Blog suivi par 290 abonnés

Arbre à gammes

Auteur de romans, nouvelles, pièces radiophoniques, animateur d'ateliers d'écriture...
À propos du blog
La chair est joyeuse et il reste beaucoup de livres à lire...
  • Guerre des visages

    Par | 1 recommandé
    L’ombre ne bouge pas. À des années sans lumière de ses semblables.Malgré la chaleur, elle porte une carapace de tissu. On ne voit que ses yeux. Elle semble s’être réfugiée dans quelques centimètres de sa chair. Dans le seul espace à nu. Là où le monde s’est inscrit pour la première fois sur sa rétine. Avec ses promesses. Avant la chute. Et son regard esquif.
  • Nos fils à la tête

    Par | 1 recommandé
    Penser sans fils. C’est très compliqué.Nous ne pouvons vivre sans lien. Avec le passé et les autres. Mais la pensée sans fil nous emmène souvent plus loin que nos certitudes. Un voyage hors de nos sentiers rebattus. Avec vue sur le doute. Et de nouvelles beautés à découvrir.
  • Mortelle récurrence

    Par | 1 recommandé
    L’amour a souvent une fin. Les guerres du monde et celles du couple ont des points en commun. Certaines fins ne sont que des répits. Mais ça permet de respirer. Tenter à nouveau de vivre. Redevenir imparfait. Une imperfection sans faire de victimes. Prendre conscience du temps qui passe. Et qui continue son chemin. Profiter de son obsolescence programmée.
  • Langue de mur

    Par | 4 recommandés
    Des murs parlent aux murs. Plus que le camp du mien. Oreilles verrouillées, je suis bien en place contre le camp du tien. Installant des mots sacs de sable pour protéger sa position. Et des miradors tout autour de sa pensée. Pendant que des snipers, armés de fusil à formules choc, détruisent les positions adverses. Guerre des mots sans issue. Un dialogue de murs.
  • Les « Solitudes-Vitrines »

    Par
    Que demande n’importe quel être? Profiter de la beauté de soi, de l’autre, du monde. Jouir de son passage sur la planète. Mais ne pas oublier que nous avons besoin d’elle pour ce voyage seul ou en groupe. Sans son aide, c’est impossible. D’aucuns et d’aucunes la nomment beauté. D’autres préfèrent l’appeler poésie. Peu importe le nom. Si elle nous ouvre des fenêtres.
  • Pour et Contre

    Par | 2 recommandés
    Pour et Contre avaient décidé de ne plus se voir. S’étaient-ils fâchés ? Non. Même s’ils passaient pas mal de temps à polémiquer. Rarement d’accord comme leur nom l’indique. Des positions contradictoires qui ne les empêchèrent pas de nouer une amitié. Très forte. Chacune de leur rencontre était fort enrichissante. Et en plus agréable.Pourquoi décider de ne plus se revoir ?
  • Planète de dégénérés

    Par | 5 commentaires | 3 recommandés
    Des gosses élevés à la ceinture rouge. Depuis, ils ont vieilli. Dépassant pour beaucoup le cap des soixante piges. Certains et certaines affichent encore plus ou moins la couleur rouge. D’autres ont basculé vers le drapeau noir. Et celles et ceux qui se sont jetés dans les bras de la nuit brune. Quel est leur sujet de conversation en se croisant ?
  • Les Cherche Aube

    Par
    Le monde tourne dans le sens des aiguilles d’une horloge déréglée. Bien sûr, la planète subit le rythme du dérèglement climatique. Chaque jour et nuit. Et le dérèglement du climat à l’intérieur de soi. Dans cet espace, situé entre les oreilles, qui est incroyablement fertile; si on cherche à le cultiver. Des semences-rencontres pour de belles récoltes ?
  • Recoudre

    Par
    Retour en force mondiale du pire.En une période où les étouffeurs et étouffeuses de débat embouteillent tous les plateaux télé.Ils sont aussi sur les réseaux sociaux et à la radio. Nous les trouvons dans notre bistrot préféré, parfois sous son toit. Et même dans son miroir.Personne n’est à l’abri du virus contemporain : étouffer les idées différentes des siennes. Sans débat.
  • Cœur de l'humanité

    Par | 2 recommandés
    Coup de couteau dans la poitrine d’un gosse. Et le cœur de toute l’humanité. Des milliers de gosses sont assassinés partout dans le monde. Pourquoi l’une des victimes vous marque plus que les autres? Parce qu’elle apparaît soudain au détour de la toile. Dans ses habits de vivant. Loin du drame à venir. Avant le terminus de ses rêves à quinze ans.