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Puisque la mode est au «journal de confinement» et que chacun s’amuse à décrire son quotidien bousculé par l’ennui ou par l’exil vers une résidence secondaire en bord de mer… Romane Elineau, membre de plusieurs collectifs qui viennent en aide aux refugié·e·s et autres exilé·e·s du nord-est de Paris, a décidé de tenir le sien... ou plutôt le leur.
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Nous ne faisons que transmettre, ce sont leurs mots.
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Après avoir «banderolisé» simultanément quatre ponts de Paris la semaine dernière pour inviter l'Etat et l'Europe à construire des ponts plutôt que des murs, le collectif «Accueil de merde» ensanglante une fontaine du jardin des Tuileries : nous dénonçons la mort des migrant-e-s à Paris à cause du gouvernement, dans la continuité des mort·e·s en Méditerranée.
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Ce matin, samedi 7 mars 2020, 5 banderoles sont accrochées simultanément sur 4 ponts de Paris : Pont Neuf, pont de l’Archevêché, pont des Arts et pont Saint-Louis, avec comme slogans : « Protégeons les humains, pas les frontières » ; « Migrer n’est pas un crime. A bas les CRA » ; « Accueil indigne, pays indigne » ; « Ne pas accueillir c’est laisser mourir » ; « Votre politique migratoire tue ».
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Restreindre l’AME, ou la CMU-C, c’est mettre en péril, une nouvelle fois, la vie des personnes migrantes. Aujourd'hui, en inauguration d'une journée de fortes mobilisations mais aussi journée du patrimoine, nous avons voulu le rappeler à Docteure Agnès Buzyn. Notre plus grand patrimoine: notre système universel de santé !
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Ce matin, devant Notre-Dame de Paris, les citoyen-ne-s solidaires du collectif «Accueil de Merde» ont exprimé leur soutien à celle qui, à leur yeux, incarne l'honneur de l'Europe: la capitaine Carola Rackete du navire Seawatch 3.
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"Accueil de Merde" était ce soir devant la Cinémathèque Française. Banderoles en mains et sifflets en bouches, tas de gilets de sauvetage, les citoyen-ne-s solidaires qui le composent interpellaient les invité-e-s, presse et people, venu-e-s écouter Monsieur Estrosi faire la promotion de sa ville, alors que sa politique municipale à l'égard des exilé-e-s n'est vraiment pas "nice"!
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La ville de Paris a entrepris d’embellir 20 sites de son territoire. L’idée a paru si bonne au PEROU (Pôle d’exploration des ressources humaine), à l'association Quartiers solidaires et aux P’tits Dej’ Solidaires qu'elles et ils ont créé le 21ème site, cour du Maroc, là où chaque matin, se rencontrent exilé-e-s et citoyen-ne-s solidaires autour d'un petit déjeuner depuis maintenant 3 ans.
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Nur qui avait fuit le Pakistan a fini par se suicider à Paris. Son corps fut retrouvé dans la Seine le 14 février 2018. Le 22 mars suivant, nous étions venu-e-s dire notre colère et notre chagrin à quelques mètres du parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Une plaque avait été posée. Elle fut arrachée. Un an après Jane des Petits déj's Solidaires lui rend vie, le temps d'un hommage.
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En cette veille de la Journée Internationale des migrant-e-s, les actions se multiplient. Hier soir, certain-e-s d'entre nous étaient avec le collectif La Chapelle debout devant la Comédie Française pour obtenir la régularisation de quelques 200 personnes sans-papier, d'autres dénonçaient l'injustice subie par les mineur-e-s isolé-e-s étranger-e-s en posant des banderoles devant le DEMIE de Paris.