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  • Les Vendredis de Sokolo "Perpette..."

    Par | 8 commentaires | 4 recommandés
    Je viens de vous le dire ! Vous descendez la rue du Port... Bien entendu, qu’elle donne sur le port ! Pas chez vous ? Ludovic hésitait, son sac à dos minuscule au bout du bras droit, les lanières sur la chaussée, la main gauche coincée dans sa poche.
  • Les vendredis de Sokolo " L'ombre de Gédéon..."

    Par | 2 commentaires | 4 recommandés
    Éric Canard aurait dû faire comme son amie Reinette Mangeon, prendre un pseudo. Gédéon Dutilleul, ça sonnait classe auprès des éditeurs. Et  puis, secrètement, il en voulait à sa vieille complice d’avoir opté pour Gédéon qui aurait dû lui revenir d’office, de plus il n’aurait pas été contraint de changer de sexe pour l’occasion, comme elle...
  • Les vendredis de Sokolo " Premier mensonge..."

    Par | 12 commentaires | 5 recommandés
    Vous est-il jamais arrivé de vous relever la nuit, de tendre la main dans le vide en recherche de l’interrupteur, pour vous rendre compte, passé un  instant de confusion, que vous êtes à l’hôtel, chez des amis.
  • Les vendredis de Sokolo " Gardien de nuit..."

    Par | 7 commentaires | 6 recommandés
     © Sokolo © Sokolo
    Depuis qu’Amélie est immobilisée, le chat ne quitte plus la couverture. Chaque fois qu’elle s’éveille, hop, il soulève les paupières, la sonde pupilles dilatées, combien de temps s’éternisera cette comédie... C’est un chat noir et blanc, obstiné et au regard niais, dans une perpétuelle attente. Mon pauvre chat, si tu savais... Elle-même est maintenue dans l’ignorance, bouge peu, comme recommandé, obéissante et au sourire contraint. Une bonne petite fille, Amélie.
  • Les vendredis de sokolo " Les deux frontistes..."

    Par | 56 commentaires | 9 recommandés
     © Sokolo © Sokolo
    Pour se rendre à Mareaux-Aux-Prés où se tenait son bureau de vote, Jocelyne Sauvage empruntait la rue Saint-Fiacre dans laquelle elle avait usé ses souliers dès son plus jeune âge. Pourquoi avait-elle conservé la maison de ses parents, elle n’aurait su le dire, s’y rendant peu, une fois par mois, guère plus, et encore moins pourquoi elle s’était inscrite sur les listes électorales dans cette commune proche d’Orléans et toute en longueur, sans attrait, sinon la présence d’un apiculteur chez qui la plupart du temps elle se cassait le nez.
  • Les vendredis de Sokolo " La fixette..."

    Par | 8 commentaires | 8 recommandés
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    Il n’avait connu la rue de Wattignies que dans la grisaille, et Arnold Gaillard était à peu près certain de la retrouver identique, là où elle se jette dans la rue de Charenton, une des plus longues de Paris. Avec Claudine Liégeois, il y avait formé un couple, blotti dans un espace restreint, un studio infâme qu’il regrettait à présent.  
  • Les vendredis de Sokolo " Changement d'optique..."

    Par | 19 commentaires | 10 recommandés
     © Sokolo © Sokolo
    Marie-Laure n’en revenait pas. Toutes les retraitées s’étaient déplacées. La première du lotissement contigu à l’usine de verres d’optiques avait été Lucie, avec laquelle l’entente n’avait jamais été cordiale, et puis, elle lui gardait un chien de sa chienne, en fonction d’une vieille salade. Profiter d’une patte cassée pour lui chiper son amant, franchement, un gars de Bohain décédé l’an dernier d’un cancer de la prostate.
  • Les vendredis de Sokolo " Errance avec Antonio Tabucchi..."

    Par | 12 commentaires | 15 recommandés
     © sokolo © sokolo
    Hier, et c’est la raison de ces lignes, j’ai appris la mort d’Antonio Tabucchi et, de suite, je me suis mis en recherche d’un article l’évoquant sur Médiapart, et suis tombé sur celui d’un invité, n’attirant que quatre commentaires, dont le mien. C’est vrai, quand ce journal en ligne est né, toi, tu t’étais déjà éloignée, chaque jour un peu plus dans la brume, aussi ne peux-tu comprendre.
  • Les vendredis de Sokolo " Mise en sommeil prolongé des vendredis..."

    Par | 11 commentaires | 8 recommandés
     © sokolo © sokolo
     Une première fois, le 9 avril de cette année, j'ai annoncé un départ qui cachait un retour peu après, et à ma grande surprise.
  • Les vendredis de Sokolo " Le taux du smic..."

    Par | 4 commentaires | 5 recommandés
     © sokolo © sokolo
    À la sortie de l'aéroport de Toulouse, le type était là qui l'attendait, comme dans un film de série noire. Bras croisés et clope au bec, adossé à la carrosserie d'une grosse berline. L'avion avait 15 minutes d'avance et David avait cru en profiter pour s'en rouler une sur le parking, en douce, avant les consignes qu'il imaginait drastiques, celles dignes de la détention, racontées en boucles par les copains de la cité.