Blog suivi par 243 abonnés

Le blog de Jean-François Bayart

Professeur au Graduate Institute (Genève). Directeur de la chaire d’Etudes africaines comparées de l’Université Mohamed VI (Rabat). Président du Fonds d’analyse des sociétés politiques et du Réseau européen d’analyse des sociétés politiques. Chercheur associé au CERI-SciencesPo (Paris).
  • L’Etat d’abjection

    Par | 26 commentaires | 68 recommandés
    Nous parlons de l’impérieux devoir d’asile, mais dans les faits nous traquons les migrants et les réfugiés autour de nos gares, dans les centres d’hébergement, à nos frontières, et jusqu’en mer. En Libye, au Soudan, en Erythrée, nous sommes prêts à signer des accords infâmes avec des régimes infâmes.
  • le 29 mars 2018

    Le temps suspendu de la domination autoritaire. Une soirée en hommage à Osman Kavala

    Par | 3 recommandés
    Venez nombreux, pour réfléchir, mais aussi pour soutenir la cause des universitaires et des intellectuels turcs, dans un beau lieu : Le Bal, près de la place de Clichy, à Paris.
  • Les naufragés de la SNCF

    Par | 1 commentaire | 7 recommandés
    Ainsi qu’il se doit dans la société française de caste, ceux-là mêmes qui ont présidé à la dérive ferroviaire se voient confier la tâche de préparer l’avenir, rapport Spinetta à l’appui. Mais il est apparemment plus aisé, pour un haut fonctionnaire français converti au néolibéralisme et au pantouflage, de passer des marchés que de faire preuve de bon sens et de respect à l’égard du public qu’il prétend servir.  
  • Lettre ouverte au président Erdoğan

    Par | 2 recommandés
    Nous sommes fondateurs et membres d’une société savante européenne qui comprend, depuis sa naissance, des collègues turcs, car nous sommes persuadés que votre pays fait partie, culturellement et politiquement, de notre continent. C’est au nom de cette certitude que nous vous faisons part de notre consternation et de notre incompréhension à la suite de l’arrestation d’Osman Kavala, et de la manière dont vous l’avez publiquement mis en cause.
  • Turquie: de quoi l’arrestation d’Osman Kavala est-elle le nom?

    Par | 3 commentaires | 5 recommandés
    S’il ne s’agissait pas de la liberté d’un homme, les accusations portées contre Osman Kavala prêteraient à rire : financement d’organisations terroristes, dont le PKK et le FETÖ, et complicité avec les putschistes, rien de moins.
  • Lettre ouverte de mi mandat à M. Aidenbaum, maire du 3e arrondissement de Paris

    Par | 2 commentaires | 1 recommandé
    Je tiens à souhaiter, comme il se doit, un bon mi-mandat à Aidenbaum, le maire du 3e arrondissement, qui organise, comme tous les autres maires d'arrondissement de Paris, une réunion d'information ce samedi. Pour ma part, je n'irai pas, et m'en explique.
  • De quoi Boko Haram est-il le nom?

    Par | 17 commentaires | 20 recommandés
    Boko Haram, et sa répression, ont mis à feu et à sang le bassin du lac Tchad. Une manifestation parmi d’autres du djihadisme, assimilable à l’insurrection de Daech au Moyen-Orient, conformément à la théorie sécurocrate de l’« arc de crise » qui embraserait le monde musulman de l’Afghanistan à la Mauritanie, et menacerait l’Occident ? Il faut y regarder de plus près.
  • Violence et religion en Afrique

    Par | 6 commentaires | 8 recommandés
    Pour démêler l’écheveau des relations, très débattues, entre la religion et la violence en Afrique, ou ailleurs, la sociologie historique et comparée du politique a l’avantage d’introduire des règles de méthode à même de clarifier la réflexion.
  • Rétablir la liberté de circulation dans le Marais!

    Par | 6 commentaires
    Ce jeudi 30 juin, l’Association sportive et culturelle de l'école des Quatre-Fils, dans le 3e arrondissement, met en œuvre son projet de «rue Golotte», rue des Coutures-Saint-Gervais. La rue des Coutures-Saint-Gervais fermée à la circulation, et privatisée par cette association de parents d’élèves, de 14h30 à 19h30, pour que les enfants du quartier puissent jouer sur le macadam.
  • Pourquoi je voterai Macron par défaut, mais sans état d’âme

    Par | 50 commentaires | 16 recommandés
    Entre le libéralisme bourgeois d’un « banquier d’affaires » et l’autoritarisme xénophobe d’une héritière de l’extrême-droite, « y a pas photo », comme l’on dit. La logique du « classe contre classe » des années 1930, nous savons où elle mène : au Pacte germano-soviétique de 1939. Aujourd’hui, ce serait dans la version Gazprom.