Où il est raconté comment un artiste de rue renommé, Roman Tablantec, devient Sébastien Barrier, auteur-acteur-buveur-raconteur, à la faveur d’une dégustation de vins naturels ; comment, de verre en rencontre, naît un spectacle fleuve dont le livre éponyme relate l’épopée, aussi arrosée que rocambolesque.
Je n’avais jamais vu, dans une même ville, un même texte monté simultanément dans quatre versions scéniques différentes et autant d’espaces. Quel autre lieu que l’école de théâtre pour inventer ce genre de merveille ?
Gwen-Haël Denigot, Jean-Louis Mingalon et Emmanuelle Honorin cosignent un « Dictionnaire passionné du tango ». Pouvait-il exister un dictionnaire du tango sans passion ? Non, les trois auteurs sont dans une totale et contagieuse addiction.
Le 24 avril 2013 à Dacca (Bangladesh), une usine de vêtements s’écroule : 1133 morts. Des ouvrières. Le même jour, en entendant cette nouvelle à la radio dans sa voiture, une femme, ici, ferme les yeux, elle ne voit pas le mur qui s’approche. Accident. Coma. Cette concomitance des temps sous-tend « Comment on freine ? », quasi première pièce de Violaine Schwartz.
Avec les sirènes de la mondialisation, la fin de l’histoire qui n’en finit pas de ne pas finir et le libéralisme à tout va, un crochet du gauche par Marx s’impose. C’est ce que nous propose avec entrain l’acteur Luc Sabot dans « Marx matériau » sous le regard de Jacques Allaire.
A Grenoble, l’excellent collectif Tricycle programme et anime le Théâtre 145 et le Théâtre de Poche. Belle entité. La mairie écolo entend y mettre fin et municipaliser les deux salles. Economie ou connerie ?
Après « Orlando » pour une actrice, Guy Cassiers présente à Paris un spectacle pour un acteur, Dirk Roofthooft, d’après « Rouge décanté » roman (traduit et primé) de Jeroen Brouwers. Un durable ménage à trois.
Cette question d’actualité brûlante, monsieur Keuner se la pose page 98 de ses aventures racontées par Bertolt Brecht et mises en image par le dessinateur allemand Ulf K.
Faire un spectacle sur les enjeux de la COP21, telle était l‘ambition noble de David Lescot. Pas simple. Son spectacle « Les Glaciers grondants » est, comme souvent ce genre de sommet mondial, rabaissé par trop de compromis.
Troisième et dernier volet du portait de Romeo Castellucci présenté par le Festival d’Automne : « L’Orestie (une comédie organique ?) » d’après Eschyle. Reprise troublante d’un spectacle créé il y a vingt ans. Comme un vieux pull que l’on retrouve dans une armoire : il a beau être un peu usé aux coudes, on l’aime encore.