Valérie Lemercier, ce n’est pas de la petite bière qui essaie de faire mousser le rire par tous les moyens. C’est du brutal. Du pur, du dur, du sans concessions.
Après « La Loi du marcheur » dans les pas de Serge Daney, puis « Un Métier idéal » (médecin de campagne) en dialogue avec John Berger, voici « Le Méridien » d’après le texte du poète de langue allemande Paul Celan. Initiateur et unique acteur de ces trois spectacles : Nicolas Bouchaud, le grand.
Après le Mur de Berlin, le passage à l’an 2000. Pour leur deuxième spectacle à la tête du Birgit Ensemble, Julie and Jade – appelons comme cela Julie Bertin et Jade Herbulot qui co-signent les mises en scène – poursuivent leur exploration-interrogation des épisodes marquants ou symboliques d’un monde qui les a vu naître (entre 1986 et 1990) et a façonné celui où elles vivent aujourd’hui.
Le cirque Romanès ne semble pas être le bienvenu dans le XVIe arrondissement de Paris. Portes de caravanes fracturées, fenêtres explosées, canalisations d’eau percées, branchement Internet incendié et procédure judiciaire menée par des associations du quartier pour obtenir son expulsion. Le crime : être un cirque tzigane fier de l’être.
Cinq des sept acteurs sortent de l’école nationale de Cannes, l’ERAC. Ensemble, ils ont créé en 2014 la compagnie Les Naines blanches (comme les nuits ?) et tout ce qu’ils trouvent à faire, c’est de titrer leur premier spectacle « La Fin du monde ».
Deux places fortes du théâtre français, la Comédie française et le Théâtre national de Strasbourg, vivent depuis peu une nouvelle époque pleine de promesses portées par leurs nouveaux directeurs, Eric Ruf et Stanislas Nordey.
En 2007, Joris Lacoste, entouré de quelques pointures dont Emmanuelle Lafon, s’est lancé dans la formidable aventure de « L’Encyclopédie de la parole » dont, aujourd’hui, « Suite n°2 » déploie la puissance, simple et complexe, associant haute technicité et émotion pure, rythme et montage, polyphonie et décalage. Waouhhh !
Que peut-il y avoir de commun entre « Les Parapluies de Cherbourg » et une randonnée alpestre, entre Diderot et un paquet de Pepito, entre grosso et modo ? Un drôle de zig, sorti de l’école supérieure d’expression plastique de Tourcoing : Antoine Defoort.
Une soirée magique. Un auteur rare, Hans Henny Jahnn, dont on découvre une pièce « Pauvreté, Richesse, Homme et Bête » (quel titre !) jamais montée sur une scène française.
En quatre saisons, deux enterrements et un lieu unique (un restaurant provincial en basse saison), « Catherine et Christian, fin de partie » (prénoms des défunts) par le collectif In Vitro interroge le passage (et l’héritage) entre deux générations.