"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience". René Char. « Cet éditorialiste « de la street », contrairement aux commentateurs rémunérés du petit écran, injecte de l’humour,1…
de l’autodérision, du doute partout où il le peut. Travailleur de l’ironie, Mačko manie la taquinerie avec brio pour mieux chatouiller les politiques et démasquer leurs aberrations. » Livia Garrigue, « Contester l'ordre policier - Mačko Dràgàn, un anar en Estrosie »
Par Mačko Dràgàn
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À gauche, une seule expression convient pour résumer la séquence actuelle, du procès des « islamo-gauchistes » à la loi Sécurité globale en passant par la nuit de cristal contre les réfugiés à Paris : ouïlle. La pensée sécuritaire l’emporte, et la gauche bourgeoise Hidalgo-Jadot en rajoute une couche. Il est crucial de resserrer les rangs. Encore faut-il savoir autour de quoi…
Par Mačko Dràgàn
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Il parait que la voie du milieu, chère à Lao-Tseu, n’existe plus. Qu’entre les ***** qui nous gouvernent et les charognards qui profitent des malaises de la société pour faire leur beurre, entre Macron et Holp-Up, entre les labos pharmas et big Raoult, il n’y a rien. Ah bon ? Si on arrêtait les conneries, et si on s’unissait contre un pouvoir destructeur, mais sans se raconter d’histoires ?
Par Mačko Dràgàn
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Bon d’accord, en fait il a écrit aux potes niçois qui ont des enfants. Mais comme il a envoyé cette lettre à tous les parents d’élèves, que j’en connais plein, et que je suis pion et ex-prof, je me sens concerné. Notamment parce qu’a priori, « modèle » sécuritaire israélien à l’appui, Estrosi aimerait bien me remplacer par un flic armé –ou alors me confier un Famas ?
Par Mačko Dràgàn
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Nous sommes en pandémie, des gens meurent. Le gouvernement appuie toutes ses décisions sanitaires, même les plus absurdes, sur des « fragiles » qu’on n’entend pas et auxquels il ne demande pas leur avis, afin de les imposer à tous les autres, auxquels il ne demande pas plus leur avis. C’est toujours les autres qui meurent. Et justement, qu’est-ce qu’on en fait, de l’avis des autres?
« Si chaque homme vivant se levait et cherchait, dans les bureaux, qui est son parasite personnel …», lit-on dans l’Automne à Pékin de Vian. Cher parasite, si je te trouvais, je te dirais, à toi qui nous fait suer pour toucher nos allocations, notre dû, que dans la guerre sociale qui a lieu, tu te fais le complice de l’État qui nous broie, nous, perdus dans la pile de dossiers non-traités.
Par Mačko Dràgàn
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J’ai fait un cauchemar. Les services publics étaient en miettes. La pauvreté explosait. Les bars étaient fermés. Les manifestations étaient prohibées. Les facs étaient closes, comme tous les lieux de culture. Vendre des livres était interdit. Des attestations étaient nécessaires pour circuler dans les rues. Il y avait des flics partout. Une seule chose m’était permise : travailler.
Par Mačko Dràgàn
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[Rediffusion] C’est quoi, un espace public ? Pour le pouvoir c’est un lieu à gentrifier, privatiser, fliquer. Pour nous, habitant.e.s des quartiers, précaires, sans-abris, squatteurs, artistes de rue, manifestant.e.s, c’est un lieu de vie. Nous avons donné la parole à ces invisibles, afin de voir ce que nous avons perdu –et ce qu'il nous faut reprendre. Parce qu’on peut vivre ensemble. Sans répression.
Par Mačko Dràgàn
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Ça y est, couvre-feu. Mon bar va fermer à 20h30. Et peut-être même qu’il va fermer tout court, si ça continue. Et c’est triste, parce que mon bar, si vous saviez… c’est vraiment un lieu où l’expression « faire société » prend tout son sens. Je dirais même qu’avec notre bar, c’est un peu de la démocratie qui s’en va. Ce n’est pas un lieu « inutile ». Un bar qui ferme, c'est une agora qui meurt.
Par Mačko Dràgàn
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Trop de mots partout. J’ai beaucoup hésité avant d’écrire, d'où le titre. Peut-être que nous devrions réapprendre l’art subtil du recueillement. Et du silence qui l’accompagne toujours, au moins pendant quelques temps, dans l’attente de pouvoir mettre des mots justes sur notre impuissance, notre douleur, et sur la souffrance d’une famille éplorée. Apprendre à se taire...
Par Mačko Dràgàn
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Mercredi, je lis les annonces de Manu. Je vois : « on n’ira plus chez des amis faire la fête » Pardon ? « Vous êtes en train de créer une nation de fantômes », a écrit une amie. Heureusement, la fête n'est jamais finie, et vous, les gouvernants, vous allez vous débrouiller pour qu’on puisse la faire sans se mettre en danger. C’est votre boulot. Sauvez nos services publics, et laissez-nous chanter.