Il est loin le temps si proche où l'Espagne accueillait l'Aquarius. Devant l'augmentation du nombre d'exilé-e-s gagnant l'Europe par l'Espagne, la répression se durcit, du Maroc à la frontière française.
Si certains partis affichent des positions plus ouvertes en matière de politiques migratoires, il est bien difficile de voir, derrière les discours compassionnels, les déclarations de principe, les ambiguïtés et contradictions savamment entretenues, quelle politique ils mèneraient réellement s'ils arrivaient au pouvoir. Au-delà des signaux à l’opinion, si on envisageait la question sérieusement ?
Alors que l'ouverture fugace de l'Allemagne aux réfugié-e-s n'est plus qu'un souvenir, et qu'une partie de la gauche allemande assume les idées de l'extrême-droite dans l'idée de lui prendre ses électeurs et électrices, un mouvement s'est co-construit dans le temps à travers les luttes entres gens d'ici et venus d'ailleurs. Rendez-vous à Hambourg fin septembre.
C’est une habitude macronienne que les projets de loi contiennent une habilitation à légiférer par ordonnance, comme si dans l’urgence le gouvernement n’avait pas le temps de finaliser ses projets de loi – ou comme si l’exécutif enlevait ainsi un bout de la compétence législative. Le projet de loi sur l’immigration et l’asile prévoit donc sa continuation par ordonnance.
En une semaine, deuxième lecture à l'Assemblée nationale et au Sénat, puis adoption définitive par l'Assemblée. Manière de conforter et protéger à la fois le ministre de l'intérieur fragilisé par l'affaire Benalla en votant vite un texte qui suscitait un rejet quasi unanime.
Depuis deux semaines le Sarost 5 est bloqué en mer après avoir sauvé quarante exilé-e-s dans la zone de sauvetage maltaise, aucun pays n'acceptant de l'accueillir, ni surtout les personnes qu'il transporte. Watch the Med / Alarm Phone appelle à se mobiliser.
Le projet de loi sur l’asile et l’immigration a été adopté cette nuit à l’Assemblée nationale. 77 député-e-s présent-e-s, 500 absent-e-s. Un peu de théâtre a minima mercredi soir, puis le vide de l’hémicycle pour une journée consacrée aux amendements et pour le vote final tard dans la nuit.
À force de faire tourner des navires en mer sans qu’aucun pays n’accepte d’accueillir les exilé-e-s qu’ils ont sauvé-e-s, la décision de l’Union européenne de créer des centres de tri aux frontières et à l’extérieur de l’UE apparaîtra comme la solution. La Commission européenne s’y emploie, avec le soutien du HCR et de l'OIM.
Loin de la place de la Contrescarpe, un bateau qui a sauvé 40 exilé-e-s en Méditerranée, refusé par la France après Malte et l'Italie, est bloqué depuis une semaine au large du port tunisien de Zarzis, aucun pays ne le laissant accoster.
Si quatre des marcheur-se-s enfermé-e-s en rétention ont été libéré-e-s par les juges, un autre risque toujours l'expulsion vers la Belgique et de là vers le Sénégal. En pleine affaire Benalla, un autre visage de la répression des mouvements sociaux.