De la perle rare au film phare, une équipe de passionné·es sélectionne pour vous le meilleur du documentaire d'auteur.
Partenaire de Mediapart depuis 2016, Tënk donne à voir plus de 60 documentaires1…
d’auteur en permanence, avec des nouveautés chaque semaine, chaque film étant disponible 2 mois durant. Films de cinéma, de festivals, films rares, grands classiques, création contemporaine, à la marge, internationale, indépendante... tous les documentaires que vous avez toujours voulu voir sans jamais savoir où les trouver… sont sur Tënk !
Parce que changer le monde est une tâche bien démesurée, le documentaire d’auteur se donne celle, plus modeste, de changer notre regard sur le monde. Ces fragments de vie, d’humanité et de poésie sont autant d’actes d’apprentissage sur nous, sur nos conditions de vie, sur notre rapport aux autres. Le documentaire d’auteur fait appel à la curiosité de tous ; c’est à ce titre que nous vous invitons à y prendre part.
La surpêche nous parait encore être un phénomène lointain, qu'on pourrait réfuter. Après tout, le supermarché pourvoie toujours à tous nos désirs. "Léviathan" crève l'abcès en nous exposant un écosystème marin à nu, lacéré par chaque passage de chalutier à qui on demande toujours plus pour pouvoir tout juste être rentable. Un film difficile à regarder, mais toujours moins que la réalité.
Comment mieux commencer un festival qu'en se remémorant les souvenirs des éditions précédentes ? C'est ce que nous vous proposons en mettant en ligne dès aujourd'hui 4 films qui ont été à l'honneur des éditions précédentes des états généraux du film documentaire. Une sorte de répétition générale avant le grand décollage prévu dimanche 16 août !
Cette édition des États Généraux du Film Documentaire marque, comme pour beaucoup de festivals, un point de rupture dont nous ne mesurons qu’une partie des effets. Pour reprendre un mot célèbre de Pierre Dac : « il est souvent trop tôt pour voir s’il est déjà trop tard ». Si en 2020, le festival ne pouvait prendre sa forme habituelle, il fallait qu’il se présente autrement.
Danser, « ce bonheur dont on ignorait alors à quel point il était fragile ». Ce film, mêlant images d'archives et témoignages nous place au coeur d'une lutte pour la liberté et l'émancipation. Magistral, le réalisateur et les artistes qu'il interroge se placent en héritiers de la culture contre le néant et les mensonges des intégristes qui ne cherchent qu'à instaurer un puritanisme totalisant.
Vous êtes-vous déjà demandé comment un banquier d'affaires est capable de bien dormir depuis que le krach financier a laissé des millions de personnes sans maison, sans revenus et sans perspective décente ? Marc Bauder rencontre un initié de l'industrie financière, qui lui révèle sa vision personnelle du monde du grand argent et de ses sombres abîmes.
L'art et la révolte bien souvent se conjuguent. Tous deux inspirés par un même mouvement créateur, ils peuvent également se faire face quand l'art se transforme en propagande de l'autorité en place. Ce film, première réalisation de son autrice est une véritable réflexion sur cette contradiction et sur l’art comme production d’identités ainsi que son utilisation au service du pouvoir.
«Nul Homme n’est une île» est un voyage, où l’on découvre des personnes qui travaillent à faire vivre localement l’esprit de la démocratie et à produire le paysage du bon gouvernement. Ce film, faisant forcément échos aux interrogations posées par l'épidémie de COVID19 ayant bouleversé nos vies, nous invite à redessiner une nouvelle forme de richesse ancrée à l'échelle locale.
Coup de cœur de la semaine sur Tënk, Quelque chose de grand est un film singulier. Originellement un film «institutionnel» commandé par Eiffage, géant du BTP, la réalisation de Fanny Tondre transcende cette condition en creusant ses personnages au-delà de la façade, pour en faire des illustrations du concept orwellien de la «décence commune», soudés par la dureté de la tâche.
Mobilité, open-space, flexibilité : un film sur les méthodes modernes de management et sur le réaménagement des espaces de travail. "Work Hard, Play Hard", est un film nécessaire, car il s'attache à filmer l'impalpable; une idéologie, celle qui structure nos espaces de travail et organise la violence managériale sous couvert d'une novlangue soi-disant innovante.
Doyen de la Nouvelle Vague, inspiré par le manque de budget il s’est essayé à tous les formats, court comme long métrage, documentaire comme téléfilm. Il voit le cinéma comme une capture de la vie que l’on pratique et ses portraits sont des clichés de l’époque qu'il filme. 4 films qui nous permettent de nous familiariser avec la patte du maître mais aussi de toucher du doigt l’air du temps.