Jusqu'à présent, c'est incroyable comme ça a bien marché. Vraiment. Quand j'y pense, je suis ahuri de constater comment notre poignée de vagabonds a été capable de porter cette marche. Nous trouvons un endroit où dormir chaque soir, nous mangeons le matin, sur la route et le soir. Nous parvenons à nos doucher presque quotidiennement.
(...) on peut classer les gens en « rigoureux », gens qui veulent façonner l'ordre à partir du chaos, les « permissifs » qui essaient de conserver la cohérence du groupe pas la compréhension et une recherche sans fin du consensus. (...) Et finalement, il y a les visionnaires qui ne prennent pas trop au sérieux ni la marche, ni eux-mêmes. Ils observent avec joie et stupéfaction la manière dont ce mouvement incroyable se développe.
La diffusion d'informations mensongères peut être très importante, surtout si vous êtres confronté à des infiltrés. Mais il est tout aussi important d'être en mesure de porter le discrédit sur des bobards répandus par les autres. Des propos alarmants sur des actions policières ont tourné sur les réseaux sociaux à des moments où il n'y avait aucune raison de se faire du souci.
Il y a une grosse différence entre la politique et l'action. La politique doit être préparée par des travaux de groupe et décidée en assemblée, mais les actions devraient être décidées par quelques personnes seulement. Dans une assemblée on n'atteint jamais le consensus assez vite, et même quand ça arrive, on perd l'effet de surprise.
Au moins une fois par jour, la Commission du Renseignement se rassemble dans un endroit sûr pour échanger les informations internes ou externes. Dernièrement, dans nos efforts pour classer les gens qui participent à notre marche, nous avons décidé d'utiliser des pièces de jeu d'échec.
Nous sommes un mouvement global, et c'est dans l'unité que nous résistons à l'injustice. Nous n'accepterons pas la violence ou l'intimidation des autorités. Ni ici, ni où que ce soit. C'est notre message ces jours-ci. Si vous touchez l'un de nous, n'importe où sur la planète, vous nous touchez tous.
Même si nous sommes plus forts qu'avant, nous avons besoin de nous adapter à une nouvelle situation. Et c'est ainsi qu'hier nous avons fait l'effort d'une réforme interne. Les commissions ont été redéfinies, ainsi que les membres qui en prennent la charge.