À la suite de Delphine Horvilleur, d'autres personnalités juives dénoncent enfin ce que l'historien Marc Knobel appelle "la radicalisation d'Israël". Quel poids ont cependant eu ici les récentes déclarations "décomplexées" de dirigeants israéliens ?
Et j'en arrêterai là, pour le moment du moins, de mes commentaires sur ces gens (Sfar et Horvilleur - s'ils parviennent à demander qu'Israël soit mis sous pression, je les saluerai).
"Ouvrir des chemins de communication" n'arrêtera pas le massacre. Seule une mobilisation résolue contre Israël le permettra, encore faut-il la désirer.
Alors que des experts de l'ONU nous avertissent que "les États doivent agir maintenant pour mettre fin à la violence, sans quoi ils seront témoins de l'anéantissement de la population palestinienne de Gaza", ceux qui nous entretiennent volontiers de leurs atermoiements vont-ils utiliser leur important accès aux médias pour relayer les appels à des mesures concrètes contre Israël ?
De gens qui posent volontiers en directeurs de conscience, on pourrait attendre un comportement d'adultes. En complément de mes trois derniers billets, retour sur les justifications apportées par Delphine Horvilleur, Anne Sinclair et Joann Sfar à leur changement d'attitude s'agissant des massacres à Gaza.
Dans un texte publié le 8 mai 2025, Delphine Horvilleur évoque, avec un retard considérable sur nombre de personnalités et d'organisations juives, la "faillite morale" d'Israël. Mais elle persiste aussi à dépeindre ceux qui se sont mobilisés en solidarité avec les Palestiniens comme des antisémites "convaincus d'être du bon côté de l'Histoire."
Ou quand Delphine Horvilleur et Joann Sfar, invités fréquents de médias parmi les plus importants, trouvent soudain "urgent" de réagir résolument à une annihilation en cours depuis plus d'un an et demi.