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Le blog de Jean-François Bayart

Professeur au Graduate Institute (Genève), titulaire de la chaire Yves Oltramare «Religion et politique dans le monde contemporain».
  • Fariba Adelkhah, anthropologue et prisonnière scientifique

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    Fariba Adelkhah, anthropologue franco-iranienne, a été arrêtée en Iran au début du mois de juin sans que les autorités de la République islamique jugent utile d’en expliquer les raisons. Portrait scientifique de cette chercheuse internationalement reconnue pour la qualité et l’indépendance de ses travaux.
  • Quand une détenue peut en cacher un autre: procès Osman Kavala, acte II

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    La détention arbitraire en Iran de l’anthropologue Fariba Adelkhah, directrice de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (CERI-SciencesPo), ne doit pas occulter la reprise, ce jeudi 18 juillet en Turquie, du procès d’Osman Kavala et de ses co-inculpés. Tous deux doivent affronter l’absence de la justice.
  • Que nous dit le procès du Sakharov turc, Osman Kavala?

    Par | 1 commentaire | 9 recommandés
    Au lendemain du nouveau scrutin municipal à Istanbul, s’ouvrira lundi le procès emblématique d’Osman Kavala et de ses co-inculpés. Procès emblématique tant les chefs d’accusation sont grotesques au regard de l’itinéraire de cette personnalité de paix et de compromis, et insensée la peine incompressible que réclame le procureur : la prison à perpétuité.
  • Pourquoi je ne voterai pas Macron, sans état d’âme

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    Voter Macron reviendrait à voter une seconde fois pour Le Pen. Si sa liste parvient à devancer celle du Rassemblement national, il y verra immédiatement un blanc-seing pour poursuivre sa politique néolibérale, laquelle engendrera colère sociale, frustration politique et refuge dans le vote populiste.
  • le 28 mars 2019

    Le franc CFA vu d’Italie... et d’Afrique

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    Un débat organisé dans le cadre des Rendez-vous du Fasopo, le regard de la sociologie historique et comparée du politique sur l’actualité.
  • La tentation bonapartiste d’Emmanuel Macron

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    Emmanuel Macron à Souillac (Lot), devant 600 maires, le 18 janvier 2019. © Reuters Emmanuel Macron à Souillac (Lot), devant 600 maires, le 18 janvier 2019. © Reuters
    Le bonapartisme, c’est ce processus historique par lequel une classe dominante, politiquement exténuée, s’en remet à un homme pour conjurer l’hydre de la révolte ou de la révolution sociale et garantir ses intérêts. Son usage n’apaisera en rien la colère du peuple, une colère que l’équipe présidentielle ne comprend pas et à laquelle elle n’a de ce fait aucune réponse crédible à proposer.
  • le 7 février 2019

    L’État malgré tout. Produire l’autorité dans la violence

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    Dans l’après-guerre froide, de nombreux observateurs s’inquiétaient de la multiplication de «nouveaux» conflits armés, et promettaient des États «faibles» ou en «faillite». À rebours de ces approches, on observe des situations dans lesquelles la violence est une forme d’action politique routinière.
  • Le sparadrap du capitaine Macron

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    Alexandre Benalla au Sénat, le 19 septembre. © Reuters Alexandre Benalla au Sénat, le 19 septembre. © Reuters
    De quoi le feuilleton Benalla est-il le symbole ? D’un rapport faux à la société française et aux institutions de la République.
  • «Malheur à la ville dont le prince est un enfant!» (L’Ecclésiaste)

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    «Qu’ils viennent me chercher!», avait lancé Emmanuel Macron, l'été dernier, à ceux qui lui demandaient des comptes. «Président, nous voilà!», répondent les Gilets jaunes. Et ils rendent difficile la poursuite de l’entreprise de démolition néolibérale du modèle social français que ses prédécesseurs avaient entamée et qu’il entendait accélérer en les accusant de pusillanimité.
  • Jupiter et l’Aquarius

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    La politique d’Emmanuel Macron compromet notre sécurité, en même temps que notre humanité. Tout comme celle des autres gouvernements européens, mais avec cette responsabilité particulière que la France s’est arrogée en Afrique subsaharienne, elle ne répond pas au problème qu’elle prétend régler et, bien pis, elle l’aggrave.