Qui hait qui ? C’est le nouveau jeu très en vogue dans toute la France. Ça tire dans tous les sens. Personne ne semble échapper à cette violence. Pour l’instant, elle est surtout verbale. Mais on sent ici et là quelques poings qui s’impatientent. Prêts à en découdre. Coller du bourre-pif à l'autre- différent de soi. Certains évoquent un futur chaos. Ils ont tort. Le chaos est déjà là.
De très nombreux passagers applaudissent. Très heureux d'en être débarrassés.Le navire continue sa route. Le duo avait réussi à créer deux clans se haïssant. Des conflits permanents à bord. Tenter d’apaiser les tensions ? Impossible. Tout le bateau était plongé dans la confusion et l’irrationnel. La haine à tous les étages. Le duo a failli faire chavirer le navire.
Brun est ma colère était le titre initial de ce texte. Mais j’ai préféré m’adresser plus directement à vous : mes amis d'extrême-droite. Chaque année, certains se convertissent à cette idéologie.Toutefois, l’amitié reste pour ma part plus importante que votre vote. Même s'il y aura des affrontements verbaux. Voire des « brisures d’amitié ». Pourquoi vous écrire ce courrier ?
Comment ça va ? Comme un lundi. Une expression populaire souvent entendue dans mon quartier d'enfance. La plupart du temps prononcée avec un profond soupir. A cette époque, la colère avait une couleur. Laquelle ? Rouge. La colère a changé de couleur. Désormais, c'est brun.
L'espoir commun n’est pas son jouet.Ni un autre objet personnel.L’humanité a envoyé tant d’espoir à la casse.Des hommes (plus que des femmes)qui ont cassé de l’espoir. Pourquoi un tel acte destructeur ? Parce que le plus souvent cet espoir – dont ils ont été les grands initiateurs - leur échappe Repris par d’autres mains, plus jeunes. Que se passe-t-il alors pour ces « phares » inquiets?
L’incertitude du lendemain se lit dans une majorité de regards. Nul besoin de traduction d'experts. Lisible même à travers les silences. L’incertitude a désormais une date sur le calendrier du pays. Lundi 8 juillet 2024. Le point d’orgue de l’irrépressible peur du lendemain. L’urgence n’a plus le temps. Le compte à rebours s’est accéléré. Que choisir ?
J’ai raison. Pourquoi avez-vous raison ? Parce que j’ai raison. Pourquoi ? Parce que j’ai raison. Mais pourquoi ? Puisque j’ai répondu, on peut donc passer à la deuxième question. Pourquoi ce refus de répondre à la question de « pourquoi vous avez raison » ? Parce que je refuse de répondre. Pourquoi ? Parce que je refuse de répondre.
Tous pourris à mettre dans la même urne. Des millions de mains anonymes les ont balancés dedans. À la poubelle de la République. Qui sont tous ces jetés dans l'urne de la colère nationale ? Les arrogants adeptes du mépris vertical. Et les donneurs de leçons. La mauvaise réponse de l’électorat accusé de « sale vote » ? Peut-être. Mais aujourd'hui la première colère de France.
Même le silence se méfie. Tu es pour nous ? Tu es contre nous ? Qui es-tu ? S’il répond, le silence aura tort. Et pareil s’il se tait. Que faire ? Rester silence.I ci et ailleurs. Un silence à l’écoute. De tous les mots. Les mots de tous. Le silence ouvre ses oreilles. Il veut comprendre. Pourquoi ?
Cette fiction est inspirée d’un fait réel. Avec très peu d'infos dessus. Juste qu'un habitant de France a trouvé une ignoble inscription sur le mur de sa maison. Fake news ? Manipulation ? Je ne peux rien affirmer. Vérifier mes sources ? Je ne suis pas journaliste. Mon rôle sur ce blog consiste en partie à fictionner - plus ou moins bien - le réel.