Blog suivi par 89 abonnés

Covidou 31 teste le masque

À propos du blog
Le 26 avril de cette année de malheur, j’ai évoqué dans un billet comment ma chatte rebaptisée Covidou 31 me gâchait la vie à loisir, profitant de l’actuelle folie humaine pour en rajouter une couche, surtout de nuit sitôt que des rêves lubriques m’assaillent. J’y peux rien, c’est pas moi qui commande. Bon, j’avais triché en inventant un soi-disant Marcel, un voisin propriétaire de Covidou 31. Il n’y a pas de Marcel dans mon village ou plutôt, Marcel, c’est moi, même si je me nomme Sokolo. Vous suivez ? Figurez-vous que le masque obligatoire frappe toute la contrée. Le gouvernement dit blanc les jours pairs et noir les jours restants du calendrier. C’est la nouvelle mode. Le maire à qui ont a refilé la patate chaude peut à sa guise décider de qui se trimballe avec cet attirail, et où et quand. Ça suscite des vocations, le penchant autoritaire de l’espèce humaine n’est jamais planqué loin et pas besoin de saupoudrer de nitrate pour qu’il se développe la nuit suivante. Aussi, ce fut tout un tintouin pour dégotter un masque pour Covidou 31 à cause de son nez en trompette. J’avoue, c’est ma première chatte avec un organe de cette forme mais, à la longue, je lui trouve du charme. C’est peu commun. Toujours est-il qu’un masque adaptable… c’est introuvable. Tous se ressemblent bien que les humains se distinguent, entre autre lorsqu’on néglige la silhouette, par l’infinie variété des visages, qui séduit ou fait fuir, chacun ayant son baromètre à soi. Chez les félin de même. Je sais l’inutilité, je devrais dire l’escroquerie qui consiste à refiler ce truc inutile, à respirer avec cet accoutrement en imaginant qu’un virus respecterait un sens interdit de cette sorte, et c’est de suite ce que m’a opposé Coufidou 31 quand je me suis approché d’elle, masquant, et oui, les élastiques pour ne point l’effrayer. Mais il se trouve que, n’ayant pas la télévision de malheur qui sévit dans presque tous les foyer, ces clusters à décerveler, ma chatte guette les informations à la radio… Et là, elle m’assène un cours de physique. D’après ses dires, la plupart des êtres vivants ont l’impératif besoin et de se nourrir par la bouche et par le nez, bien que pour accéder aux poumons ces deux organes peuvent servir de route à l'oxygène grâce à une bifurcation. Elle ajoute qu’il est bien plus important de respirer qu’avaler nourriture et boissons, essaye de cesser de manger et de boire et plus tard de respirer, ajoute-t-elle levant le ton, tant elle s’insurge que personne sur terre n’avance cet argument, au moins sur France-Inter et France-Culture, radio qu’elle m’impose n’aimant pas les niaiseries et goûtant de moins en moins la publicité grandissant sur la première. Ce qui l’exaspère, ce sont les interventions inopinées de la propagande pro-masque, pro-gestes barrière alors qu’elle considère que les humains devraient plus se garder de ceux qui les entourloupent à chaque élection. Je me demande parfois si elle n’a pas puisé un bouquin de Bakounine dans ma bibliothèque. Avec elle, on ne sait jamais, un tantinet sournoise. Elle repart sur les masques, infatigable, fastidieuse même… Si on a des difficultés pour respirer avec de tels engins, d’après elle, c’est que l’air, un fluide donc et contenant l’oxygène, indispensable à la vie, et là Couvidou 31 me prend pour une andouille, l’air donc, fluide insiste-t-elle comme une maîtresse d’école, aspiré se dirigera na tu re lle ment martèle-t-elle ( je sais c’est pas beau à l’oreille) en postillonnant, dans une direction ou la résistance sera moindre. Et elle termine dans un accès de jouissance que je ne lui soupçonnais pas, elle est opérée, par les bords flottants et non à travers un tissu non adhésif à la forme de chacun des visages sur lesquels on les cloque. J’avoue ne pas savoir opposer quelque raisonnement pour mettre à terre son discours. Elle enfile son bidule, coince les élastiques derrière ses oreilles. Regarde, dit-elle, je plaque mes deux pattes pour appliquer le mieux possible cette saloperie et je tente de respirer à travers. Ça, elle multiplie les efforts, ternit dans la seconde, tangue, puis s’écroule. Ses pattes en l’air libèrent le masque qui se détend sur son nez en trompette, ses poumons se dilatent, et elle murmure dans un dernier souffle : tu vois, on arrive pas à respirer, on veut nous tuer… Faut pas la prendre au sérieux, elle exagère toujours.
Mots-clés
  • Covidou 31 teste le masque

    Par | 1 recommandé
    Le 26 avril de cette année de malheur, j’ai évoqué dans un billet comment ma chatte rebaptisée Covidou 31 me gâchait la vie à loisir, profitant de l’actuelle folie humaine pour en rajouter une couche
  • Macron s’inspire-t-il de la réglementation des camps SS ...

    Par | 1 commentaire | 6 recommandés
    En novembre 1940, mon père est interné dans le camp SS de Schirmeck, Alsace.
  • Succès pour la première étape du Covidou. On se frotte les mains.

    Par | 1 commentaire | 1 recommandé
    Succès pour la première étape. On a détendu la laisse sans anicroche. Les rues sont calmes, les entreprises ronronnent doucement en attendant l’accélération. Reste à baisser le coût du travail et le covidou va servir pour de bon
  • Nous sommes tous en danger ! Personne n’y échappe !

    Par | 3 recommandés
    Attention ! Ne parle jamais aux passants ! Ne te laisse pas approcher, par personne surtout par le voisin et sa fille, son fils, sa femme de même ! Si tu croises quelqu’un qui te sourit, change de trottoir. S’il insiste, file au commissariat, à la gendarmerie !
  • Covidou 31, reine du presbytère…

    Par | 1 recommandé
    C’est ce que m’a raconté mon voisin, un type hirsute, ravi de loger dans un ancien presbytère, lui mécréant. Il déambule en journée dans les rues du village, sans souci de l’heure et des infections à se loger où on ne les attend pas. Figurez-vous que sa chatte, Pépito, a été rebaptisée Covidou, il trouve ça plus chic.
  • Premier mort du virus au village...

    Par | 5 commentaires | 8 recommandés
    J’étais à genoux dans le potager à fourrer les patates en terre, une terre sèche comme un coup de trique, expression de mon père qui avait goûté à celle du commandant SS au camp de Schirmeck. Le ciel était encore bleu clair, étonnamment bleu depuis le confinement et qui virerait au gris une fois les fauves lâchés.
  • Pourquoi une épidémie déclenche-t-elle une telle paranoïa ?...

    Par | 2 commentaires | 1 recommandé
    Pandémie partout, sur tous les médias....
  • Comment imposer la servitude en profitant d'un virus..

    Par | 1 recommandé
    Sadisme ???
  • Siemens-Gamesa go home! Non aux éoliennes à Nesle la Reposte

    Par | 2 commentaires | 2 recommandés
    Un petit village où ma femme et moi nous sommes rencontrés, où je vis encore. Cent habitants, des bois et forêts traversés par des routes qui en toutes saisons poussent à presser les freins. Sangliers et chevreuils surgissent, inconscients, un coup au cœur, on pile. Une ancienne abbaye en bas, en haut une maison, la mienne, sans ma femme à présent.
  • Jean-Louis Trintignant, l'Emiliano Zapata du Saint Martin...

    Par | 2 commentaires | 6 recommandés
    C’est l’Antoine Perraud avec son article promotionnel qui m’a refilé le virus pour le spectacle à Saint Martin, le théâtre proposant un récital de poésie. Jean-Louis Trintignant accompagné par Daniel Mille et ses musiciens accrochés à Astor Piazzola partage ses poèmes libertaires.