À Calais, avant la fin de la Marche citoyenne et solidaire de Vintimille à Londres, des marcheuses et marcheurs membres du Collectif des sans-papiers de Paris sont arrêté-e-s. La plupart reçoivent des OQTF, cinq sont placé-e-s en rétention. Trois ont été libéré-e-s par les tribunaux, mais deux sont toujours en rétention et risquent l'expulsion. Appel à soutien, manifestations et pétition.
Un visage de Calais en pleine lumière médiatique, liée à la situation situation migratoire, et une autre que les crises qui se succèdent depuis les années 1970 relie à d’autres territoires périphérisés où s’ancre l’extrême-droite. Le repli est-il le seul avenir possible de ces territoires, et n’est-ce pas un sujet de première importance sur lequel nous pencher ?
Les cinq participant-e-s à la Marche solidaire et citoyenne qui avaient été arrêté-e-s puis mis-es en rétention dimanche dernier à Calais risquent toujours d'être expulsé-e-s. La préfecture a fait appel de la décision du juge de libérer deux de ces personnes, le préfet et probablement le ministre de l'intérieur ont donc choisi l'acharnement. La Coordination des sans-papiers appelle à se mobiliser.
À Calais, 22 participant-e-s à la marche solidaire et citoyenne de Vintimille à Londres ont été arrêté-e-s ce dimanche. Leur point commun, faire partie du Collectif des Sans-Papiers de Paris. Trois personnes sont encore en rétention et risquent d'être expulsées.
Alors que l'attention médiatique est attirée vers les difficultés que rencontrent les bateaux des ONG qui font du sauvetage en mer, la guerre que les institutions européennes et les États membres mènent contre la solidarité se traduit en Grèce par la décision de fermer le centre autogéré PIKPA, qui accueille depuis 2012 des exilé-e-s sur l'île de Lesbos. Informations et pétition.
L'idée de "centres de débarquement" à peine émise lors d'une réunion préparatoire le 24 juin puis actée lors du sommet européen du 28, la Commission européenne a rédigé une note présentant trois scénarios et leur faisabilité juridique et pratique.
Pour justifier une centralisation plus grande du système d'asile européen, les institutions de l'UE arguent que le problème est la mobilité des demandeur-se-s d'asile. Pour mettre les États membres d'accord, elles incitent à niveler les conditions d'accueil par le bas et proposent différentes punitions à l'encontre des demandeur-se-s indûment mobiles.
Les États membres de l'Union européenne n'arrivent pas à s'entendre sur une réforme de la législation sur l'asile, mais sur les moyens de repousser les exilé-e-s toujours plus loin. Comme s'il n'y avait pas d'autre urgence.Les résultats du Conseil européen du 28 juin.
Le création de centres de tri des "migrants" à l'extérieur des frontières européennes est affichée comme la nouveauté de ce Conseil européen, masquant les désaccords entre États membres, alors que les questions de migrations apparaissent en tête de l'agenda, comme s'il n'y avait rien de plus urgent à discuter.
Il arrive que les mesures de contrôle visant les personnes étrangères soient dans un deuxième temps étendues à l'ensemble de la population. À la suite de la multiplication et de l'interconnexion des fichiers de personnes étrangères, la Commission européenne projette de rendre obligatoire l'inclusion de données biométriques dans les cartes d'identité des citoyen·ne·s européen·ne·s.