Jeonju, en Corée du Sud, début mai. Une nouvelle fois, je me suis laissée happer par ce rendez-vous devenu pour moi un rituel : le Festival International du Film de Jeonju. Cette 26e édition, tenue du 30 avril au 9 mai 2025, a proposé 224 films, un kaléidoscope de récits venus de Corée et du monde entier.
Le 5 mai 2025, en regardant le tapis rouge du Met Gala, j’ai eu la sensation d’assister à plus qu’un événement de mode. Ce soir-là, les corps noirs défilaient comme autant de récits.
Des paquebots comme œuvres d’art ? C’est le pari de cette exposition présentée au MuMa du Havre. De 1913 à 1942, les traversées transatlantiques ont embarqué à leur bord design, mode, cinéma et publicité. Une immersion dans l’esthétique flamboyante et oubliée d’un monde où l’art et le luxe naviguaient en première classe.
Il y a d’abord ce nom : Pharrell Williams. Beaucoup viennent pour lui. Par curiosité, par fidélité, par amour de la pop culture. Mais ce qu’ils découvrent en poussant la porte de la galerie Perrotin à Paris risque bien de les surprendre.
Bientôt le Festival de Cannes (du 13 au 24 mai 2025), et pour cette occasion, je vous propose d’aller à la rencontre de Karine Barclais, fondatrice du Pavillon Afriques. À l’heure où la 6ᵉ édition de cette plateforme unique s’apprête à ouvrir ses portes, elle revient sur son engagement en faveur des cinémas d’Afrique et de sa diaspora.
Il y a des expositions qui ne se contentent pas de raconter le passé. Elles nous tendent un miroir. « L’art “dégénéré”. Le procès de l’art moderne sous le nazisme », actuellement au Musée Picasso à Paris, est de celles-là.
Galerie MR8, Paris — jusqu’au 22 juin 2025 — Une centaine de clichés, des textes inédits, quatre photographes de renom, et une voix venue d’outre-tombe : celle de Terry Burns, demi-frère de David Bowie. Mr Jones’ Long Hair n’est pas une rétrospective, mais un voyage en clair-obscur dans l’ombre d’un mythe en perpétuelle métamorphose.
Il y a des voix qui ne s’oublient pas. Des voix qui traversent les décennies, les saisons de nos vies, et qui restent là, comme une main tendue dans le noir ou une caresse posée sur le temps. Celle de Johnny Mathis en fait partie.