jour, mais qui n’auront jamais lieu. Un sujet très actuel en vérité.
Le trouduc désigne une partie du corps ou un personnage, au choix. Mais selon l’air du temps, il évoque plutôt l’un que l’autre. Non, le vulgaire n’est pas ici convoqué. En tous les cas pas davantage que pour le personnage susmentionné.